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THE AFFAIR, Saison 4 Episode 9 [résumé]

Précédemment dans l’épisode 8 de la saison 4 de THE AFFAIR :

Où l’on va enfin savoir ce qui nous brûle toutes les lèvres : pourquoi la rouquine, après avoir été en quelque sorte la Schtroumpfette de Montauk, a-t-elle fini par pousser le mimétisme au point d’en prendre la couleur ?

Ou, plus simplement :

QUI A TUÉ ALISON ?

Notons d’ores et déjà que l’enchaînement entre les deux parties est tout de même pas mal foutu et que si la réponse à la question existentielle posée plus haut semble tout de même assez merdique tant elle parait quelconque, décevante et convenue (mais qu’elle laisse place à une dernière saison sous le signe de la vengeance, un peu carrément comme celle de SONS OF ANARCHY), voire pétrie d’un fatalisme ultra-moralisateur limite biblique à base de « tu périras par là où tu as péché » (*voix de Morgan Freeman*), on renoue enfin dans cet épisode avec une nouvelle version un peu originale des deux points de vue d’une même scène, l’un réel et l’autre fantasmé, ou l’inverse (qui vivra verra), qui faisait tout l’intérêt de la série (sinon, autant regarder n’importe quel autre soap au hasard)...

Ça et peut-être un peu aussi Ruth Wilson toute nue.

Mais n’en disons pas plus : moteur et... Action !

PART ONE : ALISON

Comme une mère attentive, dévouée et pédagogue qui ne fout pas ses enfants devant la télévision, Alison est en train de ranger les tangrams auxquels elle a joué sur la table basse avec Joanie qui est... où elle est d’ailleurs ?

Bon par contre niveau autonomie et assouplissement de la charge mentale et ménagère maternelle, il y a encore du boulot pour atteindre la perfection éducative.

Elle s’attelle ensuite à faire la vaisselle tout en se regardant dans le reflet de la fenêtre. Il fait nuit et beau, avec une légère brise qui n’est pas désagréable en cette saison.

Le robinet de l’évier goutte et quelqu’un frappe gentiment à la porte.

Vêtue d’une robe mi-longue largement fendue, Alison se dirige vers l’entrée en s’armant de courage, comme le lui avait subtilement conseillé Helen à LA, puis ouvre la porte sur un Ben jovial et romantique, les mains chargées d’un bouquet de fleurs et d’une bouteille de vin, chose normale pour quelqu’un qui fréquente assidûment les AA. Il se sent d’ailleurs obligé de lui dire que ces menus cadeaux sont pour elle, des fois qu’elle n’aurait pas pigé.

Mais notre jolie rouquine sexy fait un peu la gueule, et pour cause : rappelons qu’elle a légèrement découvert précédemment que le gourgandin est marié, deux enfants, exactement comme Peg et Al Bundy.

– Y faut qu’on parle.
– Ha ben vu la tronche que tu tires, en effet... D’ailleurs moi aussi j’ai quelque chose à te dire. Mais honneur aux femmes.
– Non, je n’en ferais rien : toi d’abord.
– Non, toi.
– Non, toi.
– Non, toi.
– Bon alors, ensemble, à trois. Un...
– Deux...
– Trois !
– Je suis marié !
– Oh ben c’est exactement ce que je voulais te dire justement.

De telles coïncidences, ça fout le vertige.

Il lui annonce qu’il a quitté sa femme, qu’il est désolé, qu’il aurait pas dû lui mentir, qu’il avait peur que ça la fasse fuir vu sa double expertise passée en destruction de mariage et elle lui fait remarquer que c’est justement pour ça que tout est fini entre eux parce qu’elle a été honnête avec lui, qu’elle en a ras le bol d’être l’éternelle briseuse de ménage (ce qui peut se comprendre), et qu’elle ne veut plus jouer ce rôle là (à se demander si c’est le personnage ou l’interprète qui parle)... Tout pareil que la version des faits donnée par Ben à Cole dans l’épisode 8.

Il lui demande de repartir à zéro et lui annonce également qu’il a deux enfants de 6 et 1 ans, intitulés Bodhi et Gabriel. Bon là Alison vomit, ce qui est un peu compréhensible aussi. Elle tente ensuite de recouvrer un peu de dignité et de se montrer forte et ferme en lui demandant de partir, même si ça les rend tout tristes tous les deux.

