PERCY JACKSON ET LE VOLEUR DE FOUDRE de Chris Colombus qui devrait vraiment songer à arrêter le massacre [résumé & critique]

Publié le par Odi-Wan

C'est l'histoire d'un ado dyslexique, hyperactif et orphelin de père. Autrement dit, c'est l'histoire d'un type chiant, mal élevé doublé d'une grosse brèle et d'une feignasse qui va découvrir que son père c'est Poseidon et que son seul et unique pote est en fait plus ou moins payé pour le protéger.

Alors on ne saura jamais si le sarcasme est volontaire ou pas, car s'il est certain que l'enfant-roi se prend souvent pour un demi-dieu, il est nettement moins évident que les enfants soient dyslexiques car leur cerveau est calibré pour lire le grec ancien (même si ça mérite d'être vérifié, comme ça, juste par acquit de conscience).

Et ça donne une très grosse série Z, avec beaucoup de moyens pas forcément bien utilisés, et un réalisateur de plus en plus outrancier en vieillissant. Mais un peu comme les sous adaptations de Dan Brown par Ron Howard, on se laisse prendre au piège de ce road movie neo mythologique pour les nuls (ou pour les enfants, ce qui revient un peu au même, n'étant pas JK Rowling qui veut), qui s'applique à violer consciencieusement une culture européenne évidemment pas très consentante.

Explications :

Au commencement, Poseidon en mode grand format et en tenue de gladiateur sort de l'eau dans le port de New York, histoire de traumatiser le pêcheur qui cuvait là et qui arrêtera définitivement de picoler après cet épisode marquant de sa misérable vie. Tout ça pour s'ébrouer 10m plus loin en reprenant une taille normale et un look sportswear, confortable et urbain.

Il se rend ensuite tout en haut de l'Empire State Building (le World Trade Center étant indisponible) où l'attend son frère, Zeus, qui lui passe un savon :

– Tu fais chier Posey ! Avec tes conneries on va finir par se faire repérer ! Ça va que le pêcheur que tu as effrayé était alcoolique au dernier degré parce que sinon on était bien la merde...
– Pfff, tu dis ça parce que t'es jaloux parce que ton personnage a pas tenu une saison dans GAME OF THRONES et que moi ça fait 9 ans que je me tape des meufs dans GREY'S ANATOMY.
– Peut-être mais t'es un peu mort comme une merde dans TRAINSPOTTING.
– Et toi dans LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, Boromir de mes couilles.
– Mais euh !!! Tu ajoutes l'insulte à la perfidie, ç'en est trop ! Tu vois ces gros nuages au loin ?
– Ben quoi ? Il va caler. T'as jamais vu la pluie. Je savais que t'étais con mais alors à ce point...
– Putain mais tu le fais exprès, regarde bien !
– Ah ouais, maintenant que tu le dis, y'a pas d'éclair. Tu veux dire qu'on serait dans une sorte de GUERRE DES MONDES mais inversée ?
– Mais non... Papa et Maman t'ont vraiment fini à la pisse. Quelqu'un a volé la foudre Ducon !
– Et tu insinues que c'est moi, vile connard ?
– J'insinue surtout que c'est ton fils en fait.
– Et l'autre oh ! Même pas vrai d'abord.
– Si c'est vrai !
– Non c'est pas vrai !
– Si ! C'est vrai ! Écoute moi bien, dans deux semaines c'est la fête de la musique et si je n'ai pas récupéré mon éclair-doudou, ça va chier. Alors t'as intérêt à me le retrouver parce que si j'entends ne serait-ce qu'une seule note foireuse d'une quelconque reprise d'une chanson de Téléphone ou d'Oasis par des amateurs bourrés à la Kro, ce sera un déchaînement de violence comme t'en as jamais vu !
– Mais pourquoi spécifiquement le 21 juin ?
– PARCE QUE !!!!!!

