Un résumé rigolo de CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES (Fifty Shades Tome 2) - Journal de bord : Jour 6.

Publié le par Odi-Wan

Précédemment dans "Cinquante nuances plus sombres" :

Et voilà, c'est fini. Après un début potentiellement drôle, ce qui devait arriver arriva (comme pour le tome 1) : on se fait chier.

Au programme aujourd'hui :

le Dr Greene, notre douche, l’aveu de Christian, l’amour à l’hôtel et sur le bateau, l’achat de la voiture, (...) toute la merde de Jack, l’échange de messages désobligeants et la nuisance générée par Elena.

Ana, commentatrice de sa propre vie

Si on récapitule, on a donc une maniaco-dépressive potentiellement armée qui s'est introduit chez Cricri et qui mate Ana dormir.

Si seulement il existait un corps de métier capable d'assurer la sécurité de la population aux Etats-Unis...

Mais comme le dit Christian :

Non. Je ne veux pas mêler la police à ça. Leila a besoin d’aide, pas de l’intervention de la police, et je ne veux pas de policiers ici. Nous devons juste redoubler d’efforts pour la retrouver.

Ah ben c'est sûr, que dit comme ça, c'est nettement plus logique...

Du coup, ils s'enfuient dans un hôtel de luxe (pas un motel miteux hein) et ils baisent...

Comme ça, à nous regarder par le biais du miroir – sa beauté, sa nudité et moi avec mes cheveux voilés –, nous avons un air presque biblique, comme sortis d’une scène de l’Ancien Testament.

Carrément !

Ils s'avouent qu'ils s'aiment (enfin Ana avoue à Christian qu'elle sait qu'il l'aime alors, comme il est un peu coincé, il approuve)... Et ils baisent :

Mes yeux dérivent avec avidité de son ventre tendu à la ligne de rouge à lèvres à moitié effacée jusqu’à sa poitrine.

Gné ?

Ils font du bateau...

— Tu as froid ? me demande-t-il en m’attirant contre lui.
— Non, j’admire la vue.

Quel est le rapport ?

Il lui laisse tenir la barre...

À ce signal…
Il fait le geste de se trancher la gorge.
— … tu couperas les moteurs. Avec ce bouton.
Il désigne une gros bouton noir.
— Tu as compris ?
— Oui.
Je secoue énergiquement la tête, complètement paniquée. Merde ! Je n’avais pas prévu d’avoir à faire quoi que ce soit.

Ana, aka Patrick l'étoile de mer en toute circonstance

Et ils baisent :

Ce doit être une des expériences les plus excitantes de ma vie – à l’exception peut-être du planeur, et peut-être de la Chambre rouge de la Douleur.

Ou l'art de parler pour ne rien dire.

Un résumé rigolo de CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES (Fifty Shades Tome 2) - Journal de bord : Jour 6.

Entre temps, elle se tape aussi un flip avec la Gynéco (qui consulte à l'hôtel le dimanche matin) parce que, vous comprenez, elle a arrêté de prendre sa pilule y'a 3 jours, elle est complètement hors période d'ovulation et elle n'a eu que des rapports protégés sans accident de capote... Mais elle a vachement peur d'être enceinte (y'a des gens, ils ont un peu trop séché les cours de bio au collège).

Non. Non. Non. C’est impossible… Impossible… Je vous en prie, non. Non."

En effet, c'est impossible, à moins de verser dans la parthénogenèse.

Vous êtes hors de danger. Vous n’avez pas encore ovulé, alors si vous avez pris des précautions, vous ne devriez pas être enceinte.

C'est quoi ce toubib complètement anxiogène ?

Où on se demande sincèrement quel est l'intérêt de ce faux suspens à deux balles...

Et puis, il lui achète une caisse (faire réparer celle que la psycho a défoncée ? Et puis quoi encore ?) :

— Il faut qu’on te rachète une nouvelle voiture.
J’en reste bouche bée.
Maintenant ? Un dimanche ? Mais bon sang ! Et puis c’est un garage Saab.
— Pas une Audi ? (...)
Je me résigne. Une Saab ? Est-ce que j’ai envie d’une Saab ? J’aimais assez l’Audi Spéciale Soumise. Elle était plutôt chouette.

