DIVERGENTE 3 : AU-DELÀ DU MUR de Robert Schwentke [résumé]

Publié le par Odi-Wan

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3ème volet de la trilogie littéraire de Veronica Roth, ALLEGIANT (en VO, parce qu'en VF ça ne veut rien dire) fera donc l'objet d'une adaptation au cinéma en 2 parties, comme tous les derniers tomes des autres sagas. Youpi.

ALLEGIANT PART 1 devient donc ici DIVERGENTE 3 : AU-DELÀ DU MUR. Et ce film répond à deux questions cruciales :

1) Peut-on dire que le concept de la dystopie pour ado est usé jusqu'à la corde ?

2) Après s'être tapé les trois premiers volets de DIVERGENTE en un week-end, doit-on réévaluer véritablement la saga HUNGER GAMES à la hausse ?

Oui et, aussi incroyable que cela puisse paraître, oui. Parce que je veux bien qu'une adaptation cinématographique soit nécessairement une trahison de l'œuvre littéraire dont elle est tirée. Je veux bien qu'on soit obligé de retirer le superflu, un peu comme si on supprimait quelques compléments circonstanciels... Mais là ! Là... C'est exactement comme si on avait ôté les COD. Ou les verbes. Explications :

DIVERGENTE 3 : AU-DELÀ DU MUR de Robert Schwentke [résumé]

Tout commence par un plan sur tout un tas de figurants, libérés du joug de la tyrannie de Jeanine (tiens, dit comme ça, ça sonne plutôt rigolo) et du système ségrégationniste des factions, qui se dirigent vaillamment vers le mur d'enceinte de la ville afin de répondre à l'invitation des fondateurs qui leur disaient dans leur message vieux de 2 siècles de venir rejoindre le reste de l'humanité.

Mais, sur ordre d'Evelyn (la chef des clodos et mère de Quatre), les gros camions blindés des Audacieux arrivent et les empêchent de quitter la ville.

Camions que les clodos leur ont piqué... À moins que les Audacieux, n'aient retourné leur veste encore plus rapidement que Peter-la-raclure ?

Et puis :

Circulez, y'a rien à voir ! Fixez mon doigt vous aurez tout oublié dans 5-4-3-2-1. Oh, regardez, derrière vous : un écureuil ! Demi-tour ! Et allez voir là-bas si j'y suis.

Et ils y allèrent.

Ben quoi ? Après tout le temps qu'elle a passé planquée chez les clodos en attendant de prendre le pouvoir, c'est pas pour se retrouver à régner sur plus personne hein !

On retrouve ensuite notre héroïne, Tris, et son concon de mec qui escaladent à mains nues sans harnais ni crampons la façade d'un building en ruine tout aussi non sécurisé.

Tris qui a certainement dû passer la clôture en lousdé pour avoir des cheveux radioactifs qui poussent à une vitesse incroyable en plus de devenir blonds.

Tris : Tu n'as pas le vertige ?
Quatre : Non. Qu'est-ce qui te fait croire ça ?

Ben tout le premier film en fait...

Arrivés à un étage complètement au hasard mais surement suffisamment haut pour qu'ils puissent regarder au loin, par delà la clôture, avec un air très concerné, ils commencent à philosopher :

Tris : Je ne peux pas m'empêcher de voir des choses derrière le mur.
Quatre : Moi je ne vois rien mais si tu le dis.

À sa décharge, passer toute la dernière partie du film précédent branchée à des câbles qui font halluciner, ça a peut-être laissé quelques séquelles.

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Puis à se lancer des phrases énigmatiques :

Quatre : Tu crois qu'on peut le faire ?
Tris : Je dois le faire.

Non mais arrêtez 2 minutes avec votre suspens à la con : le film s'appelle AU-DELÀ DU MUR, comme si vous alliez rester tranquillou à Chicago, comme si l'autre grand con n'allait pas désobéir à Môman...

Arrivés à ce stade de la saga, on ne sait toujours pas exactement d'où vient le surnom Quatre mais gageons qu'étant à la fois un puriste de STAR WARS et le premier et le seul enfant de sa famille, il ne pouvait se résoudre à se faire appeler Un.

