HUNGER GAMES 2 : L'EMBRASEMENT de Francis Lawrence [critique]

Publié le par Elo DLCH

HUNGER GAMES 2 : L'EMBRASEMENT de Francis Lawrence [critique]

Explique la dictature et le totalitarisme à ton enfant sans passer directement par la case "La liste de Schindler" (il aura bien le temps d'être traumatisé par la seconde guerre mondiale à l'école).

Va aussi expliquer les alliances stratégiques et l'histoire d'amour fake quand ton gamin n'a pas été biberonné à la télé-réalité...

On se demande d'ailleurs un peu pourquoi le président Snow (il a raison George RR Martin : c'est vraiment un nom de bâtard) hésite tant à se débarrasser clairement, proprement et définitivement de la Katniss (et à étouffer ainsi la révolte dans l'œuf), préférant sadiquement la condamner à vivre dans le mensonge, jusqu'à ce que la mort les sépare, elle et Peeta (mort qui, finalement, pourrait advenir plus tôt que prévu).

Parce que Katniss n'est pas une énième héroïne type Wonder Woman. Elle n'a pas du tout l'âme d'un leader d'opinion et, à l'origine, elle n'a aucune ambition ni aucune conscience politique : elle veut juste sauver le cul de sa sœur (dans un premier temps) et le sien (dans un second temps)...

Bref, comme pour Rowling en son temps et dans un autre domaine, je reste admirative de ce que la Collins a réussi à écrire et l'adaptation cinématographique n'est vraiment pas dégueu (bien que certainement moins fournie que les romans... Ce qui est une belle lapalissade, j'en conviens, mais qui explique sûrement pourquoi le Snow lui fout pas directement une balle dans la tête à la Katniss, quitte à faire passer ça pour un suicide -il serait pas à ça près- genre "je m'en voulais tellement d'avoir été vilaine avec notre gentil despote" et hop, fin de l'histoire, ils ne vécurent pas du tout et n'eurent jamais d'enfants... Oui, je sais, j'insiste).

Et puis y'a pas à chier : elle est forte la Jennifer Lawrence, charismatique, convaincante et juste, et en plus elle est jolie (même quand elle est pas à poil sur le Cloud).

Bon d'accord, y'a des effets spéciaux un peu foireux (l'îlot central-manège centrifuge) et le fait de tourner sur les même lieux que Lost (ou en tout cas ça y ressemble) semble obliger la production à intégrer un brouillard assassin ("mais non c'est pas le même : celui-là il est blanc"... Oh toi, ta gueule !).

On assiste donc finalement au réveil de Katniss, un peu comme Sansa Stark (comprendre "je veux bien faire semblant d'été courgette mais y'a des limites : ça déconne plus, vous voulez jouer, ok on va jouer") à passer du regard "désespoir" au regard "détermination-maintenant ça va chier".

Car non elle ne mourra pas non plus dans celui-là mais ça tout le monde le savait déjà.

HUNGER GAMES 2 : L'EMBRASEMENT de Francis Lawrence [critique]

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