Elle serait pas légèrement de plus en plus présomptueuse la Ana ?

Bon il lui laisse quand même un petit peu de liberté :

Quelle couleur veux-tu que je choisisse ?

Lui dit-elle...

Et puis il y a aussi des dialogues profonds et puissants comme :

— Qui chante ?
— Eva Cassidy.
— Elle a une jolie voix.
— En effet, elle avait.
— Oh.
— Elle est morte jeune.
— Oh.
— Tu as faim ? Tu n’as pas fini ton petit déjeuner.
Il me jette un coup d’œil rapide avec un petit air désapprobateur.
Oh, oh.
— Oui.
— Alors allons manger d’abord.

Notez le nombre de "oh"

Ou comme :

— Je pensais que Trevelyan était ton deuxième prénom.
— Non. C’est mon nom de famille. Trevelyan-Grey.

Et tu pensais que le Trevelyan dans le nom de la mère de Cricri, Grace Trevelyan-Grey, c'était quoi ? Son pseudo de gangsta-rap ?

Le tout au cours de longues conversations métaphysiques où Christian "change de sujet" systématiquement et où la discussion "prend une autre tournure" à chaque fois (au bout d'un moment on cesse de comptabiliser les occurrences, ça fout trop le tournis... Et oui, on s'emmerde à ce point).

Du coup ils vont manger...

Oh, il me laisse choisir.
— Je vous en prie, appelez-moi Ana, et je prendrai la même chose que Christian.

Ça valait le coup de lui demander son avis !

Ils ont aussi de longs échanges sur leurs sentiments respectifs... Et ils baisent :

Il m’a juste touchée et je suis déjà perdue.

Trop fort le Cricri

Ils s'engueulent... Et ils baisent :

— Vous êtes le maître de mon cœur, monsieur Grey.
Et de mon corps… et de mon âme.

What else ?

Ils se réconcilient... Et ils baisent :

C’est un amant exceptionnel, j’en suis certaine – même si je n’ai aucun élément de comparaison, évidemment.

A moins que ce ne soit toi qui souffres de combustion spontanée ?

Ils se promettent un amour éternel... Et ils baisent :

Soudain je suis toute chose et humide aux endroits qu’il faut. Il n’y a que Christian qui soit capable de me mettre dans cet état. Juste en me regardant et en tordant une règle.

Heureusement qu'Ana n'est pas prof...

Ils jouent au billard... Et ils baisent :

Il m’assène une claque sur les fesses et je jappe en riant tout à la fois.

À ne pas reproduire chez vous sous peine de débandade... Ou d'étranglement avec votre propre salive !

Cricri lui embrasse 96 fois les cheveux (à la louche)... Et ils baisent.

Bref, ils baisent tellement (et c'est tellement toujours la même chose) qu'on se surprend à rechercher des allusions salaces ailleurs que dans les scènes de cul, histoire de pimenter un peu tout ça :

Christian manœuvre doucement le bateau pour rejoindre le mouillage plutôt petit. Il le fait facilement et recule en douceur dans le même emplacement que nous avons quitté plus tôt.

Le pire c'est que la métaphore ne semble même pas volontaire (sinon la déesse intérieure aurait ramené sa gueule pour qu'on comprenne)

Je frotte le bout de ma queue sur la craie.

En même temps, avec le billard, c'était facile.

Et Cricri ne veut pas qu'elle retourne bosser, pas parce que c'est un gros psychopathe maniaque du contrôle, non : c'est à cause de la Leila (mais bien sûr...)

Non, tu n’as pas besoin de travailler pour gagner ta vie (...)
Mais qu’est-ce qu’il entend par là ? Il veut m’entretenir ? Tout cela devient ridicule, cela fait quoi, cinq semaines que je le connais ?

Ah ouais quand même

Du coup Ana se fâche toute rouge et elle obtient (temporairement) gain de cause.

Alors ils s'envoient des mails au bureau :

Et juste pour te rappeler que les informations concernant le rachat de SIP doivent rester secrètes pendant quatre semaines.
Efface ce message dès que tu l’auras lu.

Le type qui lui disait que sa messagerie était surveillée.

