Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
DLCH

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 3 [résumé]

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 3 [résumé]

Précédemment dans l'épisode 2 de la Saison 4 de THE AFFAIR :

PART ONE (Cole) / PART TWO (Alison)

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 3 [résumé]

INTRO

Nos trois tourtereaux roulent à bord de la jeep conduite par Cole qui a mystérieusement switché sa place du mort avec Noah depuis l’épisode précédent.

Là, Anton, le rebelle à capuche, fait un petit rappel des états de service d’Alison pour montrer qu’il a tout bien compris aux trois premières saisons et c’est vrai que mis bout à bout, ça sonne quand même très légèrement fieffée salope :

Donc en fait elle était mariée avec toi, elle t’a trompé avec lui, et ensuite elle est tombée enceinte de toi quand elle l’a trompé lui mais elle lui a fait croire à lui que ton bébé était le sien ?

Oui voilà, en gros, c’est ça.

Cole reçoit un appel sur son portable ce qui pose véritablement la question de la nécessité d’utiliser une putain de cabine téléphonique dans le premier épisode de la saison. Athena, son ex-belle-mère, lui explique que si Alison s’est barrée volontairement, elle n’a emporté aucune de ses affaires et que le dernier coup de fil qu’elle a passé était pour Ben, 3 jours avant. C’est ainsi que Noah découvre l’existence d’un nouvel homme dans la vie de la rouquine, un homme marié de plus comme le fait d’ailleurs très justement remarquer Anton, le roi de la déconne.

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 3 [résumé]

PART ONE : NOAH.

Les collègues de travail de Noah ne sont pas très-très d’accord avec les méthodes ultra répressives de la nouvelle proviseur. Il se joutent donc verbalement entre racisme et pédagogies alternatives, et Noah passe encore pour un gros faisan car il est le seul à ne pas avoir compris que le rebellito de sa classe n’est autre que le fils de la-dite proviseur, qu’elle a forcé à repiquer pour l’exemple, en mode tolérance zéro pour tous.

Il tente ensuite d’aller défendre son élève auprès de sa proviseur de mère directement dans son bureau parce qu’il ne se sentait sans doute pas suffisamment humilié. Mais il s’en fout Noah, il a une si haute opinion de lui-même qu’il est plus fort que la honte Noah ! Il lui explique qu’Anton est doué et qu’il a un avenir, comme si elle était bouchée à l’émeri et qu’elle n’était pas déjà au courant, et elle lui balance en substance que s’il se revoit dans ce gamin et qu’il lui prédit la même réussite que lui, et surtout qu’il considère que c’en est une :

Non merci, sans façon, je n’en ferai rien.

Quoi ?!? Se marier pour l’argent avec une maniaco-dépressive et foutre sa famille en l’air 25 ans plus tard pour écrire 50 NUANCES DE ROUSSE, manquer de se taper sa fille dans un jacuzzi et se retrouver en taule pour ensuite devenir schizophrène et se taillader la jugulaire n’est pas ce que toute mère souhaite pour son enfant ?

En classe, Noah se la joue Robin Williams période CERCLE DES POÈTES DISPARUS et incite ses élèves à se révolter contre le programme de littérature un poil trop whitewashé alors que c’est lui qui, de son propre aveu, leur a foutu le fameux bouquin incriminé dans les pattes afin de les préparer à l’université, histoire qu’ils ne soient pas démunis, comme lui en son temps, lorsqu’ils y seront confrontés...

– Car il est comme ça Noah, altruiste et bienveillant.
– Mouais... Et il ne pense pas une seule seconde que ses élèves ne feront pas tous une fac de lettres et il ne ramène surtout pas toujours tout à lui.
– Mais nan : t’as rien compris ! C’est parce qu’il ne fait cours que pour Anton, les autres on s’en tamponne !
– Et à quel moment c’est réaliste de réussir à faire cours pour un seul élève sans que les autres te mettent la misère ?
– Euh... C’est une série majoritairement de cul, pas un drame social et faut bien meubler.

C’est pas faux.

Ni une ni deux, Anton reçoit le message 5 sur 5 et sort de la classe en braillant à la révolution et « Ô capitaine, mon capitaine », immédiatement suivi par tous les élèves de l’école qui, comme tous les vrais lycéens, sont toujours prompts à s’engager dans des combats politiques (ou à sécher les cours accessoirement). La proviseur et les agents de sécu sont débordés, la foule en délire sort sur le parvis du bahut et, comme on est toujours à Compton, la police débarque avec pour seule intention de tabasser du latino et du noir comme il est explicitement stipulé dans leur contrat de flics américains. Mais ils y renoncent, devant les supplications de la proviseur et de Noah (les autres profs ayant subitement été aspirés dans une faille du continuum espace-temps). Les journalistes débarquent à leur tour et Noah se sent obligé de voler au secours de la proviseur en expliquant qu’il ne s’agissait pas d’une rébellion contre l’établissement mais contre l’injustice des programmes, que c’était en réalité un exercice pédagogique visionnaire parfaitement encadré par lui-même.

Un peu plus tard et après avoir expliqué à cette salope de méchante Helen au téléphone qu’il passerait prendre les enfants lendemain matin pour les emmener à l’école, il retrouve ses deux jeunes collègues dans un bar pile-poil là où la faille les avait teleportés un peu plus tôt. On comprend alors que la jeune prof qui préférait le dialogue à la sanction en début d’épisode briguait surtout le poste de proviseur et que c’est peut-être un brin pour ça qu’elle ne peut pas saquer la nouvelle. Passe alors aux infos l’interview de Noah qui n’est pas présenté comme un prof lambda ex-taulard mais comme le nouveau chef de l’établissement. La proviseur débaroule dans le rade pour le féliciter (les nouvelles vont hyper vite) et elle se fait envoyer chier par les nouveaux copains du grand pédagogue. Par solidarité générationnelle et par lassitude de tenir la chandelle, Noah décide de la rejoindre au bar. Là ils discutent à cœur ouvert nécessité disciplinaire et parcours de vie plus ou moins merdiques et ce qui devait arriver, arriva : ils se roulent des grosses pelles sur le parking avant de se raisonner mutuellement, pour le moment.

