The Amazing Spider-Man 2

Publié le par Elodie

The Amazing Spider-Man 2

Alors oui je l'avoue, oui j'ai un peu honte, oui je n'ai aucune crédibilité en matière de choix cinématographiques, oui je suis comme les gosses, oui j'ai un goût de chiotte mais j'aime la nouvelle franchise Spider-Man signée Marc Webb (pas de vanne).

Non que j'ai particulièrement détesté la précédente trilogie mais je trouve celle-ci plus percutante, plus rythmée, plus "je vais t'en mettre plein la gueule".

The Amazing Spider-Man 2

Alors voilà, le couple Andrew Garfield-Emma Stone est quand même autrement plus charismatique, crédible et sexy (renseignements pris, je peux encore le dire sans passer pour une vieille s*lope sur le retour cougar contrairement à un précédent délire d'ivrognes trentenaires sur Twilight qui confinait limite à la pédophilie) que l'association "plateau de fruits de mer" Tobey Maguire-Kirsten Dunst.

C'est vrai aussi que le côté auto-dérision "je tente des vannes de merde à commenter mes combats" rend le personnage de Spider-Man un peu trop arrogant (sinon insupportable) mais il fallait bien se démarquer de l'autre bulot qui passait son temps à s'autoflageller dans la première franchise et qu'en plus, ça se justifie niveau scénar puisque ça finira tôt ou tard par lui retomber sur le coin du museau (car comme dit l'adage "qui fait le malin tombe dans le ravin").

Combats qui sont, du reste, ultra abusés (mais bon, c'est Spider-Man, merde, c'est pas John McClane qui fait du surf sur l'aile d'un avion à réaction), à se demander si les New-Yorkais ne sont pas un brin suicidaires à observer la scène à 2m derrière des barrières de sécurité qui apparaissent systématiquement comme par magie (en tant que mère de famille, mon premier réflexe, alors qu'un gros méchant terrorise la ville en faisant tout exploser alentour, sera évidemment d'emmener mon fils aux premières loges, déguisé en Spiderman, histoire d'être bien sûre qu'il m'échappe en tentant une action à la con).

Après je peux concevoir qu'un Peter Parker nonchalant, bien dans ses pompes, heureux d'être là, sensuel, marrant et amoureux (on sent bien d'ailleurs qu'ils sont ensemble dans la vraie vie et que ça pourrait déraper à n'importe quel moment) au lieu d'être souffreteux, tout rongé par la culpabilité de la mort de son oncle Ben (pas de vanne !) qu'il devrait être, puisse gonfler les puristes du genre (ça me gonflerait moi aussi si j'en étais une) mais cet aspect a déjà été plus que fouillé précédemment et il s'agit d'un reboot, non d'un remake (d'ailleurs, pourquoi s'acharner sur le 2 alors que c'était pareil dans le 1 ?).

The Amazing Spider-Man 2

À côté de ça, le personnage de Gwen apparaît bien plus fraîche, énergique, naturelle, sympathique, moderne et spontanée (en plus d'être une bombe et d'avoir joué dans "Bienvenue à Zombieland") que celui de cette moule de Mary-Jane (qui puait la passivité et le démêlant à plein nez, en plus d'avoir tourné plusieurs fois pour Sofia Coppola), le méchant n'est pas si mauvais (ça vaut pas le docteur Octopus mais Jamie Foxx est bien meilleur en geek dépressif obsessionnel tendance Dark Sidious qu'en Django) et le Harry Osborn a une bien moins grosse tête à recevoir des coups de pelles que James Franco.

Ok, il ne s'agit bien là que d'un blockbuster de super-héros mais c'est surtout un film qui ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas (contrairement au Noé d'Aronofsky par exemple) : du pur produit de divertissement brut, manichéen à souhait, sans message pédagogique tout pourri, avec une histoire bien prévisible mais qui a au moins le mérite d'être portée par un casting qui y croit, et qui ne vous fera pas péter les neurones mais éventuellement les tympans avec son déluge d'effets pyrotechniques (épileptiques s'abstenir donc).

Publié dans film, blockbuster, enfants, spiderman

Commenter cet article