DIVERGENTE 2 : L'INSURRECTION de Robert Schwentke [résumé]

Publié le par Odie soit qui mal y pense

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DIVERGENTE 2 : L'INSURRECTION de Robert Schwentke [résumé]

Cette suite du premier opus, brillamment intitulée DIVERGENTE 2 : L'INSURRECTION (la révolte, c'était déjà pris), est adaptée du deuxième volet de la trilogie écrite par Veronica Roth, INSURGENT en VO (ben oui, en VF ça ne marchait pas).

Ce second épisode commence donc par la découverte d'une sorte de boîte (qui ressemble aux pierres du 5ÈME ÉLÉMENT) dans les débris fumants de la maison des parents de Tris et Caleb.

En effet, depuis la fin du 1, Jeanine a bel et bien pris le pouvoir, puisque, défiant toute forme de logique, les trois clampins et demi qui ont fait capoter son projet de Putsch se sont échappés comme des froufroutes sans aucune explication.

DIVERGENTE 2 : L'INSURRECTION de Robert Schwentke [résumé]

Et cette boîte renfermerait une arme pour détruire les divergents... Qui se transformera au hasard du script en message secret que les fondateurs de la cité post-apocalyptique auraient planqué là.

Mais pour accéder au message, il faut ouvrir la boîte (et pour ce faire passer 5 épreuves en simulation correspondant aux aptitudes de chacune des 5 factions). Et seul un divergent pourra y parvenir !...

D'où sortent-ils cette théorie ? Pourquoi ne se cassent-ils même pas la tête à nous caser une allusion dans le 1 à une antique légende de la boiboite perdue des pères fondateurs que seul un élu serait capable d'ouvrir (ou une autre connerie dans le genre) qui ferait que ça tiendrait un tout petit peu la route ? Et pourquoi ne tentent-ils pas d'abord de faire ouvrir chaque partie de la boîte par un membre de chaque faction (quitte à buter de l'anonyme) ? Et puis vu que les candidats à l'ouverture sont reliés par des gros câbles optiques plantés ça et là dans leur anatomie pour les maintenir en apesanteur (une version SF de la suspension corporelle ?) raccordés à un ordi omniscient qui annonce sur le super écran holographique de la Jeanine le déroulé des étapes et à quelle faction s'adresse la simulation à venir, n'y a-t-il pas moyen de gruger ? Et d'ailleurs, comment l'ordinateur, ses gros câbles qui sortent du plafond comme des tentacules et le sujet flottant sont-ils reliés à la boiboite posée sur son piédestal à la con ? Le matos était-il fourni avec la boîte ?

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On ne sait pas mais par contre on a bien deviné que c'est Tris qui sera capable de débloquer le bordel puisque c'est une sorte de super divergente qui détient en elle les qualités de chacune des factions (et qu'elle est encore en gros sur l'affiche)...

Mais apparemment, ça n'est pas un truc qui a sauté à l'esprit de Jeanine qui préférera d'abord tuer à la tâche quelques figurants (si tu meurs dans la simulation, tu meurs dans la vraie vie), plutôt que de se mettre en quête de la gamine (qu'elle a pourtant vue à l'œuvre).

Pendant ce temps, Tris, son frère, son mec et la petite pute de traitre se planquent pépères chez les (niais) Fraternels (tout comme Marcus, le chef déchu des Altruistes et de la ville, et tout le monde n'en a rien à carrer).

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Où Tris, n'écoutant que son courage, va se couper les cheveux toute seule comme une grande (n'essayez pas de reproduire ça chez vous : vous ressembleriez au mieux à un ananas radioactif, au pire à un balai à chiottes).

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Ouvrons juste une parenthèse enchantée au sujet d'un personnage mésestimé de l'œuvre : Peter, la petite pute de traitre. Alors c'est vrai que, quelque part, il méritait un peu de se faire tyranniser par JK Simmons (ne serait-ce que pour injure au métier d'acteur...)... Mais après, sans être le moins du monde charismatique ici, Miles Teller est loin d'être le plus mauvais du casting et il a au moins l'avantage d'être énervant ce qui le rend un tout petit peu moins fadasse et insignifiant que tous les autres personnages secondaires (qui ont en plus l'incroyable talent d'avoir des physiques complètement interchangeables)... Et même si ses revirements de veste ne sont pas tous bien cohérents ça n'est pas ce qu'il y a de pire dans ce joyeux merdier : ne serait-ce que parce qu'il lui arrive d'insulter gratuitement nos héros et que, franchement, ça soulage.

