KUNG FU PANDA 3 de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni (via Dreamworks)

Publié le par Odie soit qui mal y pense

Même si, d'un point de vue purement personnel (en même temps, le jour où j'aurai la prétention de sortir un truc universel ici, abattez-moi comme une chienne), le 2 était en tout point mieux que le 1 qui se révèle être lui-même mieux que le 3, on ne peut enlever à ces suites qu'elles ne se foutent pas de la gueule du monde niveau animation (contrairement à ALADDIN 12, LE RETOUR DE LA MORT DE LA VENGEANCE DE JAFAR ou LE ROI LION 7, SIMBA ET NALA RÉALISENT ENFIN QU'ILS SONT DEMI-FRÈRES ET SŒURS de la maison concurrente aux grandes oreilles... Qui, certes, donne nettement moins dans ces séquelles toutes pourries et proposent des choses largement plus regardables depuis Pixar).

KUNG FU PANDA 3 de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni (via Dreamworks)

Bon après, ça n'est pas le film du siècle non plus, l'histoire est sans surprise, on sent que le concept arrive en bout de course et l'émotion n'y est pas :

Po est toujours aussi con, rigolourdaud et boulimique, les 5 cyclones et maître Shifu atterrés tout en restant respectueux (même si leur ressort comique un peu plus ironique sera ici sous exploité puisqu'ils passeront une bonne partie du film transformés en amulettes de jade), dans un 3ème hommage animé aux films de kung fu mais à l'américaine (un peu comme KILL BILL, mais en nettement plus violent) légèrement poussif voire réchauffé...

KUNG FU PANDA 3 de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni (via Dreamworks)

Mais c'est aussi peut-être parce que l'on ne profite pas en VF des voix de Bryan "Walter White" Cranston (le père de Po) et de JK Simmons dans le rôle du méchant. Par contre, on est soulagés de découvrir au générique qu'Angelina Jolie a réussi à caser 3 de ses gosses au doublage parce que c'est pas toujours facile de s'en sortir quand on grandit dans une famille nombreuse quand même.

KUNG FU PANDA 3 de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni (via Dreamworks)
KUNG FU PANDA 3 de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni (via Dreamworks)

Po retrouve donc son père biologique (qui a l'incroyable particularité physique de posséder un cul sur le front) tandis que le méchant Kai revient du royaume des morts pour piquer le chi de tout le monde.

KUNG FU PANDA 3 de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni (via Dreamworks)

Po part donc dans le village très très secret où vivent tous ses congénères pandas afin d'y apprendre les secrets du chi (détenus par les pandas, donc) pour pouvoir battre Kai (village que tout le monde trouvera sans aucun problème par la suite).

KUNG FU PANDA 3 de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni (via Dreamworks)

Un chouette message sur l'identité, sur le fait que l'individu est complexe et pluriel, et sur ce que disait Bebert :

Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.

Einstein... Ou Lincoln, ou Gandhi, ou Vador (ça marche aussi).

Théorie par ailleurs complètement balayée par la séance de Tai-Chi-Chuan finale à la limite de l'hystérie collective (un peu comme dans ZOOTOPIE) où on briefe une dernière fois fort subtilement les gamins un peu cons sur quelles seront les répliques qu'ils devront répéter docilement dans la cour de récré...

Mais si ça peut supplanter "Coco na Chanel", est-ce vraiment une mauvaise chose ?

Publié dans film, animation, Dreamworks

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