THE AFFAIR, Saison 3 Episode 10, Season Finale [résumé] 2ème partie

Publié le par Odi-Wan

THE AFFAIR, Saison 3 Episode 10, Season Finale [résumé] 2ème partie

PART TWO : NOAH.

Juliette et Noah se baladent comme des amoureux dans un de ces nombreux marchés de Noel typiquement parisiens, scotchés l'un à l'autre par l'agglomération de leurs diverses sécrétions corporelles. Noah, encore bourré d'endorphines de la veille s'émerveille de tout et Juliette se fout bien de sa gueule parce qu'il y a vraiment que les touristes pour apprécier ce genre de conneries. Piqué au vif et voulant lui montrer qu'il n'est pas un américain lambda à Paris, que c'est un homme, un vrai, un ouf, un marginal et qu'il vaut mieux pas trop lui chercher des noises, il lui dit qu'il veut acheter du fromage (alors ? Qui c'est le con de touriste maintenant ?). Devant tant de rébellion bourrée de testostérone, Juliette préfère partir (ou le faire taire) et elle le galoche.

C'est là qu'arrivent ses deux collègues en goguette. Et parfois, l'original se suffisant largement à lui-même, je préfère vous retranscrire tel quel ce dialogue d'anthologie, en VO, évidemment :

ISABELLE : Juliette ?
JULIETTE : Oh, Isabelle ! *smack smack*
Salut *smack* ça va ? *smack*
CATHERINE : Oh ben je dois dire qu'il y avait eu des petites rumeurs sur vous mais j'pensais pas que c'était vrai.
(À Noah) Pardon, moi c'est Catherine.
NOAH : Hi ! Hi, Noah (poignée de main franche et virile et sourire très naturel ultra brite).
JULIETTE (désignant sa collègue) : Isabelle.
NOAH : Hi (re-poignée de main et sourire de plus en plus crispé).
ISABELLE : Bonjour.
NOAH : Bonchour, enchonté.
CATHERINE : Il parle français ?
JULIETTE : Pas vraiment non.
CATHERINE : Ah parce que j'allais dire, il est particulièrement séduisant. Il ressemble un peu à George Clooney.
JULIETTE : Ah tu trouves ?
ISABELLE : Il parle pas du tout français ?
JULIETTE : Non.
CATHERINE : Et sa bite elle est comment, elle est grosse ?
JULIETTE : Il est monté comme un taureau.
ISABELLE : Ah ouais...
CATHERINE : Et il est circoncis ? Parce qu'y paraît que tous les américains sont circoncis.
JULIETTE : Je l'ai jamais vu au repos.
CATHERINE : Ah c'est formidable !

*gloussement de poule général*

Donc, en gros, dans sa version à lui, les trois nanas font une ode à la taille et à la vigueur de sa queue... le genre de détails que toute bonne radasse de francaise se doit de discutailler le plus naturellement du monde en pleine rue... au beau milieu du marché de Noël... en français... langue qu'il ne parle pas et donc qu'il ne comprend pas... Mais quel est donc ce liquide épais et purpurin qui dégouline subitement de mes glandes lacrymales et de mes conduits auditifs ?

*de retour des Urgences*

Après avoir correctement signifié à ses "amies" qu'elle a sévèrement pris du rond, Juliette finit donc par se barrer comme promis. Se retrouvant seul, Noah fait la tournée des librairies. Flânant chez Fleury & Bott, il découvre une vieille édition de Peter Pan dont la phrase "tous les enfants grandissent sauf un" le replonge irrémédiablement dans les débuts de son histoire avec Alison puisque s'il y en a bien un qui ne risque pas de grandir, c'est son fils Gabriel. Il referme violemment le livre puis il tombe sur LA MORTE D'ARTHUR, le seul bouquin que Juliette ait jamais lu.

Tout content de son achat, il repart en vadrouille en sautillant et son regard est irrésistiblement attiré par une affiche de chatte en gros plan placardée au mur à hauteur d'enfant parce qu'en fait, à la veille de Noel, en pleines vacances scolaires, il n'y a pas de gosses dans Paris...

– Oh putain merde, les gars, on a complètement zappé de recruter des figurants mineurs !
– Ta gueule, ta gueule, ça se verra pas.

