LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2 de James Gunn [résumé & critique]

Publié le par Odi-Wan

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2, c'est l'histoire d'un trentenaire qui retrouve son père biologique pour s'apercevoir que c'est un fieffé connard pendant qu'un raton-laveur qui parle vole des batteries de l'espace ce qui fout tous ses copains dans la merde.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2 de James Gunn [résumé & critique]

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2, le résumé déconstructif :

Nous sommes en 1980 et, 8 ans avant d'attaquer la chimio qui ne lui sauvera pas la vie, la mère de Star-Lord profite de ses cheveux à bord d'une décapotable conduite par un Kurt Russel photoshopé à mort. Pas effrayée pour deux ronds par la figure en plastique due au rajeunissement par CGI interposée du bonhomme ni par le fait qu'il ait planté une sorte de boule tentaculaire radioactive dans la forêt locale, elle trouve même ça trop fun qu'il prétende venir de l'espace (à se demander si elle ne souffrait pas déjà d'une tumeur au cerveau). Du coup ils décident de baiser.

Quelques 34 années plus tard, nous retrouvons le fruit de leur coït et sa joyeuse bande de gardiens de la galaxie affairés à buter en arrière-plan alors que Baby Groot s'éclate au premier, une sorte d'énorme lamproie-poulpe de l'espace qui pète des paillettes, rote des confettis et dégueule des arcs-en-ciel pendant que le film déroule son générique de début. Ainsi, la charmante créature avait pris la fâcheuse habitude de bouffer les batteries qui coûtent super cher des Souverains, un peuple tout doré et légèrement susceptible. Peuple qui livre Nebula (la sœur de Gamora qui a passé une bonne partie de son enfance et du premier film à tenter de la tuer) à Peter Quill et ses potes, en paiement de leur trucidage de bébête.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2 de James Gunn [résumé & critique]

Les gardiens font donc route vers Xandar pour aller livrer la sœurette bleue en kit aux cohortes de Nova (vu qu'elle avait bien aidé Ronan à essayer de leur défoncer la gueule dans le 1) lorsqu'ils se retrouvent pourchassés par toute la flotte des Souverains, commandée à distance dans une salle d'arcade géante, parce que Rocket a eu la bonne idée de leur piquer une partie des batteries-qui-coûtent-cher qu'ils avaient sauvées de l'appétit du monstre.

Là, ils décident donc de prendre des risques inconsidérés en traversant un champ d'astéroïdes quantiques (qui apparaissent et disparaissent de façon aléatoire... parce que traverser un champ d'astéroïdes simples, c'est pour les faibles) pour échapper à la flotte (ce qui nous permettra d'apprendre que Drax fait des gros cacas) tandis que la-dite flotte se contentera de contourner le danger. Parce que, des fois, être une tête brûlée c'est aussi être un tout petit peu con.

Ils sont sauvés in extremis par un mystérieux inconnu ridant un suppositoire géant comme la mère de Harold ridait sa bestiole dans DRAGON 2. Tandis que Drax, sorti pour mitrailler leurs poursuivants, se trouve encore à l'extérieur du vaisseau, attaché à un câble tenu par Gamora, ils s'écrasent lamentablement sur Endor (parce qu'un simple crash, c'est pour... les perdants. Enfin vous avez compris l'idée). Là, ils font la connaissance de leur sauveur qui s'avère être Ego, le papa de Peter, que l'on aura reconnu car il ressemble à s'y méprendre à Kurt Russel. Il est accompagné de Mantis, sa sauterelle manga de compagnie somnifère empathique.

Ils font alors deux groupes de trois : Peter, Gamora et Drax partent à bord du space-suppo visiter la planète d'Ego pendant que Rocket et Baby Groot gardent Nebula et réparent le vaisseau.