C’est alors que Ben aperçoit la fuite du robinet de l’évier. Il lui propose de lui faire un cadeau d’adieu en lui montrant toute l’étendue de ses talents de plombier. Et tandis qu’il lui inspecte les canalisations, elle lui propose de lui préparer à manger.

NON !!!!! On avait dit changement, force et fermeté Alison, merde !

Mais Ben n’est pas homme à attendre sa pitance vautré dans le canapé : une fois les travaux de plomberie terminés, il prend les choses en main en cuisine en demandant à Alison d’aller plutôt voir là bas s’il y est en sirotant un bon verre de vin... Et les défenses de la rouquine de céder les unes après les autres.

Durant la préparation des pancakes (ben quoi ? On a parfaitement le droit d’en bouffer le soir, y’a pas une loi qui l’interdit), il s’ouvre enfin à elle et lui raconte ce qui l’a traumatisé en Afghanistan alors qu’il ne lui restait plus que deux semaines à tirer : il a tué un gamin sans savoir qu’il n’était pas vraiment armé en réalité.

Il lui explique également qu’il ne supportait plus sa femme après ça, qu’il ne pouvait plus être le gars sûr qu’elle avait connu, qu’il s’était mis à picoler sévère, qu’un soir, peu de temps après son retour, il l’avait saucissonnée sur le lit pour ne plus voir sa gueule, qu’il avait même refusé de la libérer malgré les pleurs, les hurlements et les supplications de leur fils aîné et que c’est après ça qu’il n’a plus touché ni à l’alcool ni au sexe (ce qui pose tout de même la question de la date de la conception du petit dernier, vu que le gars est sobre depuis 7 mois à la louche et qu’avant il était en Afghanistan).

Alors Alison lui dit « contre kems » et entreprend de raconter une énième fois comment elle a tué son gamin qui ne s’était en fin de compte pas noyé dans l’océan, en refusant de l’emmener à l’hosto lorsqu’il s’est mis à refaire la déco de sa chambre façon L’EXORCISTE, rien que par esprit de contradiction vis à vis de Cole qui n’avait pas arrêté de draguer une autre nana ce jour-là.

Et, allez savoir si c’est parce qu’on sait que c’est la dernière fois qu’on la verra en parler avec sa bouche qui fait des vagues, son petit menton qui tremble et son bout du nez tout rouge, ou si c’est parce qu’elle la tient vraiment bien cette histoire à force, ou si c’est parce qu’elle rajoute un petit rêve récurrent bien pute où elle se fait envoyer chier par un Gabriel vivant, désormais ado, mais toujours avec sa peau grisâtre de cadavre, mais il est possible qu’on s’y laisse encore prendre comme des bleus.

Alors, après cette bataille d’enfants morts, Ben décide que c’est le moment de l’inviter à danser vu qu’elle chiale abondamment en regardant la mer. Ils discutaillent culpabilité et tombent d’accord sur le fait qu’ils ne pourront sans doute jamais se pardonner. Et tandis qu’Alison lui confesse qu’elle alterne les moments de sérénité et d’autres où elle se dit qu’elle ne peut pas vivre avec ça et qu’il vaudrait peut-être mieux qu’elle meure, il lui oppose son envie de vivre et du coup, ils baysent sur le balcon.

Une fois comblés, Alison se lève pour aller ranger avant qu’ils aillent se coucher.

Elle s’attelle alors à faire la vaisselle tout comme elle a dit, en regardant son reflet par la fenêtre. Il fait nuit et subitement un gros temps de merde, la pluie ruisselant sur la vitre (comme l’avait suggéré le flic dans l’antépénultième épisode de la saison).

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 9 [résumé]

Le robinet de l’évier goutte et quelqu’un frappe violemment et avec insistance à la porte. Alors Alison s’énerve contre la plomberie et s’éclate le doigt.

Avant / après le crossover des équipes de Stéphane Plaza et Cristina Cordula.

Avant / après le crossover des équipes de Stéphane Plaza et Cristina Cordula.

Vêtue d’un débardeur et d’un jean, elle passe devant la baie vitrée désormais fermée et se dirige vers l’entrée en s’armant de courage et en suçotant sa blessure puis ouvre la porte sur un Ben trempé, encapuchonné, les mains vides et l’air légèrement inquiétant... Beaucoup plus en accord avec la vision qu’avait Cole du bonhomme dans sa version de l’épisode 4.

