Ne le dis à personne, le livre d'Harlan Coben

Publié le par Elo DLCH

Le souvenir que j'avais du film c'était un truc finalement pas si merdique (beaucoup moins que "Les Petits mouchoirs" par exemple), complètement plombé par l'explication fleuve en quatorze points et vingt-sept alinéas d'André Dussolier à la fin.

Qu'en est-il du livre ?

Et bien c'est la même chose mais avec en plus l'utilisation du twist du twist du re-twist (again), que ça en devient lassant voire incohérent (c'est évident que si vous tuez quelqu'un et que vous prenez la fuite, si le cadavre n'est plus là à votre retour ça ne vous inquiètera pas le moins du monde... D'ailleurs vous ne vous poserez même pas la question de savoir ce que cet individu "bien-sous-tout-rapport" foutait chez vous avec la ferme intention de faire un carton... Et si, par la suite, vous êtes victime d'une agression, vous ne ferez pas du tout le rapprochement...).

C'est-à-dire qu'en gros, on passe du trop cohérent (à tout bien nous expliquer, en plusieurs fois, histoire qu'on ait le temps de bien intégrer toutes les infos) pour conclure sur un sacrifice qu'on voit venir à des kilomètres et une ultime révélation qui rend tout le reste improbable...

J'aime bien la vanne de trop mais y'a des limites !

Bref, l'idée était bonne, l'écriture est simple et efficace mais à trop vouloir surprendre le lecteur (qui, à ce stade, avait déjà eu sa dose et n'en avait donc plus réellement besoin), l'auteur obtient l'effet inverse (une intrigue qui en devient bizarrement prévisible) et foire le dénouement de son livre.

Ne le dis à personne, le livre d'Harlan Coben

PS : après ma copine experte en fantastique (lu, écrit, parlé), en Stephen King, vampires, zombies et autres saloperies, merci à mon amie, collègue et blogueuse (ça en fait des titres !) de m'aider à combler mes lacunes littéraires (j'attaque le Musso maintenant).

Publié dans livre, thriller, Harlan Coben

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