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Le film consiste donc en une suite de trahisons, de cavales, de rencontres et d'incohérences au cours desquelles notre bande de joyeux drilles se retrouvera chez les clodos dont la chef s'avérera être Evelyn qui, en plus d'être Naomie Watts (qui fait des choix de carrière décidément bien étranges), se trouve être pile-poil la maman de Quatre que tout le monde croyait morte (c'est fou comme le monde est petit et le hasard fait vachement bien les choses).

Ils iront aussi chez les Sincères pour récupérer leurs copains Audacieux planqués là.

Sincères autrement appelés les Aveugles ou les Sourds ou les Crédules (ou les Trépanés ça marche aussi) pour leur incroyable capacité à ne prêter aucunement attention à un coup d'état en cours et à croire les messages de propagande de la Jeanine qui accusaient les divergents d'avoir mis la faction des Altruistes à feu et à sang... Pour la quête de la vérité et de la justice on repassera !

Ils se feront choper par les milices de Jeanine qui canardent à tout va afin d'insérer une sorte de puce dans le dedans des gens (puce qui ne les tue pas mais les plonge dans un profond sommeil... Sauf les divergents) et qui pratiquent des tests de dépistage high tech du pourcentage de divergence sur tout ce qui bouge (puisque les autres sont endormis) avec un tout petit scanner portatif tout mignon que les Érudits sortent certainement de leurs chapeaux (voire d'autre part) puisque quelques semaines (pour ne pas dire jours) auparavant ils utilisaient encore le gros test à injection à l'ancienne...

Et sinon le coup du recensement des résultats des tests pratiqués systématiquement à 16 ans sur TOUS les ados pour leur permettre de choisir leur faction dans une société où les divergents sont des êtres nuisibles, ça n'a vraiment effleuré personne ?

On passera encore une fois sur le fait que les non-divergents (les vergents ?), obtiennent comme réponse franche et massive du scanner un lapidaire "ERUDIT !" ou "SINCÈRE !" (ou "GRYFFONDOR !" ?) sans aucune forme de pourcentage que ce soit... Parce qu'un fraternel ne sera que fraternel, à 100%... Un fraternel sera analphabète... et couard... et menteur... Un fraternel ne sera pas altruiste : un fraternel ne pensera qu'à sa gueule, mais dans la fraternité (ou le communautarisme ?)... Au risque de me répéter, à quel moment ça a semblé être une bonne idée comme concept de départ ?!?

Ils comprendront que c'est Tris qui est recherchée car elle est compatible à 100% (alors là ça me troue le cul !), réussiront à s'échapper par l'intermédiaire de scènes de combats particulièrement laides et tueront le chef des méchants des Audacieux (aisément reconnaissable à son look crypto-nazi) qui les tyrannisait depuis le premier épisode.

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Mais grâce aux judicieux conseils de Peter-la-salope, Jeanine enclenchera une vague de suicides chez les porteurs de la puce (qu'elle peut donc contrôler à distance via un tout nouveau dispositif par rapport au premier volet... C'est que ça bosse dur chez les Erudits !) qui s'écraseront quotidiennement comme des merdes par paquets de trois sur le sol du réfectoire du QG des clodos, non sans avoir préalablement annoncé que ce serait ainsi jusqu'à ce que la super divergente soit capturée.

Loin d'être insensible à cette charmante attention, la-dite super divergente finira donc par se rendre pour donner à Jeanine ce qu'elle veut (ou éviter que d'autres personnes qu'elle ne connait absolument pas et dont elle se contrefout ne viennent se jeter dans le vide et éclabousser de matière cérébrale son plateau repas) et tenter d'ouvrir la boîte... Ce qu'elle parviendra à faire (arrêtez, c'est trop de surprises pour un seul film !).

Voici donc les différentes épreuves :

• Audacieuse : sauver sa mère d'une maison volante en flamme dans une séquence à mi-chemin entre LE MAGICIEN D'OZ, LÀ-HAUT et INCEPTION.

Et là, elle loupe le cable, fin du film, joie.

Et là, elle loupe le cable, fin du film, joie.

• Sincère : lui avouer qu'elle l'aime (comment c'est vachement trop dur ça !).

• Érudite : s'échapper de l'expérience avec Quatre venu la sauver avant de lui confier qu'elle sait que ce n'est pas réel (comme d'hab).

• Altruiste : pendant sa fausse fuite, épargner Peter-la-balance.

• Fraternelle : faire copine-copine avec une Jeanine virtuelle qui lui balance plein de saloperies à la face.