Ben si.

Comme le hasard fait bien les choses et qu'il n'y a pas énormément d'artistes qui exploitent ce filon de manière aussi absolue, l'affiche en question annonce une expo des œuvres de Furkat le bien nommé. Comme Noah n'a rien d'autre à foutre, il se rend sur les lieux. Au travers des portes vitrées, il aperçoit le copain quinquagénaire de sa fille, de dos, affairé à peloter le joli petit cul d'une autre fort jeune brunette admirative devant l'une de ses reproductions de vulves géantes. L'artiste maudit l'accueille à bras ouverts comme son vieux pote de régiment, ce qui le change diamétralement de leur dernière rencontre où Noah s'était fait correctement allonger sans sommation. Furkat lui donne le nom de l'hôtel où il couche avec Whitney et l'invite dans la foulée au vernissage le soir même.

Noah s'en va donc attendre que Whitney daigne pointer le bout de son petit nez. Et il se rend compte qu'en terme d'assistante, elle fait surtout la boniche pour l'autre gros con. Il lui propose d'aller boire un café mais elle l'envoie chier arguant qu'elle doit encore aller ramasser le coton et ramer avec les galériens avant d'éponger le patron pour le libérer de ses tensions.

Noah reçoit alors un coup de fil de Juliette, qui lui demande de la rejoindre instamment dans un café du "vrai Paris", absolument conforme à tous les stéréotypes du bistrot parisien. Lorsqu'il arrive, elle finit de lire son premier mauvais roman, car, dixit, elle voulait connaître l'auteur derrière l'homme qui lui maroufle l'intérieur (mouais, sauf que nous on sait qu'elle se touchait sur 50 NUANCES DE ROUSSE au début de la saison).

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Et alors qu'elle est donc attablée depuis un petit bout de temps (ça se lit vite ces conneries mais quand même), elle n'enlève sa veste qu'à partir du moment où Noah s'assoit et se dévêt.

Donc soit elle est en mode ultra-chaudasse "que je m'en vais te l'allumer le Solloway pour qu'il me prenne sauvagement dans les chiottes", soit elle avait froid mais maintenant ça va mieux et c'est une coïncidence, soit elle avait complètement oublié de l'enlever au début du tournage de la scène, il n'y a plus de directeur d'acteur, le réalisateur s'en branle et tout le monde est en roue libre.

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Elle lui commande alors un verre de vin (à Noah, pas au réalisateur... bien qu'il en aurait certainement besoin) et quelque chose à manger genre une assiette de fromages (parce qu'en France on est comme ça, on est en free style, on n'a pas de carte, on hèle les taverniers pour leur demander de nous porter moult victuailles et breuvages au pif, selon l'arrivage, selon l'envie, selon une tradition séculaire de n'importe quoi hôtelier). Puis elle lui explique qu'Etienne a retrouvé toutes ses facultés intellectuelles et Noah lui demande ce qu'elle fout là au lieu d'être au chevet de son cher époux, foi de type qui n'a pas assisté à l'accouchement de sa femme pour cause de partouze et de paluchage sur sa fille aînée en plein roulage de pelles saphiques dans un jacuzzi. Elle lui raconte alors l'union libre qui la lie à son mari et qu'elle avait choisi d'accepter (la fin justifiant les moyens : elle mettait son jeune cul de l'époque bien au chaud... un peu comme Noah avec Helen d'ailleurs mais sans autorisation d'adultère) mais qu'il y a à présent une limite à son sens du sacrifice et que c'est pas parce qu'exceptionnellement Môssieur passe une journée sans baver partout qu'elle va se priver de faire ce qu'elle veut à son tour et qu'il faut pas pousser mémé dans les orties surtout si elle a pas de culotte, la garce (donc il y avait bien un arrangement avant Alzheimer, petite menteuse dans l'épisode 6). Son téléphone sonne et Noah lui demande de répondre à sa fille parce que comme ses états d'âme l'emmerdent au plus haut point, il a regardé qui l'appelait. S'ensuit une conversation téléphonique dense et riche : "Quoi ? Quand ?"

