TRANSFORMERS 4, L'ÂGE DE L'EXTINCTION de Michael Bay [critique]

Publié le par Odi-Wan

TRANSFORMERS 4, L'ÂGE DE L'EXTINCTION de Michael Bay [critique]

Après le cynique No pain No gain, et une bande-annonce qui déchirait sa mère, je partais avec les meilleures intentions du monde...

TRANSFORMERS 4, L'ÂGE DE L'EXTINCTION de Michael Bay [critique]

Alors j'ai essayé, c'est promis, de passer outre le mauvais doublage (sans rire : on se croirait dans Wayne's World sauf que là c'est pas fait exprès !), cette façon collective d'ânonner pas du tout convaincante, cette fille de 17 ans, mi Tara Reid mi Tyra Collette dans Friday Night Lights (l'inspiration texane sans doute), gaulée comme un avion de chasse, aussi crédible en étudiante que Sophie Marceau à l'époque dans le film éponyme, qui semble déjà avoir pas mal d'heures de vol au compteur (la faute au surmaquillage qui rend la peau indéniablement grasse voire suintante ou au spray à bronzer dont elle semble abuser en off tout au long du film... Non vraiment : à la fin on dirait une carotte !), qui par conséquent fait déjà vieille alors qu'elle est toute jeune dans la vraie vie et qui pourrait être la soeur de Wahlberg, ou sa gonzesse et non sa gamine...

TRANSFORMERS 4, L'ÂGE DE L'EXTINCTION de Michael Bay [critique]

Mais ils m'ont définitivement perdue, au bout de 20mn avec l'arrivée du sauveur en bagnole de rallye et cette réplique hystérique de la-dite jeune-vieille alors qu'ils sont poursuivis et se font copieusement canarder : "C'est mon mec, il s'appelle Shane, il est pilote !" (À prononcer avec cette intonation vulgos caractéristique du cliché de la secrétaire salope qui mâchouille ou suçote astucieusement un chewing-gum ou un capuchon de stylo).

A partir de là, c'est devenu très difficile de ne pas regarder tout ça sans en relever la moindre connerie, parce que j'aime bien les films bourrins mais y'a des limites !

Est-ce à cause du robot qui fume une douille ?



Est-ce le relatif espace-temps entre le Texas et Chicago ?



Sont-ce les innombrables placements-produits (de Beats by Dre à Chevrolet en passant par Victoria's Secret, Red Bull ou Tom Ford) et plagiats (de Terminator aux tripodes de La guerre des mondes en passant par la bête du Gévaudan du Pacte des loups, les jouets Head Shotz, Jurassic Park ou des escargots de l'espace) qui pourraient, par ailleurs, donner lieu à un très bon jeu à boire (" tu repères une pub ou un truc pompé, tu bois "... Faites gaffe quand même si vous associez les deux) ?



Est-ce parce que Mark Wahlberg se protège derrière une portière sans vitre ?



Est-ce la ressemblance entre le personnage de Stanley Tucci et Steve Jobs ?



Sont-ce les hélicos pilotés par des Stormtroopers (je ne vois pas d'autre explication au fait qu'ils tirent si mal) ?



Est-ce l'absence totale de réaction de toute forme de police ou de l'armée chinoise ?



Est-ce parce qu'on a la désagréable impression d'être face à un film à rallonge ? (y'en a un peu plus, je laisse ?)



Est-ce à cause de l'indigence surréaliste des dialogues ?



Et puis, peut-on enfin légiférer sur l'utilisation abusive des explosifs et du ralenti (voire des explosions au ralenti) ?

Un film trèèèèèèès long où on doit nettement moins s'emmerder au ciné en 3D (pas de bol : je l'ai vu en DVD sur ma télé), nettement moins scabreux, moins scato, beaucoup moins Megan Fox et Shia LaBeouf que la première trilogie.



On est donc au delà de l'improbable, au delà même de l'aberration (Bruce Willis fait figure de looser à surfer sur une aile d'avion dans Die Hard 4), où on peut dire que Michael Bay s'est franchement surpassé.

Commenter cet article