La Môman en question, en plus de diffuser des messages de propagande visant à foutre la trouille aux habitants afin qu'ils n'aient pas de nouveau envie de franchir le mur (et de rassurer les spectateurs pointilleux qui pourraient se demander pourquoi tout le monde a renoncé à quitter Chicago) est très affairée à rendre la justice au milieu d'une arène de free-fight où se tiennent, dans une ambiance des plus sereines, les procès des anciens copinous de feu la Jeanine... À la seule différence que dans une arène de free-fight, il y a un grillage pour séparer la foule en délire des combattants... Et qu'il y a des combattants aussi. Non parce que là ça se résume à :

– EST-CE QUE VOUS ÊTES LÀ CE SOIR ?!!!!
– OUIIIIII !!!!
– J'ai pas entendu : EST-CE QUE VOUS ÊTES LÀ CE SOIR ?!?!!!
– OUIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!! À MORT À MORT À MORT À MORT !
– SILENCE ! Bien. Je vais à présent injecter une bonne dose de Pentothal du futur à ce méchant.
– OUAIIIIIIIIIIIIIS !!!!!!!!
– Méchant, est-ce que tu as été méchant ?
– Oui.

Balle dans la tête, hystérie collective.

Notons dès à présent un amateurisme certain chez plusieurs membres de la foule en délire qui regardent souvent et ostensiblement dans une même direction hors champs, comme s'ils attendaient des instructions pour savoir quand gueuler et quand se taire... Pourquoi comme si ? Ils attendent carrément les instructions en fait ! Notons aussi par ailleurs qu'il est excessivement naturel qu'une foule chauffée à blanc module l'intensité de ses protestations afin que l'on puisse entendre les dialogues entre les personnages.

Comme Tris est une super divergente, par définition, elle diverge. Alors elle n'a pas trop envie de participer à la gestion de la cité version belle maman malgré les conseils de Johanna, la chef des anciens Fraternels :

Les grands leaders ne cherchent pas à avoir le pouvoir, ils l'exercent par nécessité.

Mouais, allez dire ça à Franck Underwood.

Belle maman qui ne comprend pas du tout pourquoi son fiston ne veut pas forcer Tris à se ranger de son côté, après tout ce qu'elle a fait pour lui !

Euh... Comme faire croire à sa mort en l'abandonnant à un père qui lui mettait copieusement sur la gueule ?

Euh... Quel genre de mères conseille à son fils de "forcer" sa copine lorsqu'elle n'est pas d'accord ?!?

Euh... Comme lui proposer de vivre sous un régime totalitaire qui se transmettrait de mère en fils ?

Bref, Tris diverge et Johanna qui, il y a pas 5 minutes, l'encourageait à rejoindre le nouveau gouvernement, décide de diverger elle aussi et annonce tout de go à Evelyn et à la foule assoiffée de sang qu'elle s'en va fonder la résistance, comme ça, tranquillement, fendant cette même foule sans subir la moindre opposition (il devait y avoir un briefing des figurants pile à ce moment-là ce qui explique qu'il devait tous regarder hors champs).

Et Tris diverge aussi dans sa tête : alors que Concon (4ème du nom) lui fait remarquer (à juste titre) que son frère doit passer en procès le lendemain et que, parti comme c'est parti, ça pue du cul pour son espérance de vie, elle lui répond qu'elle s'en bat violemment les escalopes parce qu'il l'a bien cherché (par ailleurs, les factions ayant été abolies, Tris n'est donc plus du tout fraternelle). Ce qui explique parfaitement que Concon aille immédiatement libérer Caleb (qui était gardé par le maton stagiaire le plus niais du monde post-apocalyptique) en lui expliquant que c'était une idée de sa sœur lorsqu'il se met à le remercier chaleureusement (ouais parce que lui, il l'aurait trop laissé crever en fait...)

À quel moment vous avez switché les rôles de Tris et Quatre et surtout, à quel moment vous allez vous en apercevoir ?

