ACAB de Stefano Sollima alias "Celerino figlio di puttana" (sur l'air d'"Alouette gentille alouette") [critique]

Publié le par Odi-Wan

ACAB de Stefano Sollima alias "Celerino figlio di puttana" (sur l'air d'"Alouette gentille alouette") [critique]

Un film clairement d'utilité publique, où l'on suit les histoires personnelles et professionnelles de flics d'une brigade anti-émeutes de Rome ("i celerini", traduit CRS bien que ce ne soit pas tout à fait la même chose), où tout le monde s'en mange vraiment plein la gueule (au sens propre comme au figuré), où les inégalités devant la loi sont partout.

Un film aussi violent que la société est injuste, un film à la fois très européen et très universel, qui ne se montre jamais ni manichéen ni moralisateur.

Un film qui laisse un goût amer et qui nous pousse à réfléchir sur le devenir de notre monde, sur le fait que pour 10 connards ce sont toujours 100 innocents qui morflent, que nous ne sommes tous que des pions condamnés à subir ce qu'une minorité décide pour nous, sur ce qui déconne enfin et qui n'est pas près de s'arranger... Le tout porté par une bande originale qui prend aux tripes, une mise en scène d'une efficacité redoutable et un casting irréprochable !

Le cinéma italien n'est pas mort, loin de là, et le néoréalisme non plus.

Publié dans film, société, Italie

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