Entretemps, sur la planète Prostipute, le grand chef des Ravageurs en forme de Sylvester Stallone, explique à Yondu, le type bleu à crête et flèche sifflocommandée qui a enlevé et élevé Peter, que s'il a été radié de son clan c'est parce qu'il s'est adonné au trafic d'enfants et que ça, franchement, ça se fait pas, c'est dégueulasse. Alors il aura beau le supplier, chialer sa mère et rappeler qu'il n'a pas livré son petit otage à son paternel, non, c'est non : il n'aura pas droit aux feux d'artifice des Ravageurs lors de ses obsèques (détails qui auto-spoilent allègrement la suite des événements). Mais qu'à cela ne tienne, la cheffe des Souverains débarque et propose un nouveau contrat à Yondu pour le consoler : capturer les gardiens de la galaxie. Il part donc avec ses petits copains sur Endor, étant donné qu'il avait préalablement collé un GPS au cul du vaisseau de Peter. Après s'être fait momentanément déboîter la tronche par les divers accessoires Pif Gadget mâtinés de MAMAN J'AI RATÉ L'AVION 2.0 conçus par Rocket, ils finissent par avoir raison du raton-laveur. Mais Yondu annonce qu'il ne livrera pas Peter aux Souverains, il se contentera de lui piquer les batteries. Bien que très bourrins, ses hommes opèrent alors un rapide calcul approximatif en comparant le prix de revente des batteries et celui de la récompense pour la capture de Star-Lord. Et même en oubliant la retenue et la virgule, le compte n'y est pas. Par conséquent, une mutinerie se soulève et Nebula, libérée par Baby Groot à force de suppliques, tire dans la crête de Yondu, le privant ainsi de la commande de son picpic de la mort. Taserface prend alors le pouvoir et embarque tout ce petit monde sur le vaisseau des Ravageurs.

Yondu s'en siffle une dans le 1.

Sur la planète d'Ego, Peter et son papounet rattrapent le temps perdu. Il commence par lui montrer ses albums photo de jeunesse sous forme de musée Grevin perso et lui explique accessoirement qu'il est une sorte de dieu, un Céleste, comme la femme de Babar. Peter, pas complètement con, en déduit donc qu'une mortelle + un dieu, ça fait un demi-dieu et que c'est pour ça qu'il peut traverser un champ d'astéroïdes quantiques sans se faire désintégrer, pas qu'il soit spécialement bon pilote en fait. Ego lui explique également qu'il n'est pas vraiment Kurt Russel mais la planète sur laquelle ils se trouvent et que son apparence humaine n'est utilisée qu'à des fins pratiques et de vulgarisation parce que bon, va faire s'accoupler une terrienne avec une planète quoi. Il lui raconte que durant ses voyages sous forme russelienne, il a implanté des graines de lui sur différentes planètes afin de s'étendre dans tout l'univers, que pour finaliser son projet, il a besoin de l'aide de son rejeton. Et pour lui prouver qu'il est l'élu, il lui apprend à fabriquer une bouboule lumineuse avec ses mains et après, il se font des passes comme tous les père et leurs fils américains qui se respectent. Peter, qui vraisemblablement, se dit que son géniteur doit en avoir de la très bonne pour débiter autant de conneries à la seconde, décide d'adhérer au projet... Et puis, avec tous ces super pouvoirs, il pourrait créer...

Une statue de Pacman entre Pamela Anderson et Skeletor !

Ok... Que nous apprend donc cette superbe citation, à part que Star-Lord a des goûts de chiotte ? Et bien que les gens chargés de traduire les dialogues pour l'adaptation française ont certainement dû prendre la même chose que le papa de Peter (si c'est la même bourde en VO, je ne réponds plus de rien). Parce que s'il y a bien un pur produit des années 90, c'est Pamela Anderson. Et Peter a quitté la Terre en 1988...

Il ambitionne donc de devenir co-Maître du Monde jusqu'à ce qu'Ego lui explique que les sentiments qu'il éprouvait pour sa mère étaient devenus un frein à la réalisation de son projet d'expansion et qu'il a été obligé de la buter :

Lui implanter une tumeur dans le cerveau a été la chose la plus difficile de mon existence !...
(ou un truc dans le genre).

Oui alors non. Partant du principe qu'Ego et Peter sont immortels, et qu'il pouvait laaaargement attendre qu'elle meure toute seule comme une grande, quel est l'intérêt à part un putain de prétexte scénaristisque foireux pour que Peter se retourne contre lui ?

Et quoi de plus radical qu'un bon vieux cancer cérébral pour se débarrasser de quelqu'un de gênant ? Du coup Peter le prend moyen bien.

Pendant ce temps, Gamora se fait chier et Drax fait copain-copain avec Mantis qui finit par lui avouer qu'Ego a déjà eu plein d'autres enfants de plein d'espèces différentes, qu'il a missionné Yondu pour les lui récupérer (ben le voila le trafic d'enfants) et qu'il les a ensuite butés un par un parce qu'ils n'étaient pas porteur du gène céleste (comme la femme de Babar, comique de répétition).