*Bruit de tonnerre totalement improbable puisqu'il n'y a plus de foudre*

Pendant ce temps, Percy Jackson bat des records d'apnée non homologués dans la piscine de son lycée parce qu'il n'y a que sous l'eau qu'il peut réfléchir (ce qui explique pourquoi il est complètement con tout le reste du temps). Il se rend en cours d'anglais, prétexte narratif pour nous présenter une prof remplaçante (mais qui connaît d'emblée son nom ce qui ne choque personne) et nous montrer par l'habile truchement de l'utilisation de la CGI qu'il n'arrive pas à lire car les lettres se mélangent comme s'il était sous l'eau (à moins que ce ne soit son cerveau qui soit rempli de flotte).

Après un petit passage par chez lui pour nous présenter cette fois-ci son beau-père, stéréotype de tout ce qui se fait de mieux en matière d'immonde gros con misogyne et parasite, et sa mère-courage (qui doit certainement payer le fait d'avoir dépucelé Steve Carell dans 40 ANS TOUJOURS PUCEAU), il se rend, toujours flanqué de son copinou Grover à béquilles, au musée d'histoire grecque et romaine (ce qui justifiera que les noms des différents personnages mythologiques appartiennent tantôt à l'une, tantôt à l'autre civilisation), suivi de loin par son rouquin de paternel divin qui lui parle dans sa tête.

Là, il assiste, les écouteurs ostensiblement vissés dans ses oreilles et la prof remplaçante ridiculement collée à son cul, à un exposé d'un universitaire en forme de Pierce Brosnan en fauteuil roulant qui ne tentera à aucun moment de lui subtiliser son téléphone afin de le carrer profondément dans son séant dans le but hautement pédagogique de lui apprendre le respect à ce petit connard. Au lieu de ça, il insistera lourdement pour qu'il s'intéresse à son cours afin de faire un subtil parallèle entre Persée et Percy. Ce qui permettra aussi au réalisateur, définitivement désireux d'amortir son logiciel d'effets spéciaux, de nous montrer que le gamin sait transposer l'alphabet grec en alphabet latin, mais avec une police hellénisante afin de le déchiffrer de façon totalement intuitive... Contrairement donc aux phrases écrites d'office avec l'alphabet latin qu'il n'arrivait pas à lire précédemment... (c'est à peu près là que j'ai commencé à pleurer du sang en répétant ce mantra : "bordel de merde mais c'est complément con").

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La prof remplaçante, qui n'a certainement rien de mieux à foutre (mais ça ne surprend personne qu'elle soit là), lui demande de la suivre dans une salle à l'écart, sans doute pour mettre à exécution la transformation de son iPhone en suppositoire. Il s'exécute avec toute cette nonchalance abjecte qui le caractérise. Là, elle l'accuse d'avoir volé la foudre et le prie instamment de la lui céder, non sans s'être préalablement transformée en furie dont la laideur effrayante n'a d'égale que celle des effets numériques utilisés pour lui donner vie.

Percy arrive tant bien que mal à s'en dépêtrer grâce à l'intervention de son ami à béquilles et de Chiron, son professeur à roulettes (qui a complètement lâché sa classe, les autres étudiants ayant disparu dans un vortex entre deux pages du scénario). Ils lui disent qu'il est en danger, qu'il doit prévenir sa maman et s'échapper, lui filent un stylo qui se transforme en épée et le fait que son pote soit de connivence avec le prof ne le surprend pas le moins du monde.

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Comme il est donc particulièrement bouché à l'émeri, le pote en question lui fait un petit briefing sur le chemin de sa maison et lui explique que non, il n'est pas vraiment son ami mais son protecteur (ce qui rend pour le coup l'intrigue nettement plus cohérente parce qu'aucun être vivant normalement constitué ne pourrait se lier d'amitié avec une tête à Mawashi-Geri pareille).

Ils récupèrent la mère, savatent le beau-père qui pue et partent en road-trip jusqu'au camp des Sangs-mêlés (plaaaaaagiaaaaaaaat !!!!!!). Dans la bagnole, sa mère lui apprend qu'en gros elle s'est un peu tapé Poseidon, et que si, après le départ du courageux papa, elle s'est mise avec ce super beau-père en particulier, c'est parce qu'il schlinguait tellement qu'il couvrait l'odeur semi-divine du rejeton (Oh, mon, dieu ! Mantra !!!!).

