"Neuf mois ferme" de et avec Albert Dupontel

Publié le par Elod LCH

"Neuf mois ferme" de et avec Albert Dupontel

C'est décidément très difficile d'essayer d'écrire quelque chose qui ne soit pas complètement chiant sur une comédie, surtout quand on apprécie le travail de son auteur (qu'on fait partie des fans de la première heure, qu'on connaît ses spectacles par cœur (même s'il les a fait pour l'alimentaire) et qu'on a vu Bernie au ciné quand on avait (oh putain déjà !!!!) 14 ans).

"Neuf mois ferme" de et avec Albert Dupontel

Sandrine Kiberlain est parfaitement juste dans son interprétation des dialogues (très efficaces au demeurant), un peu moins lorsqu'elle donne dans l'hystérie...

Mais ça reste une très bonne performance pour une actrice française qui ne donne pas envie de lui tirer de grosses claques ou de balancer des objets pointus sur l'écran (ce qui est suffisamment rare pour être notifié).

"Neuf mois ferme" de et avec Albert Dupontel

Outre de grandes scènes plus ou moins drôles, selon la sensibilité humoristique de chacun (le visionnage de la vidéo-surveillance, la tentative de défense totalement irrationnelle par diverses hypothèses qui se voudraient désespérément rationnelles, ou la plaidoirie de Maître Trolos), il existe aussi une vraie dimension comique dans les petits détails (les apparitions de guest avec, entre autres, Jean Dujardin en traducteur en langage des signes qui est évidement parfait (à croire que cet homme excelle dans les rôles où il ferme sa gueule... Le pire c'est que ça n'est même pas vrai : je ne crache ni sur Brice de Nice, ni sur les OSS 117 et c'est sûrement un des moins mauvais dans Le loup de Wall Street de Scorsese), les bandeaux déroulants dans les différents extraits de journaux télévisés, les petites saloperies lâchées ça et là par le réalisateur, qui donnent un caractère beaucoup moins anodin au film).

"Neuf mois ferme" de et avec Albert Dupontel

Le point commun à tout cela, c'est la qualité d'écriture de Monsieur Dupontel, avec une mise en scène qui n'est pas sans rappeler par moment celle de Jean-Pierre Jeunet (l'utilisation abusive du sépia en moins), en bien plus trash donc.

"Neuf mois ferme" de et avec Albert Dupontel

Bref, c'est une comédie, certes, mais pas de celles où on s'esclaffe d'un gros rire bien gras : c'est gore, c'est abusé, c'est hautement improbable, c'est parfois même complètement gratos et hardcore mais c'est aussi incroyablement à la fois tendre, incisif, sensible et humain...

C'est du Dupontel quoi.

Publié dans film, comédie, Dupontel

Commenter cet article