Évidemment, Jack, son patron, tout en nuances et subtilité subtile, lui demande de l'accompagner à un salon du livre à New York. Alors Ana envoie un mail à Cricri (c'est un peu la seule chose qu'elle fait au boulot d'ailleurs) pour le prévenir (pas pour lui demander son autorisation, c'est une femme indépendante rappelons-le !). Et il refuse tout net, évidemment. Alors Ana pique une colère :

Je ne pense pas que tu vas COUCHER AVEC, FESSER, BAISER ou FOUETTER quelqu’un d’autre. J’ai FOI en toi et je te fais CONFIANCE.

TRÈS grosse colère

Du coup il l'appelle (comme quoi, c'est pas beau la médisance : elle répond aussi au téléphone au boulot... À Cricri) :

Peux-tu, s’il te plaît, effacer le dernier message que tu m’as envoyé et t’efforcer d’être un peu plus discrète dans le langage que tu utilises dans ta messagerie professionnelle ? Je t’ai dit que le système était surveillé.

Mais par contre, balancer des infos confidentielles, ça n'est pas problématique...

Bref, Christian décide de couper le budget "assistante salope accompagnatrice" au patron d'Ana pour qu'elle ne puisse pas aller à New York...

Le soir, Ana et Jack se retrouvent donc seuls au bureau et Jack lui fait clairement comprendre qu'il aimerait bien la sauter en lui reniflant le cul (ou les cheveux, c'est pareil). Mais Ana lui explique qu'elle sort avec Christian Grey (euh, ils s'étaient pas déjà croisés au bar le Fifty's ?) et ça le calme direct.

La journée se termine par l'arrivée inopinée d'Elena (la pédo) dans l'appartement de Christian où Ana s'incruste complètement dans la conversation ("Elle secoue la tête, et maintenant j’ai l’impression d’être de trop." Non ? Tu crois ?!?)... Et ils baisent (pas avec Elena : pas de plan à trois on a dit !) :

Tous mes poils sont au garde-à-vous. Comment fait-il ça ?

Vous le visualisez le hérisson ?

On en remet aussi une petite couche de plus en plus délicate sur la nature des relations entre les deux personnages :

— Tu as peur d’avoir de la concurrence ?
— Peur d’une petite fille comme toi ? (...)
Mon cœur se serre. Merde, il se comporte comme s’il était mon père.

Que c'est trognon...

Et Ana se demande bien pourquoi Cricri pense que si elle connaissait son passé, elle le quitterait... (Et on s'en fout mais d'une force !)

Où on se dit qu'après la terre (les bagnoles qui vont vite), l'air (le planeur qui va vite), l'eau (le catamaran qui va vite), on a franchement hâte que ce soit le tour du feu (mais vite !).

À suivre...

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hybrid 08/02/2017 07:39

mdr j ai adore la critique....de ce film au 50 nuances de conneries

Lemeditant 18/08/2015 09:12

Je suis humide aux endroits qu'il faut... C'est sûr qu'une rhinite allergique aurait pas fait avancer le schmilblik quoi que le marquis serait sûrement d'un avis contraire.

AnabelleD 12/08/2015 12:14

Le défi ce serait de compter combien de fois ils baisent par livre et de désigner le tome vainqueur.

Elo 12/08/2015 14:34

Un indice donné par Ana à la moitié du tome 2 :
« Et j’aime être au lit avec toi, et dans les ascenseurs, et sur les pianos et les tables de billard, et sur les bateaux et les bureaux et dans les douches et les baignoires et sur des croix étranges en bois avec des fers et des lits à baldaquin avec des draps de satin rouge et dans les hangars à bateaux et dans des chambres d’enfants. »
Bon, ok, ça ne donne pas le nombre exact et ça ne dissocie pas le premier bouquin du deuxième, mais ça donne un ordre de grandeur... Et puis très franchement, là tout de suite maintenant, je ne me sens pas le courage de tout recommencer (pitié !)

coucousine 11/08/2015 20:36

Grand mérite et grand talent de faire une chro-nique (il est pour toi ana) si savoureuse avec comme supporr le degré 0 de l'écriture (ce n'est pas Roland Barthes qui dirait le contraire (com-pensation pour chro-nique)