THE AFFAIR, Saison 3 Episode 10, Season Finale [résumé] 1ère partie

Publié le par Odi-Wan

Ou comment tout s'explique et où l'on comprend que le budget scénario de la saison est en réalité passé dans le transfert des équipes de tournage de cet épisode final.

L'épisode, en grande partie en français dans le texte, raconte deux versions des événements survenus à Paris, quelques mois après le très léger burn out de Noah.

THE AFFAIR, Saison 3 Episode 10, Season Finale [résumé] 1ère partie

PART ONE : JULIETTE.

Juliette se réveille dans les bras de Noah dans la chambre de bonne d'un hôtel de passe de luxe. Grâce à ses yeux bioniques, son intelligence supérieure ainsi que les volets et les rideaux ouverts, laissant habilement apparaître en fond une vieille dame de fer à la notoriété relative (parce que les américains, c'est un peu comme ma fille de 6 ans : tant qu'ils n'ont pas vu la Tour Eiffel, ils ne sont pas convaincus d'être à Paris), elle remarque qu'il fait DÉJÀ jour, notifiant ainsi subtilement aux téléspectateurs qui n'auraient pas compris qu'ils ont passé la nuit à baiser en se faisant mater le croupion par des voisins quelque peu pervers. Mais Noah récupère nettement moins vite de sa nuit blanche, laissant supposer qu'il s'est certainement tapé tout le boulot :

– Tu veux partir ? Le jour n’est pas encore levé.
– Il est 14h30 quand même...
– Cette lueur n’est pas celle du jour, je le sais. C’est quelques météores que le soleil exalte pour te guider sur le chemin de Mantoue. Je veux que tu restes encore, il n’est point besoin que tu partes.
– Ben j'ai un peu rendez-vous avec ma responsable de département pour lui annoncer que mon mari est un légume qui a du mal à se souvenir d'avaler sa propre salive, mais si tu veux on remet ça. Tiens, regarde mes seins.
– Non, il est ici, il est ici. Sauve-toi, sauve-toi, il fait de plus en plus clair.
– Euh, tu prends toujours tes antipsychotiques ?
– Fenêtre, laisse entrer le jour et sortir la vie.

Et il se jeta du 6ème étage, fin de l'épisode, fin de la série, fin de la carrière de Dominic West.... Mais en fait :

– Crois-tu que nous nous retrouverons jamais ?
– Oh ça va, tu vas pas me chier une pendule parce que je dois dîner avec ma fille ce soir !
– Oh Dieu, un présage fatal assombrit mon âme...
– Non mais c'est bon, arrête, c'est pas moi qui vais crever, c'est mon mari !

Bref, recouvrant ses esprits, Noah fait un caprice libidineux et lui demande de rester avec lui parce que "allez, ça fait 6 mois que tu fous rien aux frais de la princesse alors un jour de plus ou de moins..."

Foutu pour foutu, et Juliette n'ayant aucune volonté face à la bite, ils se retrouvent donc à se balader sur les berges du canal Saint Martin. Comme c'est hypra-romantique et que c'est marqué dans son guide Lonely Planet, Noah lui roule une galoche. Et comme la nature est drôlement bien faite, c'est pile-poil le moment que choisissent deux collègues de boulot de Juliette pour apparaître subitement. S'ensuit une de ces discussions empreintes de courtoisie et cordialité entre gens qui se détestent, en anglais pour que l'autre gros con de ricain puisse suivre, mais avec tout de même un petit tacle en français pour demander à Juliette si Etienne est au courant qu'elle prend autant à cœur son immersion américaine, immédiatement suivie d'une de ces phrases à la fausse sollicitude bienveillante "non mais c'est bien que tu aies trouvé un "ami", toi qui es si seule et dont la vie est si vide depuis que tu as vieilli et que ton vieux mari est devenu encore plus vieux".

Juliette abandonne alors Noah pour repasser par chez elle afin de changer son collant tout filé parce que ça la foutrait trop mal pour son rdv professionnel très important (mais pas pour faire le trottoir au bras de son nouveau... Souteneur ? Gigolo ? Les deux, mon capitaine ?).