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 9 [résumé]

PART TWO : ALISON (aussi)

INCEPTION !!!!!!

INCEPTION !!!!!!

Ben lui reproche d’entrée de jeu d’avoir mis du temps à lui ouvrir la porte et de lui avoir posé un lapin la semaine précédente. Il lance les hostilités en lui demandant où elle était passée et, préoccupée, pas trop rassurée et soumise, elle lui répond qu’elle était à LA pour voir un ami, tout en mettant le pansement waterproof le plus adhésif de l’Histoire du pansement autour de son doigt (comme dans la scène de la morgue dans l’épisode précédent).

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 9 [résumé]

Elle lui propose de faire une tisane avant d’aller au resto :

– Ok mais magne-toi le cul parce que j’ai la dalle.
– Oui mais il faut que je te parle.
– Tiens, moi aussi j’ai quelque chose à te dire.
– Ok... Vas-y...
– Ne me refais plus jamais ce coup-là.
– Quoi ?
– Te barrer comme ça, sans me demander mon autorisation ni me donner ton itinéraire détaillé ainsi que la fiche des RG de tous les gens que tu vas rencontrer. Vois-tu, il n’y a que de cette façon que je pourrai te considérer digne de confiance.

Le tout sans se départir d’un petit sourire carnassier et méprisant... Ce serait dommage de pas l’épouser celui-là.

Elle pourrait, à ce moment précis, lui dire « ok, allons au resto » et, une fois là-bas, lui sortir un truc du genre :

– Écoute, j’ai eu une semaine de merde, mon père a pris contact avec moi juste pour me piquer un rein et j’allais moyen bien. Alors j’ai décidé de venir te voir au boulot. Et là j’ai rencontré ta femme qui affichait de magnifiques dessins de tes enfants. Et je tenais à te dire qu’ils sont vraiment doués !

Histoire de lui sucer un peu le cul pour mieux faire passer la pilule...

Mais, non ! Au lieu de ça, déçue (et un peu paniquée aussi) que ça ne se passe pas tout à fait comme dans la première partie de l’épisode, Alison lui administre une petite séance de maïeutique pour lui permettre d’avouer qu’il est marié et père de famille...

Mais comme elle n’a visiblement pas validé toutes ses UV de fine psychologue, ça tourne rapidement à l’interrogatoire et elle obtient l’exact effet inverse de celui recherché : la meilleure défense étant l’attaque, Ben devient agressif.

Tout d’abord vis à vis de Cole qu’il accuse de l’avoir dénigré auprès d’elle puis envers Noah qu’il accuse également de l’avoir montée contre lui pendant qu’Alison s’attelle à lui préparer un truc à bouffer finalement, parce que ça n’aurait pas été plus intelligent de régler ses comptes avec lui au resto, devant témoins, plutôt que seuls, dans un lieu confiné, putain de bordel de merde !

– T’es marié ?
– Non.
– Tu as des gosses ?
– Non.

Bon c’est vrai que, à sa décharge, niveau maïeutique, elle est nulle.

Alors il se radoucit pour mieux la culpabiliser en lui demandant pourquoi elle veut tout gâcher et lui fait comprendre subtilement qu’il a envie d’autre chose que d’une tisane là tout de suite maintenant, en se disant sûrement que, la coquine étant précédée par une sacrée réputation, la culbuter lui ferait sans nul doute oublier ses questions à la con (le sexe agirait comme une sorte de GHB chez elle ?).

Sauf qu’Alison, ne désirant plus souffrir de troubles de la mémoire immédiate, a décidé de ne plus manger de ce pain là. Elle tente alors un pivot rotatif jambe droite avec pédagogie du détour et s’obstine alors à lui expliquer le pourquoi du comment :

