VICTORIA de Justine Triet (GRAND PRIX CINEMA ELLE, Paris, Gaumont Convention, 1er jour) [résumé & critique]

Publié le par Odie soit qui mal y pense

VICTORIA de Justine Triet (GRAND PRIX CINEMA ELLE, Paris, Gaumont Convention, 1er jour) [résumé & critique]

Victoria est avocate, divorcée et maman absente de deux petites filles plus ou moins élevées par la télé et des baby-sitters. Alors entre son psy, sa voyante, son acupuncteur, ses amis qui la foutent systématiquement dans la merde, ses plaidoiries, ses RDV-Tinder dans sa chambre, son ex-mari qui lui chie copieusement dans les bottes, ses crises de panique et ses lexomils, elle patauge un peu (faut dire que la donzelle est un poil égocentrique tout de même). Réussira-t-elle à se sortir les doigts du cul ?

Une très sympathique romcom, qui respecte les codes du genre, son côté un poil caricatural et prévisible, mais sans en faire des cuves comme aux States (on pense forcément à Bridget Jones, mais en nettement moins looseuse).

Tu as le sens du drame anormalement développé.

Sam (Vincent Lacoste) in VICTORIA (Justine Triet).

On y (re)découvre la plastique parfaite d'une Virginie Efira toute nue et tout aussi parfaite dans son interprétation confondante de naturel, et un Vincent Lacoste touchant (faut dire qu'il le maîtrise et le joue bien ce rôle-là).

La misogynie c'est dire que les femmes sont automatiquement des victimes.

Et BIM ! (Victoria, Virginie Efira).

Bravo aux dialogues percutants qui atténuent l'aspect parfois niaiseux de ce genre de film, et au comique de situation cocasse sans être (trop) lourdingue (mais en n'étant pas super subtil non plus, faut pas pousser).

VICTORIA de Justine Triet (GRAND PRIX CINEMA ELLE, Paris, Gaumont Convention, 1er jour) [résumé & critique]

Un bon feel-good movie anti-suicide du dimanche soir qui montre, sous ses aspects drolatiques, que les gamins ne s'élèvent pas tous seuls (oh ben merde alors !), que faire ce qu'on veut quand on veut, c'est surtout s'aliéner à la volonté des autres (une sorte d'illusion de la liberté) et que, comme dans toute quête, il existe des adjuvants dans la recherche du bonheur mais qu'il faut réussir à accepter de les voir...

Publié dans film, GPcineELLE, Efira, Lacoste, Poupaud

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Nio 14/09/2016 11:35

"On y (re)découvre la plastique parfaite d'une Virginie Efira toute nue"

OK, j'achète. <3

FD 03/07/2016 00:26

ce n'est pas facile de tout négocier. Ce genre de film nous aide à déculpabiliser et nous centrer sur l'essentiel. Un feel good movie ne peut pas faire de mal.

groupons 02/07/2016 21:31

Je connais bien les comédies romamtiques. C'est plus de la cuisine qu'un garage. Il faut que la mayonnaise prenne.

Béa 02/07/2016 21:29

Une comédie romantique c'est mécanique. Un film de "gatagiste", ce n'est pas facile d'en trouver qui ne vous roule pas sur la marchandise. Patdonnez ces propos poujado, mais c'est la métaphore qui me vient.

Adéle 02/07/2016 21:27

Une romcol c'est toujours bien. Mais on connait la fin. Or ce qui est le plus difficile, ce n'est pas la rencontre/la conquête du pouvoir, c'est la suite, comment durer dans l'enthousiasme. à quand la postromcom, je veux la recette!

refman 02/07/2016 21:25

Une bonne romcom c'est une véritable alchimie. Les codes sont aisés mais tout est une question de dosage oú le mieux est l'ennemi du bien. Un scénario, des acteurs esthétiques, des personnages attachants, un soupson de morale, de l'humour à propos, du bon sentiment sans mièvrerie, un happy end et de la légèreté.

Franck 02/07/2016 21:22

J'aime bien Virginie Eifira, elles sont sympas ces petites belges.

LéaS 02/07/2016 21:21

Ce type de personnage féminin est certes répertorié mais il est bon de le rappeler. Aujourd'hui oú l'on demande de cocher toutes les cases sous peine de culpabilité comme arme du crime. La tyrannie en Occident, c'est le choix. Alors merci pour votre critique toujours percutante, drôle et intellogente. Vous mettez le doigt sur de très bonnes interprétations. Merci

manU 02/07/2016 10:31

Ça donne envie !