Là, elle retrouve sa fille fraichement débarquée plus tôt que prévu et apprend qu'Etienne s'est réveillé. Frais comme un gardon, il souhaite reprendre au plus vite ses activités là où il les avait laissées avant de sombrer dans la catatonie, c'est-à-dire aller authentifier un fameux manuscrit aux Etats-Unis. Toute à sa joie d'avoir retrouvé son papounet, Sabine, dont la performance mériterait largement un Emmy (voire 2, ou 3, en pleine poire) est frappée d'amnésie passagère, encourageant le vieil homme à entreprendre ce voyage alors qu'elle sait pertinemment que sa mère en revient à peine (à moins qu'elle ne soit tout bonnement aussi conne que son jeu est mauvais). Dans cette scène en français affreusement surjouée (non mais on n'articule pas comme ça les gars, vous le savez en plus !) et d'une lourdeur malaisante à la limite de la douleur physique (c'est là qu'on se rend compte que le côté soap passe nettement mieux en anglais), le sage Etienne dans sa grande mansuétude fera voler en éclats tous les stéréotypes en évoquant ses doutes concernant les américains, non pas parce qu'ils baisent sa femme mais parce qu'ils sont un peu menteurs, ces filous. Et Juliette de les défendre, non pas parce qu'ils la baisent mais parce qu'ils sont de nature optimiste, comme George Clooney (véridique) tandis que les français sont des râleurs invétérés toujours en grève avec un béret sur la tête, un litron de rouge et une baguette de pain sous la bras. Mais alors que ces touchantes retrouvailles sont au paroxysme du bonheur familial, Sabine s'aperçoit que son père la prend en réalité pour sa première femme (pour ensuite faire la même confusion avec Juliette, comme ça, pas de jalouses).

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Et Juliette de rassurer son tendre époux en lui disant que tout va aller bien maintenant.

Etienne s'endort alors (vous filez quoi aux vieux et aux gosses pour qu'ils sombrent dans le sommeil aussi facilement ?). Juliette, qui a complétement oublié son mensonge du début de la scène (ou alors c'est un produit dans l'air sur le plateau qui provoquerait narcolepsie ou amnésie en fonction de l'âge des protagonistes... Soit ça, soit scénaristes et directeur d'acteurs sont tous partis pisser en même temps), raconte à sa fille qu'elle doit aller à l'université alors qu'elle lui avait dit en arrivant qu'elle avait passé la nuit là-bas à bosser. Rajoutons à cela qu'elle a le poil tellement collant qu'elle se doit de prendre une douche en urgence ainsi que sa réputation de fieffée salope dont le vice n'a d'égal que la fumisterie et il n'en faut pas plus à Sabine le fin limier pour lancer un regard plein de sourcils et de suspicion à sa génitrice.

Une fois désinfectée, Juliette se rend à l'université sise place du Panthéon (ils étudient la légende arthurienne à la fac de droit maintenant ?), où elle occupe un emploi fictif puisque rappelons que ça faisait 6 mois qu'elle était payée à rien foutre et à organiser des dîners-philo pour se taper des étudiants aux States alors qu'elle a su fort rapidement que le manuscrit était faux. Elle annonce à sa responsable Celia qu'Etienne est atteint de la maladie d'Alzheimer. Pas la moitié d'une conne (c'est d'ailleurs pour ça que c'est elle la cheffe), Celia se rend bien compte que Juliette a menti comme une petite traînée pendant 3 piges et que c'est elle qui a répondu aux mails à la place de son mari. Comme avec Etienne, ils étaient tout le temps fourrés ensemble et que Juliette n'a strictement rien pondu aux Etats-Unis, Celia lui dit qu'elle n'est pas tout à fait persuadée qu'elle sache écrire et qu'on est un peu à la limite du foutage de gueule là, quand même. Alors elle lui dit que son poste va être réévalué, joli euphémisme pour lui signifier qu'elle va finir animatrice du club de redac comme Noah Solloway. Et Juliette n'a pas trop d'arguments à lui opposer bien qu'elle aurait pu lui rappeler que depuis 3 ans, c'est un peu elle qui est derrière toutes les missives de son mari et qu'étant devenu gaga, il ne risquait donc pas de rédiger ses articles à sa place (à moins que ça ne fasse bien plus de 6 mois qu'elle se gratte).