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Elle y arrivera donc après être morte mais pas vraiment. En effet, Jeanine lui permettra de faire une pause d'une nuit entre la 4ème et la dernière épreuve ce qui permettra à Peter-la-ptite-fiote de lui injecter discrètos un sérum simulant la mort en prévision de son échec et ce pour la remercier de ne pas l'avoir buté dans la partie Altruiste du test (cherchez plus à comprendre).

DIVERGENTE 2 : L'INSURRECTION de Robert Schwentke [résumé]

Alors qu'elle s'apprête à se barrer avec Quatre (qui entre temps a été fait prisonnier mais qui a été délivré enfin bref on s'en fout), emportant la boîte avec eux afin de la soustraire à la malveillance de Jeanine, elle se met en arrêt. En effet, comme la boîte peut potentiellement contenir une arme de destruction massive des divergents (ou un SMS c'est selon) et que Tris fait aussi partie de la faction des Curieux (ou des Abrutis), elle se dit qu'elle ne peut pas partir sans savoir ce qui s'y cache. Et voilà comment, rebelote, elle repart au front : branchement, chanson de Calogero, bisous virtuels à Jeanine puis à sa pire ennemie c'est-à-dire elle-même, ouverture de la boîte, pas d'explosion dans sa petite gueule.

“Ouhouhouhou, en apesanteur, pourvu que les secondes soient des heures...”

“Ouhouhouhou, en apesanteur, pourvu que les secondes soient des heures...”

Ainsi, le message des fondateurs leur expliquera que la ville de Chicago est en réalité une sorte de très gros TRUMAN SHOW, une émission de télé réalité géante pour le reste de l'humanité encore en vie, que s'ils ont été capables d'ouvrir la boîte c'est que cette gigantesque expérience est une réussite, qu'un des leurs est un parfait divergent et qu'ils sont à présent dignes de rejoindre les autres survivants au delà du mur (et ça tombe bien puisque c'est le titre de la suite).

Message que Jeanine ne voudra surtout pas diffuser mais que Tris & co diffuseront quand même...

Parce que de toutes façons, la Jeanine, elle a perdu, donc elle est faite prisonnière et Evelyn lui fichera une bastos en pleine tête alors que, regardant tous ces cons se diriger vers la clôture par la fenêtre de sa cellule, elle venait tout juste de prononcer la seule parole sensée du film : qui sait si quelqu'un les attend encore derrière le mur vu que le message date de plus de 200 ans ?

À suivre :

DIVERGENTE 3 : AU-DELÀ DU MUR de Robert Schwentke [résumé]

Publié dans film, SF, résumé, Divergente, suite

Commenter cet article

refman 20/04/2016 22:09

Après que le "K" de Dino Buzzati, le "Q" de... à vous de me le dire

Adéle 20/04/2016 19:12

Une chanson de Lou Reed clame :" always back to the rain", et bien Always back to the "Q" ?

refman 20/04/2016 18:41

Je prolongerai la pensée de FD, vous nous permettez d'éprouver cet adage: " qui me critique m'instruit" ( à conditiin de le faire avec tact, et qu'est-ce que le tact sinon la pudeur de l'âme, débat toute la semaine regardant la pudeur sur France Culture, les chemins de la connaissances

Odie soit qui mal y pense 20/04/2016 18:55

Je trouve fascinant que l'on soit partis de DIVERGENTE 2... Comme quoi, tous les chemins mènent à France Cu (et à Pasolini aussi, bizarrement)

FD 20/04/2016 18:39

Odie merci pour votre réponse, c'est tellement rare d'avoir une écoute. Preuve s'il en fallait que vos articles créent le débat et des gens qui parviennent à échanger en toute courtoisie c'est tellement rare, surtout sur le net. Donc je confirme, oui, vous nous faites réfléchir.

FD 20/04/2016 18:37

Vous allez peut être un peu loin ( tels des érudits

refman 20/04/2016 18:35

Vous êtes en train de réinventer Saló ou les 120 journées de Sodome!! Là aussi, il y a différents cercles: présentation, viol, SM ( avant la lettre), et scothologie. Divergente serait en fait les cercles de l'enfer de Dante, en tous cas un enfer pour les cinéphiles si ce mot signifie encore quelque chose aujourd'hui!

