GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]

Publié le par Odie soit qui mal y pense

GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]

Comme prévu ça partait très, TRÈS mal : entre les effets spéciaux pourris, la surabondance d'images de synthèse, les combats et les ralentis excessifs...

... le gros plagiat de Meereen dans GAME OF THRONES (oh mais attendez : à moins que Meereen ne soit en réalité allègrement pompée sur l'Egypte ancienne ! ) pour la facticité des décors et des costumes dont la richesse outrancière et clinquante frise la vulgarité tapageuse façon péplum 2.0 (mais sans Daenerys dedans (bien que la petite Zaya envoie son quota de pâté) et avec un Jaime Lannister qui se serait perdu)...

GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]

... la population locale un poil trop caucasienne, les conversations totalement artificiellement emphatiques, et l'association malheureuse du surréalisme et du premier degré... Le résultat aurait aisément pu filer au mieux la nausée, au pire des envies de mort (meurtre ou suicide chacun son truc).

Et puis, lentement mais sûrement, le film glisse vers le nanar pas assumé par tout le monde mais un peu assumé quand même, comme si, au fur et à mesure de la production, des gens avaient eu une fulguration de lucidité et s'étaient rendu compte de la grosse daube qu'ils étaient en train de tourner (bon à part Gérard Butler qui a dû prendre un truc à l'époque de 300 qui fait qu'il est resté perché pour prendre tout ça aussi sérieusement).

GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]

Et ça donne un film de série Z très mauvais, certes, mais tellement mauvais qu'il en devient drôle !

GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]

Enfin jusqu'à un certain point.

En effet, je veux bien tout supporter : les dieux égyptiens anthropomorphes blonds au yeux bleus, les ailes coupées qui se transforment en persiennes, les dialogues improbables comme...

Fils préféré d'un fils préféré !

Bien envoyé, ça c'est de l'insulte Leonidas ! Sauf que, techniquement, c'est "fils unique d'un fils préféré", à la rigueur.

Ou comme...

– Ma quête n'est pas la vengeance mais de sauver mon peuple.
– Arrête de te complimenter : il te reste encore des gens à sauver.

... Mais, mais... Quoi ?!?

... la compensation de l'excès de testostérone par des décolletés plus qu'ostentatoires...

GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]
GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]

... le Niko(laj Coster-Waldau) toujours aussi sosie de Charmant dans SHREK (même aveugle, même borgne, même en jupette en cuir) qui (comme Jon Snow, Cersei et Robb Stark) ne déroge pas à la loi qui veut que tout acteur de GAME OF THRONES merde dans les grandes largeurs ses choix de carrière cinématographique, l'érection d'un très-très gros phallus en hommage à Râ, le même Râ qui combat nuit après nuit un Apophis en forme d'anus denté (ou de gueule de lamproie) à bord de sa jonque interstellaire...

GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]

... l'animation aux disproportions degueulasses (Peter Jackson et ses hobbits n'ont pas fait que du bien), les métamorphoses en bestiaux en armure rococo à la STARGATE ou LA MOMIE qui auraient croisé TRANSFORMERS et SAINT SEIYA (voire LE CINQUIÈME ÉLÉMENT), l'héroïne qui a un prénom de prostipute mineure à footballeurs de l'équipe de France...

GODS OF EGYPT d'Alex Proyas [critique]

... le héros qui ressemble à s'y méprendre au fils caché de Pippin et Merry qui aurait abusé du shake de Whey, les postures et les mimiques parfaitement naturelles, l'outrage, le saccage voire le viol collectif de toute forme d'héritage culturel de la civilisation égyptienne antique, mais il y a des choses immuables, des choses sacrées, des choses auxquelles on ne doit pas toucher :

Les réponses en "dans ton cul" !

– Où est Horus ?
– Dans ton derrière.

NON !

Parce que je peux transiger sur plein de trucs (comme répondre "dans ta poche" à des enfants qui demandent pour la 15ème fois "on colle où ?", par pure vénalité ou contrainte professionnelle (c'est la même chose), pas par déontologie, faut pas déconner) mais oser prononcer cette ignominie pour pouvoir conserver un quelconque visa tout public relève du sacrilège !

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Nio 11/04/2016 00:44

"l'érection d'un très-très gros phallus en hommage à Râ, le même Râ qui combat nuit après nuit un Apophis en forme d'anus denté (ou de gueule de lamproie) à bord de sa jonque interstellaire..."

C'est horrible j'ai presqu'envie de le voir maintenant. :/

Odie soit qui mal y pense 11/04/2016 08:11

On a tous une bonne raison pour aller voir ce genre de films ;p