LA RAGAZZA NELLA NEBBIA de Donato Carrisi (VO & VF)

Publié le par Odi-Wan

LA RAGAZZA NELLA NEBBIA de Donato Carrisi (VO & VF)

Ogni somiglianza al titolo di un film con Sigourney Weaver è puramente casuale.

Ciò che mi affascina con il Signore Carrisi è che dopo 5 opere, riesce sempre a sorprendermi.

Così questo romanzo non è né il seguito delle avventure di Mila Vasquez (IL SUGGERITORE e L'IPOTESI DEL MALE), né quello delle tribolazioni di Sandra e Marcus (IL TRIBUNALE DELLE ANIME e IL CACCIATORE DEL BUIO) e tanto meno quello de LA DONNA DEI FIORI DI CARTA.

Si tratta di un thriller con un nuovo ambiente (un paese di montagna rispetto alle metropoli e le loro vicinanze dei romanzi precedenti) e nuovi personaggi :

Avechot, paesino smarrito nelle Alpi, una notte di febbraio.

L'agente speciale Vogel è stato vittima di un incidente stradale. È coperto di un sangue che non è il suo e sembra di avere perso la memoria. Ecco perché si ritrova nell'ambulatorio dello psichiatra locale e si mette a fare il racconto degli eventi trascorsi durante gli ultimi due mesi :

Anna Lou Kastner, una sedicenne con i capelli rossi (come se non fosse già abbastanza difficile da assumere) è scomparsa poco prima di Natale.

Il caso gli è stato affidato.

Il suo metodo è così semplice come estremamente cinico : coinvolgere i media nel caso per manipolare l'opinione pubblica e accessoriamente scovare o la ragazzina o il colpevole (se ci sia un colpevole).

Ma il metodo ha le sue limiti e funziona fino a un certo punto...

LA RAGAZZA NELLA NEBBIA de Donato Carrisi (VO & VF)

Ritroviamo i temi importanti per l'autore : il confine tra il bene e il male, la differenza tra l'apparenza e la verità, tra ciò che si mostra e ciò che si nasconde, e la manipolazione della mente umana... E che non sono i peggiori stronzi ad essere i più grandi psicopatici !

Ma ciò che mi appare davvero nuovo è che il personaggio principale non sia del tutto simpatico, mentre i precedenti, anche se fossero più o meno nevrotici (se non addirittura psicotici), avevano sempre un lato della loro personalità al quale affezionarsi. Dando al suo eroe un aspetto a priori meno liscio (nel senso che non è una figura davvero positiva, che non provoca empatia) l'autore offre alla sua storia un carattere più acerbo, più ironico, più duro, più intransigente e più sarcastico del solito.

Per di più, il fatto che l'autore sviluppasse diversi punti di vista intrecciati nella trama e che non accentrasse l'attenzione su un unico personaggio contribuisce a dare questa visione sempre più maliziosa dell'anima umana, che si nasconde anche a se stessa i suoi lati più scuri.

LA RAGAZZA NELLA NEBBIA de Donato Carrisi (VO & VF)

Però, c'è una specie di paradosso perché questo romanzo mi sembra più saggio degli altri, nel senso ch'è più freddo (con questa logica implacabile del trattamento (linciaggio ?) mediatico e questo modo totalmente disumanizzato di condurre l'indagine), più cerebrale e meno nell'azione pura : la storia si stende pian piano ma decisamente fino al punto in cui il lettore si ricorda ciò che si era dimenticato, cioè che sta leggendo un thriller di Donato Carrisi e che prima o poi, si prenderà un pugno nella faccia...

E che pugno ! L'autore riesce a seminare i dubbi nella coscienza del lettore, ad addormentare la sua vigilanza per concludere la sua opera in una specie di fuoco d'artificio di colpi di scena che sentiamo arrivare, che sappiamo che siano per accadere e che ci fanno ancora irrimediabilmente accelerare il ritmo del cuore fino all'ultima riga.

Finalmente, direi che si deve davvero provare ad afferrare lo sviluppo della storia (anche se questa testa di cazzo di Vogel vi dà voglia di essere violente contro di lui) perché come sempre con Donato Carrisi, ogni particolare ha un senso e la sua utilità per capire l'insieme dell'opera e aiutare l'autore a raggiungere il suo scopo... Cioè picchiare ultimamente e violentemente il lettore in pieno viso !

E poi si richiude il libro sentendosi profondamente sporco, perduto, disilluso e disperato rispetto alla crudeltà della natura umana... Ed anche deluso e frustrato di averlo già finito.

Intervista Donato Carrisi

LA RAGAZZA NELLA NEBBIA

Gageons qu'après L'IPOTESI DEL MALE (traduit par L'ECORCHEE) et IL CACCIATORE DEL BUIO (MALEFICO en VF... ?!?) celui-ci ne sera pas traduit par LA JEUNE FILLE DANS LA BRUME (toute ressemblance avec un titre de film avec Sigourney Weaver serait totalement fortuite) mais par LA JEUNE FILLE DANS LE BROUILLARD (qui pourrait faire penser à une version girly d'une bonne grosse gueule de bois façon VERY BAD TRIP).

Ce qui me fascine chez Monsieur Carrisi c'est qu'après 5 opus, il parvient toujours à me surprendre.