S'en battant généreusement les bourses, Noah décide que c'est le bon moment pour lui offrir un bouquin emballé "à la francaise" dans du papier kraft. Elle l'ouvre, le remercie et se barre sans dire un mot, en débardeur, en décembre, dans le vrai Paris (car comme elle avait oublié d'enlever sa veste en entrant dans le rade, elle oubliera de la remettre en sortant). Et Noah, en grand gentlemen, ne cherchera pas à savoir ce qui la fait fuir subitement, car entre l'humeur changeante, les bouffées de chaleur, l'incohérence et la nymphomanie, les symptômes de la ménopause de sa maitresse sont tellement criants (ou de la démence, c'est possible aussi) qu'il préfère jeter un voile pudique et respectueux dessus... Ou qu'il n'en a rien à secouer... Ou qu'il est un peu con.

Noah profite que sa soirée se soit libérée inopinément pour se rendre au vernissage de l'expo du portraitiste pubien. Toujours à travers la vitrine (entrer dans une galerie d'art, c'est contre sa religion ?), l'artiste se pavane devant sa cour pendant que Whitney fait le service. Elle tente de lui parler mais il la refoule alors elle pose calmement son plateau (preuve qu'elle a grandi...), met son manteau et se barre (...mais pas trop). Furkat la rattrape dans la rue et lui dit qu'il ne la comprend pas car il lui a donné tout qu'elle voulait : un beau voyage en Europe et une expérience d'esclave salope en béton armé. Elle lui répond qu'elle l'aime et que lui aussi le lui a dit mais il lui rétorque que c'était pendant qu'il la baysait et que c'est surtout son petit cul qu'il aime. Il va pour rerentrer, elle essaie de le retenir et il la gifle. Noah intervient, Whitney, un poil hystérique, le supplie de ne pas faire de scène (je dirais qu'avec ses hurlements, c'est déjà chose faite), elle se casse et Noah part avec elle.

Ils se promènent alors tous deux sur les quais de Seine et ont une longue conversation père-fille à cœur ouvert sur l'amour qui donne des ailes (comme Red Bull ?), exactement pas comme la relation qu'il avait avec la femme à qui il a collé quatre gosses. Et d'ailleurs Whitney ne manque pas de lui faire remarquer qu'Helen se sentait un petit peu comme une merde (cela-dit, lui aussi et ceci explique peut-être tout ce beau bordel). Elle lui reproche de s'être barré et de l'avoir laissé gérer seule la dépression de sa mère (privilège des aînés Whitney !). Il lui répond que lui au moins il n'a jamais frappé sa femme, même avec une rose et même si elle méritait (nananère) mais elle lui rétorque qu'il ne vaut pas mieux que Furkat, que s'il avait explosé (la tronche d'Helen ?) de temps en temps plutôt que de ne rien dire et d'encaisser il n'aurait peut-être pas tout foutu en l'air du jour au lendemain pour une rouquine à large bec.

Noah fait alors son gros mea culpa, que "j'ai échoué dans mon rôle de père", que "j'aurais dû te protéger des mecs comme moi", que "contrairement à moi ou à l'autre con, il y a encore du bon en toi", que "tu peux encore te sauver", que "je te supplie de ne pas retourner auprès de Furkat, de prendre le temps de réfléchir", et que "je m'en vais t'installer dans ma chambre d'hôtel de passe, en tout bien tout honneur du moment que tu ne roules pas de galoches à une fille devant moi"... Et Whitney, pas complètement rassurée, de lui répondre qu'elle veut juste rentrer à sa maison. Il lui promet qu'il leur trouvera un vol dès le lendemain sur Lastminute.com avec le fric qu'il doit fabriquer dans son gros intestin et qu'elle sera à New York à temps pour passer le réveillon de Noël avec sa maman.

Il borde donc dans son lit une Whitney démaquillée redevenue une petite fille, et en guise d'histoire du soir, il lui explique que les enfants font tout pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que leurs parents, mais qu'ils en font plein d'autres et qu'elle aussi innovera à son tour. Bercée par ces douces paroles prophétiques, Whitney s'endort grâce aux somnifères diffusés dans l'air conditionné du plateau.

