CAPTAIN FANTASTIC de Matt Ross (GRAND PRIX CINEMA ELLE, Paris, Gaumont Convention, 3ème jour) [critique]

Publié le par Odi-Wan

CAPTAIN FANTASTIC raconte l'histoire d'un père qui vit avec ses six enfants dans la forêt et qui n'est même pas Mormont. En effet, ce qu'il veut c'est leur donner une éducation libérée du joug du système à faire passer les partisans du bio-local-vegan-CNV-Birkenstock-couches-lavables-Montessori-anti-PLV-Disney-c'est-Satan pour de tous petits joueurs. Avec en prime un savoir encyclopédique dans tous les domaines, un entraînement physique quasi-militaire et une application pratique des théories de Bear Grills et de Noam Chomsky... Mais, par la force tragique des choses, ils vont se retrouver tous les sept embarqués dans un Road-trip en bus aménagé à travers les États-Unis.

CAPTAIN FANTASTIC de Matt Ross (GRAND PRIX CINEMA ELLE, Paris, Gaumont Convention, 3ème jour) [critique]

CAPTAIN FANTASTIC est un film formidable tant par sa mise en scène, que par sa direction d'acteurs (surtout qu'avec une flopée de gamins, l'exercice peut être particulièrement casse-gueule), que par sa photographie, sa lumière, ses costumes, ses dialogues, son ton, son rythme, son originalité et sa fraîcheur aussi bien dans le drame que dans la comédie...

D'autant plus qu'il s'agit d'un premier film, celui de l'acteur Matt Ross (aperçu dans L'ARMEE DES DOUZE SINGES, VOLTE/FACE, AMERICAN PSYCHO, AVIATOR et l'inénarrable LES VISITEURS EN AMÉRIQUE) avec, en bonus, Viggo Mortensen tout nu dedans (le film, pas Matt Ross).

On pense forcément à INTO THE WILD et à STAND BY ME, mais avec un joyeux et mélancolique côté foutraque bordélique chaleureux, un affrontement d'idéologies un poil caricaturales et extrêmes (ou simplement très américaines ?).

Un film à voir, vraiment, qui montre que le mieux est l'ennemi du bien et qu'en croyant bien faire, en y mettant tout son cœur et sa bonne volonté, on peut se planter par amour et même échouer... Un peu comme dans LE CLIENT d'Asghar Farhadi.

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Gustavo Woltmann 27/01/2017 21:33

Le film creuse une piste intéressante mais ne va pas assez loin pour moi. Ca reste trop gentillet.
Gustavo Woltmann

Adéle 13/07/2016 21:29

Si la leçon de ce film est le "mieux et l'ennemi du bien" alors à voir, puisque c'est l'un de mes travers, je gâche tout à vouloir trop bien faire, résultat, je n'ai que de médiocres résultats.

laelle 13/07/2016 21:27

C'est quasiement le programme de nos vacances mais en moins roots après la pause obligée à l'île de Ré, donc à voir

refman 13/07/2016 21:25

C'est comme dans le Fanfaron de Dino Risi, Gasman veut trop en faire pour marquer le voyage initiatique de Trintignant et ...je ne spoile pas, mais effectivement, le mieux et l'ennemi du bien

LéaS 13/07/2016 21:24

ça me rapelle lorsque nous avons traversé les states avec mes parents...pour la nostalgie de ce voyage même si tout n'était pas parfait, je me laisserai tenter par ce film, parce que ce sont les voyages qui forment la jeunesse. Pardonnez cet égarement autobio

groupons 13/07/2016 21:21

je connais bien les road trip, il faut être super organisé et le vomi c'est par la fenêtre svp

Béa 13/07/2016 21:19

C'est mécanique, c'est dangereux de trop demander à la "perfection". Il faut savoir mesure garder.

France 13/07/2016 21:17

On m'a toujours dit qu'il fallait faire de son mieux, je ne comprends plus rien

FD 13/07/2016 21:16

une belle aventure dommage pour le mieux et l'ennemi du bien.