Ils se font attaquer par un Minotaure aussi merveilleusement laid que la furie de tout à l'heure, qui réussit à pulvériser la maman à Percy, incapable de rentrer dans le camp parce qu'elle avait des baskets et qu'ils ne déconnent pas avec le dress-code (à moins que ce ne soit la faute de sa mortalitude). Grover en profitera pour enlever son futal, exhibant deux superbes papattes ornées de sabots (parce qu'en vrai, c'est un satyre), Percy butera la bestiole avec sa propre corne et tombera évanoui.

Ce qu'il y a de bon avec le coma post-traumatique c'est qu'il permet de se réveiller frais comme un gardon, la période de deuil standard s'étant effectuée pendant que le personnage était inconscient.

Grover fait donc faire le tour du proprio à Percy et lui explique que sa dyslexie (parce que son cerveau est calibré pour lire le grec ancien mais en anglais... Ça y est, je rechiale) et son hyperactivité (c'est pour mieux combattre, mon enfant) sont le fruit de son héritage divin (et mon cul, c'est du poulet). Il lui raconte aussi que tous les jeunes gens qui vivent dans ce camp et qui ont approximativement le même âge sont des demis-dieux comme lui, et qu'il y en a d'autres à l'extérieur avec une subtile allusion à la divinité de Barack Obama...

– À l'extérieur, vous voulez dire dans le reste du monde ?
– Euh, quel reste du monde ?
– Non mais je veux dire, en dehors des États-Unis ?
– En dehors des quoi ?!?

Non c'est bon, laissez tomber. Mais peut-on au moins d'ores et déjà en conclure que les Dieux sont de très gros baiseurs ?

Grover montre ensuite à Percy que le professeur James Bond est en réalité un centaure, ce qui explique le fauteuil roulant...

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Non. Non, non, non, non. NON ! Ça n'explique pas le fauteuil roulant. Jamais ! À la limite le baggy et les béquilles pour masquer les pattes de boucs, je peux faire semblant d'y croire (bien que les béquilles ne servent à rien en fait). Mais là, non. Vous arrêtez vos conneries maintenant, ça suffit !

Ils croisent une bande de radasses en bikini qui sont les filles d'Aphrodite (traduction : des putes), que Grover s'empresse de rejoindre pendant que Percy essaie d'établir une corrélation rationnelle entre un corps de cheval et une chaise roulante.

Le satyre revient les couilles vides et le cœur léger, ils rencontrent Annabeth, la fille d'Athena et de The Rock dans SAN ANDREAS (que de choix judicieux dans sa jeune carrière...), qui est méga trop bonne et trop forte (et hop, on assure le fan service masculin ET féminin !).

S'ensuit une sorte d'épreuve de mi-Kohlanta mi-HUNGER GAMES avec un étendard à récupérer. Percy se retrouve dans l'équipe de Luke, le fils d'Hermes un poil trop prévenant pour être honnête (car contrairement à ce que la qualité des costumes pourraient laisser présager et au risque de décevoir, le film n'est en fait pas du tout un porno gay) et qui aime enfoncer des portes ouvertes :

Tiens voilà un casque, ça te protégera la tête. Et ça, c'est une épée, ça sert à se défendre.

À sa décharge, c'est à Percy qu'il s'adresse...

Finalement, Percy et Annabeth se retrouvent près d'une rivière et doivent s'affronter pour choper cette connerie de drapeau. Elle commence par lui laminer la gueule mais comme il a le pouvoir de se soigner avec de la flotte (il est homéopathe ?), il se relève. Revigoré (faut dire que l'eau d'une rivière, ça fouette le sang), acclamé ou conspué par une foule de ses pairs dont aucun membre n'aura l'idée d'aller piquer l'étendard pendant la baston, il va latter moult demi-dieux figurants puis Annabeth et remportera la victoire... Face à des gens surentraînés. De deux choses l'une, soit leurs profs sont vraiment des brelons, soit :


– Euh... Donc on va même pas faire semblant qu'il va en chier et qu'il va devoir bosser pour apprendre au moins l'humilité ?
– Non.
– Même pas un peu ?
– Non.
– Bon.