Noah part rejoindre Juliette chez elle. Point de baise sur le palier mais encore une discussion à cœur ouvert (Noah va-t-il tenter une reconversion psy ?) sur la métaphore de la légende arthurienne où Juliette se flagelle d'avoir abandonné Etienne car c'était lui la vraie Guenievre et elle était son troubadour (c'était pas Lancelot qui se la tapait ?). Alors Noah l'expert en euthanasie fait un parallèle avec sa propre expérience sur les mourants en affirmant que quand les gens meurent on réécrit l'histoire pour se culpabiliser (Euh, c'est pas pour se disculper plutôt ? Vous avez vu les épisodes précédents ou vous avez embauché des stagiaires pour la fin ?). Juliette lui avoue enfin qu'elle a prié pour que son mari meure (comme lui avec sa mère) mais il lui assure que ce n'est pas ça qui l'a tué (une surdose de médocs en revanche...). Et puis il la console chastement.

Le lendemain matin Whitney et Noah rentrent à New York pendant que Sabine et Juliette vont se mettre au vert pour préparer les obsèques et on s'en fout.

Toujours en mode régressif pour échapper, sans doute, au prédateur sexuel, Whitney s'endort dans l'avion la tête posée sur l'épaule de son papa. Arrivés devant la maison familiale de Brooklyn et juste avant d'y pénétrer, Whitney remercie son père d'avoir vendu un rein pour leur payer les billets et lui propose généreusement de monter. Mais apercevant Vikram à l'intérieur, Noah refuse. Helen lui fait coucou par la fenêtre et deux secondes plus tard, Martin sort :

Papa, je sais que je ne t'ai pas parlé depuis ton incarcération et que je n'ai strictement aucune raison de le faire maintenant si ce n'est à cause du miracle de Noel mais est-ce que ça te dit de me voir jouer ton rôle auprès de tes deux plus jeunes enfants que j'emmène luger à Central Park demain ?

Alors Noah éructe dignement de joie (n'essayez pas de reproduire ça chez vous).

Et soudain, Noah se réveille quelques années auparavant dans son placard sous l'escalier du 4, Private Drive et décide bizarrement d'annuler les vacances à Montauk chez ses beaux-parents.

Non, je deconne : il remonte dans le taxi et le chauffeur lui demande où il souhaite se rendre. Là, on sent poindre une hésitation dans le dedans de son regard vide (le genre d'hésitation pouvant déboucher sur un "À Montauk" laxatif). Mais en réalité, il faisait simplement le calcul pour finalement se rendre compte qu'il a facilement 18h à tuer sans savoir où aller en attendant de rejoindre ses chiards à Central Park. Et alors qu'Helen festoie avec son nouveau mec brillant et équilibré et ses enfants enfin tous réunis grâce à lui, et qu'Alison a trouvé la paix en faisant une sorte de ménage à trois tacite avec Cole et la gouvernante hispanique de sa fille, il se retrouve tout seul comme un con le soir du réveillon de Noël. Et pour avoir fait tout ça pour ça, fallait vraiment qu'elle soit bonne la rouquine.

Fin de la saison 3 de THE AFFAIR.

Pour mettre des images sur toutes les saloperies que je vous ai racontées.

THE AFFAIR, Saison 3 Episode 10, Season Finale [résumé] 2ème partie

*Instant Cesar ON*

Merci à tous ceux qui m'auront lue jusque là, merci pour vos messages d'encouragements souvent drôles, parfois émouvants. Et merci à tous ceux qui n'aiment pas ce que j'écris de vous être abstenus. En espérant vous retrouver pour d'autres aventures cinématographiques, télévisuelles ou littéraires. Et sinon, rendez-vous pour la saison 4 de THE AFFAIR, prochainement !

*Instant Cesar OFF*

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coucousine 11/02/2017 21:27

Encore une fabuleuse séance de stabilo: le petit Gabriel qui lui ne grandira pas, le papier kraft "à la française", le pro de l'euthanasie, la petite boniche...la ménopause! pas de scène mais hurlement...tout, un régal. Comme toujours. Bravo et merci.

Angelilie 11/02/2017 16:40

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une découverte et un enchantement. au plaisir

Odi-Wan 15/02/2017 16:12

Merci !