Après avoir fait semblant d'abattre Caleb pour que la milice d'Evelyn leur lâche la grappe, ils s'installent tous trois confortablement à bord d'un véhicule blindé qui traînait, prenant le temps de bien ajuster leurs ceintures, c'est important la sécurité (mine de rien, être le fifils à sa maman, ça donne accès à certains privilèges).

Et Caleb ne prend même pas la peine de se cacher... À croire que chaque personnage de ce film souffre d'une amnésie anterétrograde ce qui est plus que plausible au regard de l'ensemble de la saga.

Là Peter-le-boulet se pointe et s'incruste avec eux, les menaçant de les dénoncer, ce qui explique qu'ils vont accepter qu'il les accompagne (et qu'il y aura du matériel prévu pour lui plus tard).

C'est le fils de qui exactement pour que vous vous sentiez obligés de vous le coltiner comme ça ?

Suite à quelques péripéties qui montrent à quel point les ex-clodos ont des capacités cérébrales profondément atrophiées et durant lesquelles ils récupèrent leurs copines Cristina et la tatoueuse des Audacieux, ils se retrouvent à l'orée d'une forêt, à quelques encablures de la clôture qui enceint la ville. Ils s'équipent tous de harnais et de grappins et se lancent à la conquête du mur.

Oui, même Peter qui n'était donc pas du tout prévu au programme...

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Ayant sans doute fini par trouver quelqu'un qui savait lire pour se rendre compte que le laisser-passer que Cristina leur avait fourni n'était en fait qu'un tas de feuilles rassemblées au hasard (ou le script du film, ce qui est pléonastique), les méchants miliciens d'Evelyn débarquent au loin en les canardant.

Il faut donc se dépêcher ! (Surtout que Caleb qui n'est pas très physique n'arrête pas de se boiter) Alors qu'ils arrivent au sommet, ils se rendent compte que la clôture est électrifiée (ce qui est un peu contrariant). N'écoutant à nouveau que son courage, Tris ne se recoupe pas les cheveux mais redescend le long de la paroi pour arrêter les tirs de ses petits doigts musclés sans doute. Là, elle aperçoit à mi-chemin entre leur position et celle des méchants un vieux camion-citerne tout rouillé couché là. Elle se précipite, talonnée par Quatre (ce qui ne sert strictement à rien), balance une bombinette au camion-citerne, repart vers le mur et actionne la bombe au moment où les camions passent à côté tout en se jetant dans les bras de Quatre (ah mais c'est juste pour cet effet de mise en scène tout pourri qu'il l'a suivie en fait !). Là, tous les deux enlacés, ils remontent lentement le long du mur grâce au grappin à enrouleur automatique, tel Robin des bois et Marianne sur une musique de Brian Adams à l'envers.

Et éventuellement utiliser vos bombinettes pour faire péter un morceau de mur ou de clôture non ?

Ce qui tombe vachement bien c'est que le camion-citerne gisait pile-poil sur le cable d'alimentation de la clôture !

Mais, surgissant du nuage de fumée causé par l'explosion, un camion de méchants a survécu et ils se remettent à arroser copieusement nos héros sans jamais atteindre leurs cibles.

Parvenus en haut du mur, ils se grouillent de couper les câbles de la clôture avec leurs pinces monseigneur qu'ils avaient secrètement cachées dans leurs slips et, au lieu de se magner le train pour passer de l'autre côté, ils prennent le temps de se congratuler... Juste histoire que la tatoueuse s'en prenne une et meure sur le coup (la chance d'être touché par une balle devenant statistiquement plus grande à mesure que les tireurs se rapprochent, et ce même s'ils ont visiblement été croisés avec des Stormtroopers).

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De l'autre côté du mur, ils découvrent un paysage de désolation (genre la lune mais en rouge) et prennent toute la mesure des conséquences d'une guerre nucléaire.

Cette mare a l'air radioactive.

Caleb et son compteur Geiger intégré.

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Soit... La surface de la terre est donc désormais quasiment exempte de collines et de montagnes et le souffle des bombardements a pratiquement rasé toute forme de construction humaine. Mais bien que mal en point, pourquoi les buildings de Chicago sont-ils donc encore debout ?!?