De dépit, elle se rend au Panthéon (comme ça, gratos) et se met à imiter les lycéennes qui tournoient sur elles-memes en regardant la coupole au-dessus du pendule de Foucault, cherchant à retrouver le vertige de sa jeunesse perdue qu'elle a offerte à un vieux pygmalion qui ne la reconnaît même plus et sans qui elle n'est plus rien à présent. Alors du coup, elle se dit qu'un bon coup de bite lui ferait du bien et elle téléphone à Solloway qui, tel un scout est toujours prêt, en lui annonçant que finalement elle est dispo pour le voir avant d'aller dîner avec sa fille.

Elle retrouve donc son amant américain dans un café, qui lui raconte qu'il a passé la journée à écrire et que les librairies parisiennes sont formidables (alors non Noah : feuilleter les bouquins des autres, ça ne veut pas dire que tu as écrit). Il lui offre alors dans une boite cadeau à l'américaine une édition rare de LA MORTE D'ARTHUR, en lui expliquant que c'est pour la remercier de lui avoir sauver la vie lorsqu'il n'était que persécution, suicide, vicodine et paranoïa.

Mais tu es fou ! Où as-tu trouvé cet argent ?

Ben oui c'est vrai ça : où a-t-il trouvé cet argent ? C'était pas un mec tellement démuni à sa sortie de taule qu'il était obligé de vivre chez sa sœur ou de sous-louer un studio miteux à un étudiant dans un campus où il était pion, tache dont il ne s'acquitte même plus d'ailleurs ?

Ou alors c'est elle qui raque tout... Et dans ce cas sa requête sonnerait plutôt comme : "Combien ça m'a coûté ton cadeau de Noël pour me remercier de t'avoir sauvé la vie et la santé mentale grâce à ma vieille chatte magique ?"

Mais elle n'a pas le temps de prononcer cette classieuse vérité qu'elle reçoit un appel de Sabine et rentre immédiatement chez elle toute paniquée : Etienne est mort (oui je l'avais spoilé au début). La mère et la fille s'engueulent alors au-dessus de la dépouille encore fumante, Sabine reprochant à sa maman d'être une pute qui a laissé crever son père tout seul pour se faire bourrer par son connard d'américain (vu que ses collègues du canal saint Martin se sont empressées de faire une annonce au mégaphone à La Sorbonne). Elle vire alors sa gamine de la chambre et demande pardon au cadavre qui, bizarrement, ne lui répond pas.

S'ensuit un long, très long plan qui crie de tout son être :

On est à Paris mais on a rien à raconter !!!!!!

Avec les employés des pompes funèbres les plus nuls du monde qui n'arrivent pas à faire rentrer le corps dans l'ascenseur et qui, après l'avoir bien tassé et polyfracturé, tentent de saluer Juliette en conservant un semblant de dignité.

Pas trop rancunière et ne souhaitant sûrement pas être déshéritée, Sabine s'endort sur le canapé, la tête posée sur les genoux de sa mère. Là, quelqu'un sonne à la porte et c'est Noah qui regarde Juliette, implorant, en lui rappelant qu'elle avait dit qu'on ferait des Knacki. Alors ils baisent sur le palier puisqu'Etienne ne risque plus de les surprendre (Sabine comptant visiblement pour du beurre) et que "no one is coming" (à part peut-être l'hiver et Noah). Et donc dans sa propre version, elle choisit encore une fois d'apparaître comme la dernière des... femmes libérées (tu sais, c'est pas si facile).

THE AFFAIR, Saison 3 Episode 10, Season Finale [résumé] 1ère partie

(Parce que c'est la mode de scinder la fin en deux, qu'il faut faire durer le plaisir, susciter la frustration et que c'est complètement putaclic... et surtout qu'à l'heure qu'il est, je n'ai pas encore fini d'écrire le résumé de la seconde partie) Fin de la première partie de l'épisode 10 de la saison 3, à suivre...

THE AFFAIR, SAISON 3, ÉPISODE 10, partie 2 : Cliquez ici.

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coucousine 07/02/2017 21:11

Un régal: Noah le scout, le mégaphone à la Sorbonne et les knackis!!!! C'est fabuleux. Et votre putaclic est toute pardonnée.
Je suggère l'épithète de "poisseux" pour qualifier les collants, cuisses ou tout autre objet ayant été en contact avec la "liqueur séminale" de Noah. La simple évocation de ce mot: "poisseux" pourrait être The qualificatif de "the affair"?