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LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LÉON de Jonathan Barré [critique]

Découverts ici avec leurs sketchs dans Very Bad Blagues et leurs folles soirées du Palmashow sur D puis C8, David Marsais et Grégoire Ludig s'étaient déjà largement imposés comme les dignes héritiers de la grande époque des Nuls, des Inconnus ou même de Kad et O : une relève qu'on espérait plus, une sorte de sauveurs dans une télévision qu'on croyait définitivement perdue.

Grégoire et David osent rire de tout, se foutent allègrement de la gueule de tout le monde et surtout du bon sentiment, de l'angélisme et de la consensualité.

Bref, Grégoire et David sont des sales gosses biberonnés à toutes ces références hautement intellectuelles de la génération née dans les années 80. Et comme nous aussi, ça tombe plutôt bien.

Alors quand on a su qu'ils préparaient un long métrage, on était un petit peu tout fébriles : fébriles d'excitation mais aussi d'inquiétude. Parce que l'exercice est périlleux, parce qu'on peut difficilement envisager avec recul et dérision un projet d'une telle envergure et que quand on aime bien quelqu'un, on a sacrément la trouille de le voir se viander.

Donc ni une, ni deux, et quelques 4 semaines après sa sortie en salle (le temps de trouver un arbre auquel attacher les enfants), nous allâmes voir LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LÉON, la peur d'être déçus chevillée au corps et pas tout à fait certains du résultat mais en se disant qu'après tout, j'avais récemment bien raqué ma place de ciné pour l'autre connerie de Ron Howard et que 24,60€, c'était pas si cher payé pour encourager ces gars-là.

Alors même s'il met un poil de temps à démarrer, suffisamment pour nous faire serrer les fesses et les dents au début avec cette aspiration caractéristique de quand on voit quelqu'un se blesser (au niveau de la bouche l'aspiration), en craignant le pire (c'est-à-dire une suite de sketchs pas très aboutis et des blancs un peu gênants et laborieux entre chaque), le film trouve finalement son rythme, à notre plus grand soulagement et pour notre plus grande joie (ouais, carrément).

LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LÉON de Jonathan Barré [critique]

Même s'ils abusent un peu des gimmicks et des phrases-choc calibrés pour la cour de récré et même si, format oblige, ils vont nettement moins loin dans l'irrévérence que dans leurs sketchs du Palmashow (domaine dans lequel ils excellent... ça et la parodie aussi), ils mettent tout de même de très bons tacles politiquement incorrects.

Et puis il y a des répliques et des scènes entières qui rendent hommage aux grands comiques comme Bruno Vandelli et aux plus grandes comédies comme LA CITÉ DE LA PEUR, LA GRANDE VADROUILLE, un peu OSS 117 ou RABBI JACOB mais aussi au sublime et prodigieux triptyque, chef-d'œuvre parmi les chefs-d'œuvres et fleuron de la culture cinématographique française : LA SEPTIÈME COMPAGNIE.

Un film de potes, réalisé par un pote, avec tous leurs potes dedans aussi, qui redonne ses lettres de noblesse à l'inénarrable Bernard Farcy, peut-être le seul acteur qui sortait grandi de la saga TAXI et qui, de l'absurde au comique de geste en passant par la satire, le comique de situation ou de répétition, balaie largement et avec talent les registres de la comédie.... Oh et puis merde : c'est drôle, voilà !

Un film qu'on a d'emblée envie de revoir et de re-revoir, parce qu'on sait qu'on découvrira de nouveaux détails à chaque fois, comme quand on était gamins et qu'on matait les films jusqu'à les connaître par cœur, sans jamais s'en lasser.

De mémoire, le dernier en date à nous avoir fait ça, c'était MAIS QUI A TUÉ PAMELA ROSE ? (le premier hein) et c'était il y a 13 ans (bon, y'a peut-être eu FATAL aussi entre temps).

Alors merci, bsahtek les mecs et longue vie au Palmashow !

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