Les membres de notre fine équipe se lancent donc gaiement dans une rando vers nulle part, sans une goutte de flotte, et sont rapidement rejoints par le véhicule des méchants qui ne lâchent pas l'affaire et qui va leur sauter par-dessus alors qu'ils cheminaient dans une sorte de tranchée, dans un ralenti avec un échange de regards bovins d'une longueur effarante.

Mais ils sont sauvés par l'intervention des fameux survivants qui se trouvaient derrière une sorte de dôme d'invisibilité.

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Les survivants leur font des fêtes et les placent dans des sacs amniotiques remplis de Fanta pour les protéger des radiations leur dit-on (et donc jusqu'à présent ?...). Et ces sacs ont la particularité de s'aimanter à l'extérieur d'un gros vaisseau qui va les conduire en flottant jusqu'à la super cité futuriste d'au-delà du mur.

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J'ai jamais vu ça !

S'exclamera un des gros fœtus, Caleb l'Erudit me semble-t-il, quand il découvrira la cité, remportant ainsi le premier prix de lapalissade.

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Arrivés à destination, ils vont passer par la décontamination : Ils vont tout d'abord se dévêtir... Et brûler leurs vêtements... Puis prendre une douche purificatrice... Pour enfin se faire tatouer un code barre à l'intérieur de l'avant-bras...

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ALERTE ALERTE, CECI N'EST PAS UN EXERCICE, LE POINT GODWIN A ÉTÉ ATTEINT, JE RÉPÈTE : CECI N'EST PAS UN EXERCICE...

Une fois tout beaux tout propres, ils vont assister à une visioconférence, là, juste en sortant des sas de décontamination...

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Donc tous ceux qui vont se balader à l'extérieur doivent se retaper le laïus ou ils ont installé le dispositif juste pour eux et pour cette fois ?

On leur annonce donc qu'ils se trouvent au "bureau du bien-être génétique" (véridique) et qu'on va leur expliquer (et à nous aussi par la même occasion) le pourquoi du comment l'humanité est complètement partie en couilles plus de 200 ans auparavant.

Mais quel concept scientifique et idéologique en rapport avec la génétique pourrait coller avec toutes ces allusions subtiles et discrètes aux agissements des patrons de certains savants de la fin de la première moitié du XXe Siècle ? Mais oui : l'eugénisme !

JE RÉPÈTE : CECI N'EST PAS UN EXERCICE !

En effet, les humains, dans leur quête de la perfection, ont fait naître des enfants de plus en plus génétiquement modifiés. Mais comme un humain, c'est particulièrement con, ceux qui souhaitaient des mioches hyper intelligents négligeaient les aptitudes physiques, ceux qui préféraient les sportifs engendraient d'intolérables abrutis, ceux qui privilégiaient les qualités de cœur se retrouvaient avec des gros benêts tout flasques... Ce qui conduisit inexorablement à ce que tout le monde se mette joyeusement sur la tronche (ne cherchez pas à comprendre cet infâme raccourci). Toujours est-il que les "purs" (les êtres humains survivants qui n'ont subi aucune modification génétique) se sont regroupés dans l'ancien aéroport O'Hare (et non pas "aéropOR O R" dû à une réforme de l'orthographe du futur) et ont enfermé tous les génétiquement modifiés restants dans l'enceinte de la clôture entourant la ville de Chicago (toute ressemblance avec le concept de camp de concentration serait totalement fortuite), les répartissant en faction selon la manipulation génétique subie, en espérant qu'un jour, un individu non génétiquement modifié, un "pur", 100% divergent comme eux, émerge de tout ce merdier.

Donc l'altruisme c'est génétique... La fraternité, l'audace, l'érudition, la sincérité, c'est génétique... *sanglots étouffés*

Heureusement que Caleb est là pour détendre l'atmosphère avec un superbe :

C'est quoi un aéroport ?