Adéle 20/04/2016 18:26

Je ris avec vous ( tiens ça sonne comme dans le cercle des poétes disparus: " nous ne rions pas de vous mais avec vous", à quand une critique?). Nous pourrions imaginer une taxinomie digne de Krafft Ebing. Les audacieux adopteraient des pratiques douloureuses, les altruistes seraient pour des liens très mêlés ou du même au même, les fraternels comme leur nom l'indique renverseraient l'un des plus grand tabou (cf Lévis Strauss, mais pas le jean

LéaS 20/04/2016 13:06

Je le pense sincèrement, il n'y a aucune complaisance dans mon discours. Pour avoir regardé d'autres blogs ciné. Je soutiens que le vos critiques sont strucutrées, argumentées. Vos remarques sont humouristiques et non de la méchanceté gratuite. De plus vos articles sont ouverts, il n'y a rien de dictatorial dans vos opinions et qualité pour le moins indispensable, nous avons de réelles informations sur le film. Alors, continuez pour notre plus grand plaisir.

refman 14/04/2016 18:30

Si je puis me permettre. Extraire le sexe du débat est une maladresse. Comme le dit Michel Foucault dans histoire de la sexualite, le sexe depuis Freud est une grille de lecture privilégiée pour comprendre la société.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 22:06

Je crains qu'en créant le couple Tris/Quatre dès la première moitié du premier film, ils n'aient coché la case "problématique sexuelle" dans leur cahier des charges de la saga pour ado en se disant "ça, c'est fait !".

FD 14/04/2016 18:26

Adèle a tord de voir du sexe de partout. Cette mono-lecture ne fait pas avancer de débat.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 22:03

Mais elle a le mérite d'être drôle ! ;)

Adèle 13/04/2016 17:32

Merci pour votre article. Vous avez parfaitement raison de mettre en lumière les incohérences de ce film. Incohérences qui ne sont que le reflet de notre société sectaire qui tente par tous les moyens de nous ranger dans des cases. Il est dommage que ne soit pas abordée dans ce film (peut-être dans le livre), une dénonciation de la catégorisation sexuelle. En effet, nos sociétes ne font que classer les individus. Est-ce qu'il est attaché à chaque groupe une caractéristique sexuelle? Dans ce cas la divergence serait un moyen de se dresser contre certains diktats. Il est dommage que ce thème ne soit pas abordé, mais comme ce film est destiné aux jeune publics, il doit se garder de toute polémique.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 22:02

Vous soulevez une idée des plus intéressantes. Et pourtant, bien malgré moi je ne puis m'empêcher de rigoler. Non que je me moque de vous mais imaginez avec moi quelle pratique sexuelle pourrait être qualifiée d'audacieuse... ou de fraternelle ? Renommez en fonction de la pratique trouvée chaque faction et vous visualiserez ce qui me fait rire !

FD 13/04/2016 17:26

Merci infiniment pour votre critique. Je n'ai malheureusmeent pas eu l'occasion de lire ou de voir les films. Mais vous m'avez donnée envie. Je trouve que le concept soulevé par ce film/livre est très intéressant et grâce à votre approche vous apportez un questionnement. Qui sommes-nous? Où va la société? Je n'ai de cesse depuis vous avoir lu de me demander dans quelle "maison" je serai. Suis-je divergente? Ne le sommes-nous pas tout un peu? Il faut l'espérer. J'ai hâte de vous lire, j'aurais certainement des réponses à mes questions.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 21:57

Ouh la ! Loin de moi l'idée et la prétention de chercher à apporter des réponses à des questions aussi profondes ! Non, je préfère largement laisser ce rôle aux têtes pensantes d'Hollywood, ils le font très bien !

coucousine 13/04/2016 00:24

Comme le dit refman, les appélations Peter contrôlées me font mourir.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 21:57

Merci, ça vient assez naturellement quand on voit le film.

LéaS 13/04/2016 00:22

Je l'ai dit précedemment, j'attendais la suite, vous nous l'avez donnée, et je ne suis pas déçue. C'est brillant, ça va vite, c'est drôle et intelligent. On réfléchit avec légéreté mais sans complaisance et c'est de cela dont on a besoin aujourd'hui, vous nous faites du bien.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 21:48

Merci Léa, je suis très touchée.

refman 13/04/2016 00:19

Roland Bartes étoilait ses textes, aujourd'hui, il ferait des liens (merci le net). J'ai tout simplement envie d'entourer tout ce qui est drôle, alors le texte deviendrait une colonie de barbapapa. Je souligne en rouge ( barbidur) tout ce qui concerne Peter, ça me fait mourir. Dans un film ( moyen bof bien) le ministre alias Thierry Lhermitte, a une théorie sur les bons livres :" ceux qui sont stabilobossés" ( attention à la qualité du stabilo qui ne doit pas "boulocher"), et bien là, je souligne tout.

Odie soit qui mal y pense 14/04/2016 21:48

Il faut se méfier des livres stabilobossés : j'ai largement utilisé cette technique sur chaque volume de la saga 50 nuances et ce n'était pas pour mettre en valeur la qualité du texte, croyez-moi !