JACK d'Edward Berger (marathon Dvdtrafic, jour 5).

Publié le par Odie

JACK d'Edward Berger (marathon Dvdtrafic, jour 5).

Jack a 10 piges (à la louche) et un petit frère à charge vu que sa mère gère que dalle.

Sauf que, à un moment donné, forcément, ça foire (déjà que quand on est adulte, des fois, on peut faire de la merde avec nos propres gosses)...

Bureau de la DASS locale quelques temps plus tard, où, à la demande de sa mère, Jack est placé en foyer.

Quant à elle, elle conserve la garde de Manuel, le petit frère.

Jack découvrira ainsi la franche camaraderie.

Et comme c'est vraiment trop super sympa et qu'il a un karma incroyablement chanceux (mais qu'il n'est pas complètement maso non plus), il finira par s'enfuir...

JACK d'Edward Berger (marathon Dvdtrafic, jour 5).

Ainsi, c'est typiquement le genre de films dont il est extrêmement difficile de donner le pourquoi du comment on l'a aimé : comme il ne se passe pas énormément de choses, il s'avère très compliqué d'expliquer sans trop en dire... De fait, il fait partie des films à voir absolument.

C'est un film très dur, à la limite du supportable dès lors qu'on a un problème avec les enfants qui hurlent de souffrance (physique ou morale), avec l'injustice, l'indifférence et le mensonge.

JACK d'Edward Berger (marathon Dvdtrafic, jour 5).

Et pourtant c'est un film tout en retenue, dont le sujet et les personnages sont suffisamment forts pour ne pas avoir besoin d'en faire des tonnes dans la sensiblerie misérabiliste, porté par un petit garçon qui interprète admirablement la sobriété, la dignité, la résignation, la bienveillance et la maturité (mais qu'est-ce que c'est que ces gamins qui ne surjouent pas comme des merdes ?).

On pense à la Céline Sciamma de Tomboy dans cette façon de filmer au plus juste et plus près l'enfance, sa méchanceté et sa cruauté comme sa sensibilité et sa tendresse.

JACK d'Edward Berger (marathon Dvdtrafic, jour 5).

Le réalisateur joue superbement sur les ellipses comme autant de marqueurs métaphoriques de l'absence de la mère (ou de ses absences), sans imposer de jugement, ce qui laisse intelligemment le spectateur se faire sa propre opinion.

Comme, par exemple, lors de cet entretien après l'accident qui verra Jack orienté en foyer :

On ne sait qu'à l'annonce de la décision de justice, que c'est sa mère qui a demandé à ce que Jack soit placé et qu'elle le regrette (sincèrement en plus)...

Et c'est tout.

Dans quelles circonstances ? Pourquoi l'a-t-elle fait ? Pourquoi manifeste-elle des regrets ? Qu'ont-ils raconté à l'hôpital ?...

JACK d'Edward Berger (marathon Dvdtrafic, jour 5).

Le réalisateur fait le choix de ne rien nous asséner, de nous suggérer les faits. Alors on ne peut que supposer, chacun avec ses propres expériences.

Et cela donne un résultat d'une violence parfaitement tranquille, qui prend tout aussi tranquillement aux tripes.

JACK d'Edward Berger (marathon Dvdtrafic, jour 5).

JACK

Réalisé par : Edward Berger / Genre : drame / Nationalité : allemand / Éditeur : Diaphana

Casting : Ivo Pietzcker, Georg Arms, Luise Heyer...

Date de sortie en vidéo : 7 Octobre 2015 / Durée : 1h43min

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Publié dans film, drame, Allemagne, Dvdtrafic

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