Alors oui, ils n'ont jamais vu d'avions, mais non : Caleb est un E-RU-DIT bordel !!! Vous savez, ceux qui sont censés avoir étudié, détenir le savoir... *sanglots encore plus étouffés*

À partir de là, c'est encore pire que tout (si c'est possible), et on atteint des sommets de gros (voire de TRÈS TRÈS gros) n'importe quoi :

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Tris va rencontrer David (un Jeff Daniels qui pensait surement tourner DUMB AND DUMBER 3) le chef du "bureau du bien-être génétique" (non mais sans déconner, c'est pas possible ce nom) qui va lui expliquer (au cas où on l'aurait pas compris) que c'est elle la "pure" qu'il attendait et que ses petits copains, même partiellement divergents, sont (accrochez-vous ça va secouer !) des déficients. Alors il doit l'étudier elle afin de convaincre le conseil auquel il rend des comptes dans une autre cite futuriste nommée Providence que les déficients méritent eux aussi d'être considérés comme des êtres humains...

WHAT ?!? Terrain glissant, terrain miné, arrêtez tout les gars !!! Tout ne peut pas être vulgarisé pour donner une saga pour ado : vous ne maîtrisez pas le concept, le sujet vous dépasse !!!! Évacuation ! CECI N'EST PAS UN EXERCICE !!!

Comme c'était pas suffisant pour la convaincre de le laisser la tripoter (en vrai il va passer son temps à la scanner tout en faisant semblant de taper des données sur son clavier magique), il va lui expliquer que seul le fameux conseil peut intervenir à Chicago pour arrêter la guerre civile qui se prépare et renverser Evelyn afin que Johanna puisse rétablir les factions, seules garantes de la paix entre déficients.

CECI N'EST PAS... Non mais en fait, j'abandonne, c'est trop.

Il va aussi lui expliquer que tout le monde la connait parce que tout le monde l'a vue grandir et que lui aussi l'a longuement observée... Ce qui ne revêtira à aucun moment un côté malsain et ne la mettra nullement mal à l'aise de savoir que tout le monde l'a plus ou moins vue à poil et/ou dans des situations (positions) moyennement avantageuses voire limite honteuses.

Elle apprendra aussi que sa mère n'est pas née à Chicago mais dans "la marge" (comprendre "la zone radioactive en dehors des différentes cités") et qu'elle a été sauvée d'une mort certaine par le bureau. Ainsi, elle a été injectée comme d'autres avant elle dans l'expérience...

Et donc tous ces gens qui sont entrés dans le Loft au fil des siècles, ainsi que les premiers à y avoir été enfermés, ça ne leur est jamais venu à l'esprit de dire que d'autres humains avaient survécu et vivaient en dehors du mur d'enceinte ? Et ces gens qui vivent dans la marge qui sont-ils ? Sont-ils purs ? Sont-ils déficients ? Pas de réponse ? Tout le monde s'en fout ? Non parce que ça peut avoir son importance, rapport à l'implication de la mère de Tris dans la fabrication miraculeuse d'une pure au sein d'une société impure...

Comme Tris est dubitative, David lui propose de visionner la scène. Il lui tend un coffret et on se croirait subitement plongés dans Hot Shots lorsque Topper Harley ouvre le boîtier contenant les yeux de son père. Et quelque part on est rassurés : on se dit que ce film n'est qu'une gigantesque farce, une parodie !...

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Et puis non en fait, elle appose docilement les patchs mémoriels contenant le souvenir de sa mère sur ses tempes et se retrouve virtuellement catapultée dans (la pensine ?) une scène où elle met trois plombes à comprendre qu'elle n'est pas elle mais sa propre mère quand elle était enfant (heureusement qu'elle voit son reflet à un moment donné... À quel moment a-t-elle cessé d'être "érudite" et surtout l'a-t-elle vraiment été ?), une scène d'un bordélisme total où on ne pige absolument rien si ce n'est que les gens courent en direction de ceux qu'ils sont censés fuir.

