CINQUANTE NUANCES DE GREY de EL James [critique]

Publié le par Elo

Quoi de neuf dans le monde merveilleux des Best Seller ?

Réponse : rien !

Car oui, il ne se passe absolument rien dans "50 nuances", ou plutôt toujours la même chose (ils ont faim : ils baisent ; ils se frôlent : ils baisent ; il fait jour : ils baisent...), racontée inexorablement dans le même ordre avec un vocabulaire d'une pauvreté affligeante et des tournures syntaxiques dignes d'une rédac de fin de cours moyen (et c'est salaud pour les élèves de CM !).

Ou alors j'ai été victime du syndrome "lost in translation" (étant une buse dans la langue de Shakespeare, je ne l'ai donc pas lu en anglais). Et là, soit la traduction a été confiée à un lamantin poliopathe bourré (ce dont je doute mais qui expliquerait bien des choses), soit je félicite chaleureusement la personne qui s'est attelée à cette lourde tâche car l'expérience a dû être terriblement douloureuse...

Ou l'art de traduire, sans se tirer une balle / sombrer dans la dépendance aux narcotiques / traquer l'auteure pour la séquestrer dans une cave (en gardant à l'esprit que la fin justifie les moyens et qu'il faut bien bouffer), le journal intime d'une grosse pucelle, qui n'a plus ni l'âge ni les convictions pour l'être... Et qui, pour quelqu'un ayant obtenu un diplôme supérieur de littérature, manque cruellement de lettres justement !

CINQUANTE NUANCES DE GREY de EL James [critique]

Ou l'on comprend donc l'importance du travail d'éditeur.

En effet, à la lecture du roman, on se demande très souvent si l'auteure n'est pas complètement en roues libres tant il y a de redites et d'incohérences !

Ou l'on comprend aussi à quel point il est difficile d'écrire un livre !

CINQUANTE NUANCES DE GREY de EL James [critique]

Page 469 :

"Serrant le rebord de la baignoire..." (ligne 1), "la peau trempée et glissante..." (ligne 4), "et l'eau déborde autour de nous..." (ligne 18), "ça gicle de partout, à l'instar de ce qui se passe à l'intérieur de moi. Et je m'en fous complètement..." (lignes 20 à 22).

(Elle se rend compte qu'elle l'aime, bla-bla-bla : lignes 23 à 27 / Ahhhhhhh, elle jouit : lignes 28 à 30 / Ahhhhhhh, il jouit : lignes 30 à fin de la page).

Page 470 :

"Nous restons allongés dans le lit (...), nus (...), couverts par le drap" (lignes 1 à 3).

What The F*ck ?!?

(PS : Traduction très approximative non officielle)

CINQUANTE NUANCES DE GREY de EL James [critique]

Je demeure tout de même curieuse (même si je ne m'y précipiterai pas comme une furie, la culotte à la main) de voir ce qu'ils vont bien pouvoir en faire au ciné...

Car, s'ils veulent rentrer dans leurs ronds, ils seront forcés de censurer les scènes de f*on.

Il ne restera alors que les "réflexions" d'Ana et franchement, pour le coup, ça peut être encore plus (involontairement) drôle que l'adaptation de Twilight !

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La fée lubrique 06/08/2014 17:32

Excellente critique! J'aime beaucoup votre façon d'écrire et je partagerais votre article avec graaand plaisir^^

EloDlch 06/08/2014 17:40

Merciiii !
Excellent pseudo ^_^