– J’ai aimé deux hommes dans ma vie.
– J’en fais partie ?
– Quoi ?!?... Mais, non !
– Bon ben puisque c’est comme ça je m’en bats les couilles de ton monologue à la con et je vais aller me vautrer ostensiblement dans le canapé avec mon assiette et un air renfrogné. Mais continue...
– Mais j’y compte bien, rapport au fait que c’est mon dernier épisode et que je suis payée à la réplique. Donc je te disais qu’avec mes deux ex-maris, j’étais une victime.
– *lève les yeux au ciel*
– Oui parfaitement, une victime ! Avec Cole, j’avais tout le temps peur qu’il me trompe, alors je l’ai trompé. Et Noah préférait sa carrière à moi, alors je l’ai trompé. Mais comme j’ai arrêté de me raconter des histoires et que je reconnais que ces deux foirages sont un peu aussi de ma faute, j’ai de nouveau confiance en moi. Alors peut-être que toi aussi tu te racontes des histoires ?...
– *mange rageusement ses crackers et son cheddar*
– Ouvre-moi ton cœur... *caresse sa main*
– *petits yeux tout rouges*
– Dis-moi la vérité...
– *petits yeux qui larmoient*
– *caresse sa joue*
– *baffe dans la tête à la main*

Il se lève alors aussi rageusement qu’il bouffait.

– Ok, mais faut que je picole.

Et c’est ce qu’il fit.

Il lui raconte enfin ses « exploits » afghans : il a tué un gamin en sachant pertinemment qu’il n’était pas vraiment armé en réalité. Et même s’il le regrette, il se trouve des excuses, se justifie et accuse sa victime de l’avoir bien cherché, la comparant à un petit nuisible, comme un bon gros psychopathe.

Fort logiquement, Alison lui demande alors de partir (comme quoi elle peut être rationnelle) :

– Fouyouyou, 21h15 ! Mais c’est qu’il se fait vachement tard tout de même ! Bon ben moi je vais me pieuter, * faux baillement ostentatoire*, chui claquée !
– T’as trop baisé ?

True story.

Il tente de l’amadouer avec un simulacre de préliminaires mais Alison tient bon et lui ouvre la porte en lui intimant l’ordre de sortir. Mais il choisit plutôt de retourner se larver dans le canapé tout en chialant et en la culpabilisant encore plus. Et comme Alison a des relents d’instinct de protection maternelle devant un petit garçon bourré qui pleure et qu’elle débute en opposition à l’homme, elle referme la porte et va le rejoindre.

Là il essaye de lui grimper dessus car il n’a pas bien compris toutes ces histoires de consentement.

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 9 [résumé]

Mais elle parvient à se dégager en lui hurlant :

– VA RETROUVER TA CONNE DE FEMME !

Rappelons que cette personne est censée suivre une formation de psychologue et que lâcher violemment le morceau à un individu ivre et déjà border-viol était évidemment la meilleure chose à faire à cet instant précis.

Forcément Ben le prend relativement bien, surtout quand Alison se met à le menacer d’aller tout balancer à sa femme s’il ne se barre pas instamment (riche idée #147). Alors il l’accuse de l’avoir allumé et montre finalement qu’il ne s’en battait pas tant que ça les couilles de son monologue de tout à l’heure puisqu’il lui sort qu’elle n’en est pas à son coup d’essai en terme de destruction matrimoniale. Il lui ordonne d’admettre que c’est de sa faute s’il s’est remis à boire et s’il a envisagé de tromper sa femme et Alison, pour la première (et dernière) fois de sa vie décide de se rebeller en l’envoyant chier, comme si c’était le putain de moment.

Il commence à la tabasser, elle s’enfuit, il la rattrape et lui éclate la tête contre le buffet et la statuette hindoue moche que sa mère lui avait offert dans l’épisode 6.

Et ça, c’est ce qu’on appelle communément le karma.

Et ça, c’est ce qu’on appelle communément le karma.

Et tandis que Ben lutte contre les éléments pour aller balancer son corps à la flotte déchaînée par la tempête, Alison, bien sonnée et diminuée par l’ouverture non homologuée de son crâne, reprend quand même connaissance et réfléchit en voix off au sens de son existence de merde, se dit qu’elle a même pas peur de la mort, qu’elle en a marre d’abord, qu’elle rêve d’être une autre femme, d’avoir une autre vie où elle pourrait être heureuse...

THE AFFAIR, Saison 4 Episode 9 [résumé]

Et mourir en se laissant couler dans l’océan tout en reprenant à son compte les théories pseudo-philosophiques de développement personnel à la con de l’ex-femme de son ex-mari, ça constitue quand même une sacrée apothéose.

Sink back into the o Sink back into the ocean Sink back into the o Sink back into the ocean Sink back into the ocean

FIN DE L’ÉPISODE 9

À suivre...

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