De leur côté Caleb et Peter vont se retrouver employés à la vidéosurveillance de Chicago (ce qui amusera follement le Caleb mais fera copieusement chier notre ami le casse-burnes et ce qui expliquera qu'il les trahira à nouveau tôt ou tard pour se venger de cet affront... Cherchez pas, vraiment). Parce que donner la charge de la surveillance à des gamins qui sont potentiellement impliqués émotionnellement avec les personnes qu'ils espionnent, c'est très productif (en plus de tous les trucs marrants qu'ils pourraient s'amuser à mater avec). On leur explique d'ailleurs qu'ils devront quotidiennement rendre des rapports de leurs observations mais les seules personnes à qui ils en rendent compte finalement ce sont Quatre et Tris.

Et c'est d'ailleurs une constante dans les trois films : les adultes cessent subitement d'être des adultes, ils énoncent des règles qu'ils ne font absolument jamais respecter. Et tout le monde s'en fout.

Quatre (tout triste de voir sa Tris accaparée par un vieux monsieur qui fait des expériences sur elle alors que c'était son hobby à lui jusqu'à présent) et Cristina vont être enrôlés dans l'armée locale (forcément).

Lors de l'entraînement de Quatre, son instructrice insiste bien sur le fait que les Mini-drones GPS qu'ils utilisent pour repérer leurs cibles sont contrôlés de la main GAUCHE (c'est important pour la suite, sinon pourquoi le mentionner de façon si ostentatoire ?). Puis ils partent en mission dans la marge pour aller sauver des enfants d'une mort prématurée (comme ça s'était passé pour la mère de Tris donc).

Sauf qu'en fait, les missions de sauvetage s'avèrent être largement inspirées par "L'Arche de Zoé" et qu'une fois les enfants arrachés à leurs parents (qui sont butés sans vergogne s'ils rechignent à lâcher leurs gosses) les "purs" leur effacent la mémoire en leur faisant respirer un sérum (et encore un !).

Voyant ça, Quatre tente de récupérer Tris pour la ramener à la maison (des secrets ?). Mais elle refuse en arguant qu'elle doit se rendre au conseil pour plaider la cause des habitants de Chicago et débloquer des fonds pour empêcher la guerre civile (j'en peux plus). Elle part donc avec David malgré son petit cœur qui saigne et, magie des efforts conjoints d'une réalisation merveilleuse et d'une direction d'acteur magique, elle se retourne avant même que Quatre et sa tête très renfrognée l'ait interpelée (ou alors ça ne servait à rien qu'il l'appelle alors qu'elle était déjà tournée vers lui... Mais comme c'était écrit dans le script et qu'ils sont sans doute payés à la réplique...).

Pour la faire courte parce que plus ça va plus je perds foi en l'humanité (et dans le cinéma ce qui est encore pire) :

• Au conseil Tris découvre que David est un gros menteur et qu'il en a rien à secouer de l'avenir de son camp de concentration.

• Les méchants soldats vont faire croire à Quatre qu'ils vont le ramener à Chicago dans leur super vaisseau alors qu'en fait ils veulent juste le tuer pendant le vol (Pourquoi pas sur terre comme ça, au débotté ? Pourquoi si ce n'est pour donner l'occasion à Quatre de se rapprocher du dôme invisible parce qu'à pied ça faisait vachement loin et qu'on apprenne que seul le vaisseau de David peut traverser la barrière ?).

• Après avoir tué tous les méchants (grâce au larbin de David qui lui a discrètement balancé leur plan machiavélique... Le tout dans un espace confiné où tout le monde est très proche, sans prendre la peine de chuchoter et sans que personne en dehors de Quatre ne prête attention à ce qu'il dit) et s'être crashé dans la marge (reprendre le contrôle de l'appareil ? Nan ! On vous rappelle que Quatre n'est pas 100% divergent et que c'est peut-être le côté érudit qui pêche), il laisse donc la vie sauve au larbin en lui confiant la mission de dire à Tris qu'il l'a abandonné dans le désert (parce qu'elle ne le croira pas et que comme ça elle comprendra que le-dit larbin est de leur côté). Larbin qui, quant à lui, confie son pass à Quatre pour qu'il puisse traverser le dôme invisible avant Chicago.

• Le larbin va rentrer à la base (certainement en se téléportant) et faire tout bien comme il a dit Quatre. Alors Tris va réagir tout bien comme il avait dit aussi et le larbin profitera que David se soit éloigné de deux misérables mètres pour avouer à Tris qu'il a aidé Quatre à s'évader en lui filant son pass (mais personne n'entend ce que dit ce type ?!?).

