VIRGIN SUICIDES de Sofia Coppola... [critique]

Publié le par Odi-Wan

"Tu baguenaudes dans les pâturages..."

"Tu baguenaudes dans les pâturages..."

... Ou la version longue d'un hybride de pub pour Belle des champs et les shampooings à la camomille.

Merci à Arte d'avoir diffuser ce film un mercredi soir, jour de chienlit télévisuelle par excellence, et de m'avoir permis de le voir enfin (ce qui va m'autoriser à dégueuler copieusement dessus ce qu'on ne peut pas faire sans savoir, la tendance générale étant, qui plus est, à l'encensage en règle).

Je pense (et c'est un avis qui reste bien sûr très personnel) qu'au bout de trois films de la Sofia visonnés, je peux affirmer que je n'aime pas du tout ce qu'elle fait : le côté "je fais des inserts-clin-d'œil-complice au spectateur", "je crée des tableaux qui veulent tout (et surtout rien) dire", "je suis dans la démonstration, le contemplatif, le beau, tout ça pour raconter un truc hyper moche" et le "hé ! Vous avez compris le décalage et comment chui trop ingénieuse dans le dedans de mon imagination fertile de réalisatrice géniale ?", tout cet aspect "j'adore respirer l'odeur de mes propres pets" me gonfle au plus haut point (qu'elle le fasse n'est pas le souci mais, imprimé sur pellicule, ça pique les yeux !).

Pour en revenir précisément à nos agneaux, vous avez lu le résumé ? Vous avez vu le film. Ni plus, ni moins, à part les effets de style tout pourris décrits plus haut.

Et puis dans le genre voile-voilure-voilage éthérés / gloussements stupides / dialogues inexistants / personnages tout sauf attachants ou charismatiques, je pense qu'elle pourrait monter un projet soporifique et/ou incompréhensible avec Terrence Malick (mais rendons-lui tout de même hommage : son film ne dure pas 3h, c'est déjà ça de gagné).

Où l'on apprend surtout qu'AJ Cook s'est fait refaire le nez, que n'importe quel acteur qui interprète un ado brun chevelu des années 70 se doit de ressembler de façon contractuelle à Michael Kelso (et que That '70s show a fait beaucoup de mal), que Jennifer Morison fait tout pour imiter Kirsten Dunst, et que Hayden Christensen jouait déjà comme une savate bien avant Anakin.

En bref : ce film est chiul.

Finalement, j'aurais mieux fait de regarder Le Pacte des Loups, au moins, pas de déception : je savais où je mettais les pieds !

Publié dans film

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Fab 01/02/2014 16:10

J'adore cette critique, voilà c tt