Pire : comme elle s'est pris une branlée, Annabeth lui dit qu'elle ressent des sentiments très forts à son égard... De l'amour ? De la haine ? Mais quel suspens insoutenable !!!

Pendant la veillée, Hades pointe le bout de son petit nez en trompette par le biais du feu de camp en faisant exploser tréteaux et barbecue (est-il nécessaire de mentionner les effets spéciaux ?). Il annonce que c'est lui qui a envoyé le Minotaure lanceur de bagnole pour capturer sa belle-sœur et ainsi forcer son neveu Percy à lui donner la foudre qu'il a volée contre quoi il lui rendra sa mère qu'il retient prisonnière des enfers.

Percy décide donc d'aller expliquer à Hadès qu'il y a un malentendu, histoire de récupérer sa maman. Pour ce faire, il monte une équipe en lousdé avec Annabeth (qui doit certainement le haïr), Grover le satyre, et des baskets volantes, un bouclier rétractable en bronze qui doit peser un âne mort et une carte du maraudeur (plaaaaaaaagiaaaaaaaat) offertes par Luke le fils d'Hermès, qui leur explique qu'avant toute chose, il leur faut récupérer trois perles qui leur permettront de quitter les enfers une fois leur mission accomplie.

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Sauf que si chacun a besoin d'une perle à la con pour quitter les enfers, pourquoi trois alors qu'ils seront censés être quatre ? Après la logique, ce sont les mathématiques qui prennent un violent coup dans les gencives !

Ainsi, ils prennent la route avec "Highway to Hell" à fond (oui, ils ont osé). Première étape : une pépinière remplie de cadavres pétrifiés par une Uma Thurman qui joue une Méduse en Skaï avec une perle au poignet. Ils s'en sortent grâce à un attentat au pickup belier et le placement produit d'un téléphone Apple qui peut aussi être utilisé comme miroir. Et puis après Percy décapite la Méduse. Ils emportent sa tête dans le sweat-shirt de Grover "jusqu'à ce qu'ils aient de la glace" sauf qu'ils n'en auront jamais ce qui ne posera aucun problème de sens ni de putréfaction.

Deuxième étape : le fameux Parthenon de Nashville et sa perle sur la couronne de la gigantesque statue d'Athena. Après avoir passé une heure juchés sur les chiottes en attendant la fermeture du monument, ils envoient des fléchettes hypodermiques pour endormir "les américains de la classe laborieuse" qui s'amusent à nettoyer les locaux. Percy saisit ainsi l'occasion de s'amuser avec les godasses ailées. Mais les types du nettoyage étaient en fait l'hydre de lerne. Percy fera un barrage avec de la flotte et Grover tuera la créature grâce à la tête coupée parfaitement conservée d'Uma Thurman.

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Troisième étape : Las Vegas qui, selon Grover est une "destination géniale" (pour les putes, les jeux, l'alcool ou les mariage express ?). Ils bouffent une fleur de lotus et décident d'abandonner la mission pour faire la teuf, un peu comme s'ils étaient prisonniers de l'île du plaisir comme dans LES DOUZE TRAVAUX D'ASTÉRIX (ou les lotophages de la vraie mythologie), le tout sans pognon, sans jamais changer de fringues et sans que personne ne soit interloqué de voir un type avec des pâtes de bouc. Mais les voix dans la tête de Percy le font revenir à la réalité, il se rend compte que les clients du casino ne vieillissent pas et qu'ils sont tous bloqués dans l'espace-temps dans lequel ils étaient au moment de leur arrivée (ce qui ne pose aucun problème de look par ailleurs... Ou de prise de conscience lors d'éventuelles interactions avec des êtres humains issus d'une autre époque...). Après un rapide sevrage, il récupère ses potes et la perle à la roulette.