• Peter-l'enflure va négocier avec David une meilleure situation en échange d'une nouvelle trahison : rentrer à Chicago et fournir à Evelyn un sérum pour effacer la mémoire des résistants menés par Johanna qui veulent rétablir la paix et les factions (mais David n'avait pas dit que c'étaient les factions qui garantissaient la paix ? Y aurait-il baleine sous gravier ?!?)

Rien qu'avec cette scène, Miles Teller constitue la preuve vivante qu'on peut être mauvais dans des films (DIVERGENTE 1 & 2) puis bon dans un autre (WHIPLASH) puis re-mauvais dans le suivant (DIVERGENTE 3). À moins qu'il ne s'agisse de garder une certaine constance entre les opus d'une même saga sinon ça ferait une tâche de propre ?

• Caleb va montrer la vidéosurveillance où on voit Evelyn essayer le sérum sur Marcus que tout le monde avait oublié mais qui, entre temps a donc été fait prisonnier (et on comprend maintenant qu'il avait une utilité dans le script et pourquoi il n'a pas été tué avant... Et finalement lui ou un autre ç'eut été pareil et on en a strictement rien à cirer.

• Tris pique le vaisseau de David (qu'elle sait tout naturellement piloter grâce à... La Force ?), récupère Cristina et Caleb et rentre au bercail pour sauver les habitants de Chicago du méchant sérum (sortilège "oubliette" ?).

• Quatre est retrouvé à demi agonisant par les milices de sa mère mais après il ira vachement mieux miraculeusement et on sera contents pour lui.

• Tris, Cristina et Caleb vont débarquer à Chicago à bord du super vaisseau invisible de David (même que c'est super discret du coup) et ils vont utiliser les mini-drones pour savater les miliciens et rejoindre la salle de contrôle... Mini-drone que Tris contrôle de la main DROITE ! (Dans le jargon cinématographique ça s'appelle tendre le bâton pour se faire battre... Ou pisser contre le vent et s'en foutre plein les godasses et le futal).

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• Evelyn dit à Peter qu'elle n'utilisera le sérum qu'en dernier recours. Mais le dernier recours étant si vite arrivé, elle décide de balancer les 12000 seringues de sérum dans le système d'aération de la ville...

De deux choses l'une :

1) Quelle dose colossale de poppers Peter-la-mule a-t-il dû sniffer pour faire passer en douce cette quantité astronomique de sérum en cachant dans son anus toutes les seringues ainsi que la chambre forte où ils les a toutes bien stockées au fur et à mesure ?

2) À quel moment Evelyn a pu penser qu'en balançant le sérum dans le système d'aération il agirait de façon sélective en effaçant uniquement la mémoire des résistants ?!?

Bref, enfermée dans le centre de contrôle avec Peter et comprenant finalement sa connerie, Evelyn tente d'arrêter le processus mais Peter-le-gros-bâtard lui tire dessus et relance la machine. Jusqu'à ce que le sérum commence à se répandre aussi dans la salle de contrôle et qu'il comprenne (ENFIN !!) que le but de David était d'effacer la mémoire de tous les habitants de Chicago. Il ne peut plus stopper le processus et décide d'ouvrir la porte à Tris, Quatre, Caleb et Cristina.

Alors qu'il a froidement abattu sa mère, Quatre laisse s'enfuir Peter-le-lâche non sans lui asséner un superbe :

Jte retrouverai Peter !

Mais pourquoi ne pas le buter maintenant que tu l'as sous la main ?!? Ça n'a aucun sens ! L'intégralité de ce scénario n'a aucun sens !!! *sanglots désespérés*

Guidée par son frère, les drones et toutes les simulations qu'elle a bouffées dans les deux films précédents, Tris réussit à détruire le cœur du sytème de ventilation.

On s'entraide en famille.

Rappel degueulasse de ce qu'elle lui avait sorti lorsqu'ils l'avaient fait s'évader au début du film.