Ainsi, ce roman n'est ni la suite des aventures de Mila Vasquez (LE CHUCHOTEUR et L'ECORCHEE), ni celle des tribulations de Marcus et Sandra (LE TRIBUNAL DES ÂMES et MALEFICO) et encore moins celle de LA FEMME AUX FLEURS DE PAPIER.

Il s'agit ici d'un thriller dans un nouvel environnement (un village de montagne et non une métropole et ses alentours comme dans les précédents) et de nouveaux personnages :

Avechot, bled paumé dans les Alpes, une nuit de Février.

L'agent spécial Vogel a été victime d'un accident de bagnole. Il est couvert d'un sang qui n'est pas le sien et il semble avoir perdu la mémoire. C'est pourquoi il se retrouve dans le cabinet du psychiatre local et il se met à raconter les évènements qui se sont déroulés durant les deux derniers mois :

Anna Lou Kastner, une rouquine de 16 ans (comme si c'était pas déjà suffisamment difficile à porter), a disparu peu avant Noël.

L'affaire lui a ainsi été confiée.

Sa méthode est aussi simple qu'extrêmement cynique : impliquer les médias dans l'affaire pour manipuler l'opinion publique et accessoirement retrouver soit la gamine soit le coupable (si coupable il y a).

Mais la méthode a ses limites et ne fonctionne que jusqu'à un certain point...

LA RAGAZZA NELLA NEBBIA de Donato Carrisi (VO & VF)

Nous retrouvons les thématiques chères à l'auteur : la limite entre le bien et le mal, la différence entre l'apparence et la vérité, entre ce que l'on montre et ce que l'on cache, la manipulation mentale... Et que ce ne sont pas nécessairement les pires enfoirés qui font les plus grands psychopathes !

Mais ce qui me semble vraiment nouveau, c'est que le personnage principal n'est pas du tout sympathique alors que chez les précédents, même s'ils étaient plus ou moins névrosés (voire psychotiques), il y avait toujours un côté de leur personnalité auquel s'attacher. En donnant à son héros un aspect a priori moins lisse (dans le sens où il n'est pas une figure positive, qu'il ne provoque pas d'empathie), l'auteur offre à son histoire un caractère plus acerbe, plus ironique, plus dur, plus intransigeant et plus sarcastique que d'habitude.

De plus, le fait que l'auteur entremêle différents points du vue dans le récit et ne focalise pas toujours l'attention sur le même personnage contribue à donner une vision toujours plus malveillante de l'âme humaine, capable de cacher son côté obscur à tous mais aussi et surtout à elle-même.

Et pourtant, ce qui est paradoxal c'est que ce roman me semble plus sage que les autres, dans le sens où il est plus froid (avec cette logique implacable du traitement médiatique (du lynchage ?) et cette façon complètement déshumanisée de mener l'enquête), plus cérébral et moins dans l'action pure : l'histoire déroule son fil, lentement mais sûrement, jusqu'à ce que le lecteur se rappelle qu'il est en train de lire un thriller de Donato Carrisi et que, tôt ou tard, il va se prendre un taquet dans les gencives.

Et quel taquet ! L'auteur réussit à semer le doute dans la conscience du lecteur, à endormir sa vigilance pour conclure son œuvre dans un sorte de feu d'artifice de coups de théâtre. Le pire c'est qu'on les voit venir, on sait qu'ils vont arriver mais ils nous font pourtant irrémédiablement accélérer le rythme cardiaque jusqu'à la dernière ligne.

Au final, je dirais qu'il faut vraiment s'accrocher au développement du récit (même si cette grosse tête de con de Vogel vous donne des envies de violence à son encontre) parce que comme toujours avec Donato Carrisi, chaque détail a un sens et une utilité propre pour comprendre l'ensemble de l'œuvre et aider l'auteur à rejoindre son objectif... C'est-à-dire finir par frapper violemment son lecteur en pleine gueule !

Et après on referme le livre et on se sent profondément sale, perdu, désabusé et désespéré face à la cruauté de la nature humaine... Et aussi déçu et frustré de l'avoir déjà fini.

Il peccato più sciocco del diavolo è la vanità...

LA RAGAZZA NELLA NEBBIA di Donato Carrisi (et Al Pacino dans L'Associé Du Diable aussi, un peu)

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steph 09/02/2016 14:08

non non surtout pas!!! la rando c'est sacré! Tu plaisantes!

steph 08/02/2016 19:06

Ou la la j'ai cru me tromper de blog parce que moi pas parler italien!!! et pourtant j'adore cet auteur! ouf la traduction dessous! en tout cas il a l'air plutôt pas mal! et comme j'ai pas beaucoup de thriller polar à me mettre sous la dent ces prochains mois (on sait tous pourquoi mais évidemment on le taira ici (ou pas???) ) je le mets sur ma to do list ou en haut de ma PAL imaginaire!

Odie 08/02/2016 22:00

Mais si, on peut tout à fait le dire que les méchants sélectionneurs du jury du Livre de poche n'ont pas voulu de nous, c'est pas du tout la honte !
Il est sorti le 23 novembre en Italie donc ce sera pas pour tout de suite, tout de suite en VF (ou alors je me chauffe et je te le traduis... Et je fais une croix définitive sur ma reprise du boulot, Capron et la rando ^^).