A bord du vaisseau des Ravageurs, les soutiens de Yondu sont jetés sans ménagement dans l'espace. Dans sa grande mansuétude, Nebula stoppe le massacre et part retrouver sa sœur pour lui maraver la bouche. En cellule, Yondu et Rocket se découvrent plein de points communs et décident de s'allier pour s'évader et aller chercher leur petit Peter chéri. Ils missionnent alors Baby Groot pour qu'il leur rapporte la crête de rechange de Yondu et le film vaut pour cette scène (et celle du détonateur qui est déjà dans la bande-annonce). La flèche bute tout le monde (dont Chibs de SAMCRO) mais Taserface a le temps de prévenir les Souverains de leur destination avant de crever. Rocket, Baby Groot, Yondu et Kraglin (son dernier petit copain sauvé de la purge par Nebula, frère du réalisateur et capture de mouvement pour Rocket), partent sur Ego à travers différents sauts où l'on découvre Stan Lee en astronaute-père-Castor et durant lesquels Rocket se transforme en Scrat de l'AGE DE GLACE sous la pression.

Nebula, quant à elle, est déjà arrivée. Elle retrouve rapidement Gamora partie bouder au milieu de nulle part après s'être engueulée avec Peter, elles se mettent copieusement dessus, et puis finalement elles font la paix. Elles découvrent dans les entrailles de la planète, un amoncellement non négligeable de squelettes humanoïdes.

Bref. Peter entreprend de régler violemment son tout récent complexe d'Oedipe en se transformant en Pacman géant, les Souverains débaroulent dans leur petits vaisseaux spermatozoïdes à l'attaque de l'ovule Ego, PIM-PAM-POUM, grosse bagarre, Rocket fabrique une bombe et confie à Baby Groot la mission d'aller la placer au cœur de la planète sur le cerveau d'Ego, explosion, libération de toutes les autres mondes où les graines avaient germé et commencé à se répandre en faisant drastiquement baissé leur démographie, Peter le néo-parricide devient mortel, sacrifice ultime de Yondu pour ramener son fils adoptif au vaisseau en lui donnant son scaphandre en papier bulle.

Nebula rejette l'offre de sa sœur d'intégrer l'équipe des gardiens et part buter Thanos en solo, Kraglin récupère la flèche sifflocommandée et donne le lecteur MP3 que Yondu n'avait pas eu le temps de lui offrir à Peter, les gardiens organisent les funérailles du grand bleu avec "Father and son" de Yusuf Islam à blinde (qui, le hasard faisant vachement bien les choses, se trouvait être la première chanson du lecteur), Gamora avoue à Peter que ses sentiments sont réciproques, Stallone et ses EXPENDABLES Marvel ramènent leur fraise et Yondu a finalement droit à l'hommage posthume des Ravageurs.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2 de James Gunn [résumé & critique]

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2, la critique infidèle (et vice-versa) :

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2... VOLUME 2... Comme DANCE MACHINE VOL.13 ? Oh mon dieu, pourquoi ce terrible souvenir refoulé vient-il de rejaillir dans ma mémoire ?!? Maintenant j'ai Ultra Nate dans la tête c'est malin...

L'espace publicitaire de plus de 2h pour les Walkman Sony revient donc pour un deuxième opus, élevant un peu plus (ou un peu trop) les scènes post-génériques, les cameos et David Hasselhoff au rang d'art. Et malgré son titre si évocateur, le film respire nettement moins l'odeur de sa propre auto-dérision que le précédent.

De plus, il véhicule un message plein de bons sentiments qui rassurera tous les beaux-parents, les parents adoptifs et les mères qui font élever leurs enfants par un père dont elles savent pertinemment qu'il n'est pas le leur, ces traînées. Parce que des fois, y'a des parents biologiques qui abandonnent leurs enfants et c'est peut-être pas plus mal.

Et puis il y a Baby Groot. Et il fait le job.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL.2 de James Gunn [résumé & critique]

Je s'appelle Groot, je s'appelle Groot, je s'appelle Groot. JesappelleGroot. Je s'appelle Groot, je s'appelle Groot... Je s'appelle Groot. Je-s'a-ppelle-Groot. Je s'appelle GROOT ! Je s'appelle Groot, je s'appelle Groot, je s'appelle Groot. JE S'APPELLE GROOT !!!Je s'appelle Groooooooooot. Je. S'appelle. Groot.

Caus' you're freeeeeeeee to do what you want to do...

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