Evelyn, seulement blessée, va se relever avec difficulté, comme si on lui avait donné un "top départ" pour qu'elle revienne dans l'action, un peu comme dans la scène de l'arrestation d'Emile dans LA CITÉ DE LA PEUR.

Et on en revient à la théorie de la parodie ! Parce que sinon, ça voudrait dire que le film multiplierait les champs/contre champs pour tenter de masquer le fait qu'il souffre d'une totale absence de gestion de tout ce qui se passe au second plan, comme si le réalisateur oubliait totalement de diriger les figurants, silhouettes et autres personnages secondaires, qui attendent plus ou moins sagement que les acteurs principaux aient fini de parler ou d'agir.

Tout ce petit monde se retrouvera finalement sur le toit (et Evelyn oubliera carrément de faire semblant d'être blessée) et ils renverront le vaisseau de David bourré d'explosifs vers son point de départ pour faire péter la barrière invisible.

À suivre...

Publié dans film, SF, Divergente, résumé, suite

Commenter cet article

DF 20/04/2016 18:47

Vous avez parfaitement raison, un film qui donne envie de lire, ne peut pas être fondamentalent mauvais. Et j'ai envie de dire qu'un film qui provoque le débat a peut être un petit plus qu'on ne voit pas au premier couo d'oeil.

coucousine 14/04/2016 18:58

Vraiment top cet article. Caleb qui se boite. Les sanglot, les alertes ceci n'est pas un exercice, la pensine, les pinces...tous ces petits détails qui flinguent un film et qui font mourir de rire. Encore une fois, une furieuse envie de prendre des notes pour se les repasser comme une boite à rire lorsqu'on n'est une M&M.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 22:15

C'est ce qui est beau dans le concept de la "purterie" cinématographique : rester "pure" (comme Tris ?), par honnêteté intellectuelle, en ne pointant que des choses avérées, tout en sachant qu'on est "pute" (comme Peter) de les faire remarquer !

FD 14/04/2016 18:21

Je trouve cela dommage de ne jurer que par la critique systématique. Il est bon patfous de se laisser aller à un bon divertissement qui plus est lorsqu'il essaie de faire réfléchir.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 22:29

Le problème c'est que chacun des 3 films que compte la saga pour l'instant se disperse : ils lancent des problématiques, se contentent d'à peu près et ne vont pas au bout de leurs idées (quand ils ne les contredisent pas tout simplement).
Alors si l'on peut reconnaître un talent à cette trilogie c'est qu'elle donne envie de savoir si les livres sont plus aboutis (et un film qui donne envie de lire n'est pas complètement une mauvaise chose !).

LéaS 14/04/2016 18:19

Votre article est comme toujours pertinent. Vous faites bien de décortiquer ce ramassis de références non digérées. Vous êtes une sonneuse d'alerte et vous faites bien de faire la lumière sur le deuxième degré. Il faudrait que plus de personnes aient votre vigilance.FD devrait vous prendre en modéle.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 22:24

Il vaut mieux en rire qu'en pleurer... Mais tout en gardant à l'esprit que tout ceci n'est pas totalement inoffensif non plus.

FD 14/04/2016 18:14

Ce film est incroyable, après une réflexion sur la classification de la société, il aborde des points très sensibles! Je crois que vous avez vu juste avec la déportation. Il est rare que des films jeune public puissent aborder de tel sujet. L'eugénisme a fait des ravages.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 22:23

C'est vrai mais n'est-ce pas un peu dangereux de simplifier ces sujets au risque de les faire passer pour de la SF aux yeux du jeune public qui n'a pas forcément encore acquis ces références historiques ? Ne risquent-ils pas de se dire que ça n'est pas possible, que l'être humain n'est pas assez con ? Ou au contraire que comme les raisons pour lesquelles l'eugénisme a conduit à une guerre totale ne sont pas véritablement explicitées (ni crédibles) que cette même guerre est assez peu plausible ? Et que les manipulations génétiques ne sont pas si graves finalement ?

coucousine 14/04/2016 18:10

Les non-divergents sont des sangs de bourbes.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 22:16

Bien vu !