Enfin leur carte magique (plaaaaaaa. Oh toi ta gueule !) leur indique l'entrée des enfers. Ils payent un vieux Jedi à capuche avec les drachmes piqués dans la fontaine de la jardinerie de Méduse et Charon leur fait traverser le Styx en barque, au milieu des espoirs perdus de la Divine Comédie. Ils rencontrent Persephone-Rosario Dawson et Hades qui libère la mère de Percy mais tente ensuite de les jeter en pâture aux âmes damnées. Dans le bordel ambiant, le bouclier de Percy tombe et se brise, laissant apparaître le doudou-éclair de Zeus à l'intérieur. Hadès s'en empare mais Persephone le lui pique et libère les prisonniers. Comme ils n'ont que trois perles et qu'ils sont quatre, Grover se dévoue bizarrement pour rester avec Persephone la chaudasse qui est fort bonne (et son époux fort inconscient).

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Ils écrasent les perles avec pour destination l'Olympe et se retrouvent en haut de l'Empire State Building, parce que c'est parfaitement logique que l'ascenseur menant au royaume des dieux grecs se trouve à New York (Mantra, mantra !). Il leur reste 10mn avant que les premières reprises de RadioHead ne retentissent. C'est là que surgit Luke. Après une baston bien merdique sur les toits, Percy utilise les citernes pour défoncer son agresseur, fait un lancer de trident et de Luke dans l'Hudson et récupère l'éclair.

Annabeth et Percy rejoignent l'Olympe (sa mère portant toujours des baskets), ils sont tout petits et les dieux sont très grands ce qui est presque aussi ridicule que dans GODS OF EGYPT, ils rendent son doudou à Zeus, entraperçoivent le compteur à grossesses dans un coin, balancent que Luke a volé la foudre parce qu'il n'avait pas connu son papa même que c'est pas très gentil quand même, demandent à Zeus de faire sortir Grover des enfers, Annabeth fait "coucou" à sa maman Stella de CSI NEW YORK (fallait jouer dans une série pour avoir une chance d'intégrer le casting des dieux ?) et Zeus accepte que Poseidon parle à Percy. Percy tape sa crise :

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– Pourquoi tu m'as abandonné ? Pourquoi tu n'as pas voulu devenir mortel ?
– Et bien je dirais que la question contient la réponse...
– T'es vraiment trop nul comme père, en plus d'être roux.
– Non mais attends, moi je voulais rester et m'occuper de toi et abandonner tes 18 465 demi-frères et sœurs que j'ai eu à travers le monde avec d'autres mortelles. Et c'est d'ailleurs une idée qui ne m'avait jamais traversé l'esprit avec la flopée de gamins que j'ai pu avoir par le passé. Mais c'est ton tonton Zeus qui a pas voulu.
– Oh le salaud !
– Oh oui, je te le fais pas dire... Mais tu sais , je serai toujours dans ta tête quand tu en auras besoin. Et puis dans des moments gênants aussi.

Et ils échangent une poignée de main aussi émouvante que franche et virile.

Percy quitte sa mère, regagne le camp et retrouve Grover de retour des enfers avec des petites cornes de satyre pubère, et Pierce Brosnan, le centaure au service de sa majesté, lui envoie des signaux contradictoires :

Tu as désobéi... c'est bien ! Tu es une star de l'Olympe... Mais pour moi tu n'es qu'un petit branleur.

Ce qui n'est pas totalement faux.

Enfin Percy part s'adonner à une séance de préliminaires à l'épée avec Annabeth dans un travelling arrière aérien digne des meilleurs téléfilms.

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Publié dans film, enfants, mythologie, fantasy

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Nio 12/01/2017 16:43

Moi j'avais trouvé ça cool.... °_°
*va se cacher de honte sous une couverture...*

Odi-Wan 12/01/2017 18:01

Mais non enfin ! Tu étais jeune et insouciant, voilà tout ;)

coucousine 30/12/2016 21:39

Mais il me semble que J.K R a fait des emprunts à la mythologie. C'est une grande compulseuse.

Odi-Wan 30/12/2016 23:21

Tout à fait !