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 3 [résumé]

PART TWO : HELEN.

Helen et Vik sont assis, prostrés dans la voiture sur le parking de l’hôpital. Enfin c’est surtout Vik qui est prostré car Helen, comme à son habitude, cède à son naturel plutôt expansif (et c’est un doux euphémisme) : elle chiale, elle morve, elle parle sans discontinuer et absolument tout en Vik, chaque petite parcelle de son être (et de celui des téléspectateurs en présence), lui hurle de bien vouloir fermer sa gueule. Parce que c’est complètement ce dont quelqu’un qui vient d’apprendre qu’il est gravement malade a besoin : une personne hystérique qui se noie dans ses propres logorrhées pour combler son vide intérieur.

On apprend donc que Vikram est atteint d’un cancer et qu’il refuse tout traitement. Alors Helen insiste. Alors Vikram refuse encore. Alors Helen re-insiste. Alors la voisine barrée leur propose de venir à une cérémonie de hippie de la Lune guérisseuse en Mercure. Alors ils refusent. Alors Helen demande à Vikram s’il compte quand même aller à la cérémonie de l’académie de médecine prévue le soir même. Alors Vikram lui demande pourquoi. Alors Helen lui rappelle qu’il va sûrement mourir et que c’est peut-être pas trop-trop le moment de faire la teuf. Alors Vikram lui répond que c’est plutôt Noah qui est expert en soins palliatifs d’habitude et qu’ils commencent à faire chier à la prod avec leurs échanges de scénaristes. Alors Helen insiste. Alors Vikram lui rétorque que la-dite fête est un tout petit peu en son honneur et que c’est pas parce qu’il va crever qu’il n’a pas le droit de récolter les fruits de toute une vie de travail acharné au sein du service pédiatrique de divers hôpitaux. Alors Helen ferme momentanément sa gueule. Alors Vikram demande à Helen de faire un enfant. Alors Helen dit qu’elle voit pas le rapport. Alors Vikram s’en va. Alors Helen chiale. Alors Noah arrive comme un poil de cul sur la soupe pour emmener les enfants à l’école (cherchez pas : c’est le seul élément qui relie les deux parties de l’épisode).

Bref, Helen va chez son psy, elle n’est pas du tout concentrée, elle insiste lourdement pour qu’il fasse jouer ses relations pour que Vikram puisse bénéficier d’un traitement expérimental qu’il refusera de toutes façons.

– Vous savez Helen, si vous l’aimez, il faudrait peut-être songer à mettre votre côté control freak en veilleuse et à respecter ses choix même s’ils ne vous semblent pas raisonnables.
– Mais qui vous dit que je l’aime ?
– Ah ben voilà, enfin : on avance ! En fait vous n’en avez strictement rien à cirer que Vikram crève. Ce qui vous fait peur, comme une sacrée connasse égoïste et égocentrique, c’est de vous retrouver toute seule parce que vous savez que, irrémédiablement, vous allez retourner vers Noah.
– ...
– J’ai bon ?
*bruit de portière qui claque et de bagnole qui démarre*

Oui, je crois que tu as bon.

En guise de démenti, elle se rend donc chez Noah pour récupérer les gosses qui étaient pourtant censés être à l’école. Elle met la musique à fond en mode balek et lui sort son grand numéro de gamine de 50 berges révoltée et capricieuse qui s’en fout de tout à grand renfort de moues boudeuses et rebelles qui crient :

INTÉRESSE-TOI À MOI ! HÉHOOOO ! INTÉRESSE-TOI À MOI ! MOI MOI MOI MOI MOUAAAAAAAAAAA !!!!!!!

Mais comme Noah la connaît légèrement par cœur, il s’en bat joyeusement les grelots. Même que ça le ferait plutôt marrer en fait.

Arrivent le soir et les pediatric awards. Vikram implore Helen de ne surtout pas parler de sa mort prochaine à ses parents... ce qu’elle s’empresse de faire dès qu’il a le dos tourné. Sauf que sa belle-mère prend la nouvelle avec beaucoup de philosophie et de dignité, un peu comme une indienne, ce dont Helen est visiblement incapable. S’ensuit une bonne grosse engueulade où Vikram sort enfin de sa torpeur et où il explique à sa gonzesse qui a toujours pété dans la soie que s’il en est arrivé là, c’est grâce à tous les sacrifices que ses parents ont fait et qu’ils avaient peut-être le droit d’en profiter avant d’apprendre que toutes leurs privations seraient bientôt réduites à néant.

Parce que c’est d’un cancer du pancréas qu’il souffre et qu’il n’est nul besoin d’être médecin pour savoir que ça pue du cul niveau espérance de vie à court terme.

Du coup Helen accepte l’idée du bébé et prend rdv chez le gynéco. Dans la salle d’attente, elle demande à une des patientes sous quel président elle est née, histoire d’avoir confirmation que la gamine est bien plus jeune qu’elle parce que ça ne se voyait sans doute pas suffisamment à l’œil nu...

Parce que s’il y a bien un truc largement plus emmerdant que de mettre au monde un enfant qui grandira sans son père, c’est bien de se sentir plus vieille que les autres futures parturientes.

À suivre...

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :