TU TUERAS LE PÈRE de Sandrone Dazieri

Publié le par Odie

TU TUERAS LE PÈRE de Sandrone Dazieri

Un thriller efficace doublé d'un sacré pavé aussi (il faut le préciser).

Alors certes, il y a quelques coquilles...

Parce que c'était vrai ce qu'on disait, que la prison militaire était mille fois pire qu'une prison normale, et que la pire des casernes était de loin préférable à la meilleure des cellules.

Hein ?... Et puis aussi le fait qu'une certaine pièce soit meublée d' "une table avec trois chaises" et qu'un peu plus loin, un des personnages "[marche] vers la table et [s'assoit] sur l'unique chaise".

... des choses un peu abracadabrantesques (ce qui est toujours intrinsèquement lié à toute forme de théorie du complot), un rappel quasi systématique des névroses des deux protagonistes principaux qui flinguent parfois la narration mais aussi des passages de pur génie horrifique tant dans leur construction que dans la cruauté des détails (la description de l'explosion, ainsi que celle qui la précède restent un must du genre).

C'est vrai aussi qu'il y a un léger problème de rythme avec une accumulation d'informations vers la fin du roman qui, plutôt que de renforcer le caractère dramatique des événements, tend à donner une impression de survol, un aspect artificiel, comme si l'auteur se débarrassait du dénouement de son intrigue après avoir été si prolixe dans son développement (un sacré pavé on a dit)...

Mais c'est peut-être parce que je crois que je ne peux plus piffrer les traductions, parce que je pense que, si doué et pro le traducteur soit-il, il y a une musicalité qui se perd véritablement et que mon grand regret sera de ne pas l'avoir lu en italien (comme le Chuchoteur de Donato Carrisi qui souffrait terriblement du syndrome "lost in translation").

Mais comme c'est un cadeau de l'opération Masse Critique de Babelio, on ne va pas pousser mémé dans les orties (surtout qu'elle n'a pas de culotte, la garce) parce qu'on est poli et que ça ne se fait pas : on sourit et on dit merci !

Commenter cet article